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ST-JEAN-DU-GARD Une locomotive belge de 1888 restaurée par le savoir-faire cévenol

La locomotive du musée du tramway de Thuin, en Belgique. EL/OG
La locomotive du musée du tramway de Thuin, en Belgique. EL/OG

En exposition depuis 30 ans au musée du tramway de Thuin, en Belgique, une locomotive de 1888 a pris la route de St-Jean-du-Gard pour y être restaurée pendant deux ans. Une nouvelle reconnaissance du savoir-faire du petit train des Cévennes, qui ne néglige aucun apport financier dans une période peu florissante. 

Au départ du musée du tramway de Thuin, la plus ancienne locomotive à vapeur de Belgique a parcouru 913 km pour arriver hier matin, au lever du soleil, à la gare de St-Jean-du-Gard, où elle va subir le plus grand bouleversement de sa longue vie. Objectif : la faire rouler à nouveau avec des convois de voyageurs, sur la ligne touristique Thuin-Biesme, en 2018, date de son 130e anniversaire. Entre ses entrailles, l'association pour la sauvegarde du vicinal (ASVi) a choisi les 7 techniciens experts du train des Cévennes, qui exploite et répare des vieilles locomotives depuis presque 30 ans. "Elle date du début de l'industrialisation et n'a pas roulé depuis 30 ans. On va devoir tout démonter pour refaire la mécanique, les roues, les embiellages...", note François Zielinger, président de la société Citev, qui exploite le train des Cévennes depuis 1986. A commencer par le frein mécanique qu'il faudra remplacer par un pneumatique pour plus de sécurité. "On va installer un système ancien sur une machine encore plus ancienne. On va avoir des surprises. Mais c'est cela qui est intéressant!", renchérit Stéphane Schneider, directeur d'exploitation, tandis que la chaudière sera entièrement reconstruite en Pologne dans une entreprise spécialisée pendant un an.

Les ouvriers posent un rail spécifique pour faire entrer la locomotive dans latelier. EL/OG
Les ouvriers posent un rail spécifique pour faire entrer la locomotive dans l'atelier. EL/OG

Pour le petit train des Cévennes, plus qu'un simple chantier, il s'agit d'un gros coup de pouce financier et d'une véritable reconnaissance de son savoir-faire, deux ans après le chantier du train du Vivarais. Pour un marché à 370 000 €, la Citev assure deux ans de travail pour ses salariés. "Ca valorise nos compétences et motive nos techniciens qui ont tout appris sur le tas. En 10 ans, ils sont devenus les meilleurs dans ce domaine", note François Zielinger.

Et d'ajouter : "La fréquentation touristique du train est fluctuante à cause de la météo, et ça devient difficile de vivre uniquement sur la partie estivale. Il est important d'avoir des marchés tels que celui là pour le reste de l'année. On fait aussi de la formation". Le petit train a accueilli un record de fréquentation de 157 000 visiteurs en 2006 et est descendu à 124 000 en 2013 pour remonter à 135 000 l'an dernier.

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Eloïse Levesque

Eloïse Levesque, journaliste diplômée de l'université de droit et de science politique de Montpellier, à Objectif Gard depuis mars 2014

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