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FAIT DU JOUR L’entreprise Cévennes Venaison va révolutionner le marché du gibier

Photo d'illustration
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C'est une première dans le sud de la France. L'entreprise Cévennes Venaison, spécialisée dans la collecte et la transformation de viande de gibier, a choisi la ville d'Alès pour démarrer son activité, dès le 16 juin.

Au-delà de ses attraits touristiques, le Gard est aussi connu pour sa population prolifique de sangliers. L'année dernière, 40 000 bêtes ont été tuées par les 600 équipes de chasse du département. Après une battue, les chasseurs se partagent la viande entre eux, pour la consommer eux-même ou en donner à leurs proches. Il n'existe pas de circuit de commercialisation.

Une viande conforme à la consommation

Pour valoriser le gibier local et banaliser sa consommation, Christian Raffo, un chasseur âgé de 60 ans, a décidé de créer un centre de collecte et de traitement de venaison à Alès. "Cela se fait déjà dans l'Aisne. J'ai dit à mon gendre que l'on devrait faire pareil ici et nous avons embarqué nos épouses dans l'aventure", raconte l'entrepreneur. L'intérêt est de pouvoir effectuer, conformément à la réglementation, un contrôle sanitaire de la viande de sanglier, cerf, biche, daim et chevreuil pour pouvoir ensuite la commercialiser à des professionnels : restaurateurs, bouchers, traiteurs, etc. "Aujourd'hui, le gibier vendu dans les boucheries provient uniquement de l'importation alors que nous faisons partie des territoires les plus giboyeux. C'est une aberration" , relève Myriam Garcia, la femme de l'entrepreneur.

Mais il aura fallu du temps pour que leur projet atypique se concrétise. Après avoir reçu en 2013 le prix spécial du concours Alès Audace de l'agglomération, la famille Raffo entame un bras de fer avec les banques. "Elles étaient frileuses, aucune n'a voulu nous aider, indique Myriam Garcia. Finalement, après avoir interpellé le député Fabrice Verdier et le sous-préfet, les entrepreneurs parviennent à se lancer grâce à un crédit participatif. Ils s'installent alors dans les anciens locaux de Bigard, sur l'avenue des Frères Lumières.

Une collecte étendue sur 8 départements

A partir du 16 juin, les animaux seront directement récupérés sein des sociétés de chasse de huit départements : le Gard, La Lozère, l'Ardèche, l'Hérault, l'Aveyron, la Drôme, le Var et l'Aude. "Nous pensions que notre activité resterait locale mais nous avons fait un peu de publicité et ça a tout de suite pris de l'ampleur", sourit Myriam Garcia. Du côté de la commercialisation, les entrepreneurs ne se font pas de souci non plus. Par exemple, la société Senfas, implantée à Saint-Privat-des-Vieux et spécialisée dans la fabrication et la distribution de produits bio, aurait déjà prévu de confectionner une recette à base du sanglier transformé par le centre de collecte. D'autres professionnels de la restauration du bassin alésien et de ses environs s'approvisionneront également à Cévennes Venaison. L'entreprise semble avoir de beaux jours devant elle.

Elodie Boschet

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Elodie Boschet

Elodie Boschet, journaliste à Objectif Gard depuis septembre 2013.

1 commentaire sur “FAIT DU JOUR L’entreprise Cévennes Venaison va révolutionner le marché du gibier”

  1. Ce n’est pas la matière première qui leur fera défaut. Curieux que personne n’y ait pensé avant. C’est un peu comme pour les plantes aromatiques traitées par ARCADIE à Méjannes: est-ce utile d’aller les acheter au bout du monde alors qu’on peut les produire à proximité?

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