Culture

VILLENEUVE Les rencontres d’été, « une participation et un contrepoint au Festival d’Avignon »

La directrice de la Chartreuse Catherine Dan, le président de la Chartreuse Pierre Morel et le première adjointe villeneuvoise Pascale Bories, ce matin lors de l'inauguration (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)
La directrice de la Chartreuse Catherine Dan, le président de la Chartreuse Pierre Morel et le première adjointe villeneuvoise Pascale Bories, ce matin lors de l'inauguration (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)
La directrice de la Chartreuse Catherine Dan, le président de la Chartreuse Pierre Morel et le première adjointe villeneuvoise Pascale Bories, ce matin lors de l’inauguration (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

Les 42e rencontres d’été de la Chartreuse de Villeneuve démarrent aujourd’hui, avec un programme mêlant spectacles, lectures, expositions et installations artistiques.

Pendant ce temps, sur l’autre rive du Rhône, le Festival d’Avignon débute lui aussi. Des dates qui coïncident, mais tout sauf une coïncidence.

« Nous participons à notre façon »

« Nos rencontres d’été sont une sorte de participation et de contrepoint, avec l’originalité de la Chartreuse, au Festival d’Avignon », a lancé le président du CIRCA Chartreuse Pierre Morel ce matin, lors de l’inauguration des rencontres, avant de rappeler que la Chartreuse est « un lieu de recherches, d’expériences, de création. Là nous participons à notre façon. »

Car l’originalité de la Chartreuse réside dans « son rôle de pépinière, de tremplin pour des créateurs qui vont trouver leur registre, c’est notre rôle toute l’année », dixit Pierre Morel. Avec environ 300 artistes en résidence chaque année, la Chartreuse est le principal lieu de résidence d’artistes de France.

L’écriture contemporaine à l’honneur

Un lieu qui va vivre plus fort durant le mois de juillet, avec « une programmation axée sur l’écriture contemporaine, d’aujourd’hui », note la directrice de la Chartreuse Catherine Dan. On y retrouve deux pièces issues du Festival d’Avignon On, No World FPLL de la compagnie Winter Family et Forbidden di sporgesi de la compagnie La Belle Meunière.

On y retrouvera également la pièce Mensonges de la compagnie Le Zéphyr, composée de six pièces distinctes écrites par des auteurs issus de différents pays européens, sur un seul et même thème : le mensonge public.

Le collaborateur, une des pièces de Mensonges écrite par Josep Maria Miro et jouée par Christophe Brault  et Quentin Baillot (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)
Le collaborateur, une des pièces de Mensonges écrite par Josep Maria Miro et jouée par Christophe Brault et Quentin Baillot (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

Des artistes confirmés comme Philippe Fenwick et Macha Makeïeff seront également présents, tout comme les chorégraphes Olivia Grandville et Thierry Thieû Niang. Les jeunes artistes auront aussi droit à leur part du gâteau, comme Yann Verburgh et Aurore Jacob.

Une installation et une expo

Au delà des spectacles, l’installation « Une liaison contemporaine » de Carole Thibaut proposera au public de s’immerger au cœur d’une relation amoureuse « qui se déroule beaucoup à travers des moyens de communication comme le SMS ou le mail », explique l’autrice, qui a voulu évoquer « la présence/absence et les traces de ce qui reste après la passion amoureuse. » En prenant un téléphone ou un casque à l’intérieur de l’installation, on peut entendre une retranscription tantôt des SMS ou des mails échangés et à l’extérieur de l’installation une petite bibliothèque amoureuse et une écritoire amoureuse sont proposées.

A l'intérieur de l'installation Une liaison contemporaine, de Carole Thibaut (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)
A l’intérieur de l’installation Une liaison contemporaine, de Carole Thibaut (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)
A l'intérieur de l'installation Une liaison contemporaine, de Carole Thibaut (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)
A l’intérieur de l’installation Une liaison contemporaine, de Carole Thibaut (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

Enfin, une exposition particulière est également proposée. Proposée par le groupe αb et intitulée « Uniforme, exposition responsable », elle rassemble 19 œuvres controversées. Pour autant, ne vous attendez pas à voir grand chose : l’expo, « née du réel traumatisme du 7 janvier », explique la commissaire Cécile Bignon, propose uniquement… des cadres vides. A coté, les cartels font figurer une description détaillée de ce qu’on devrait voir, ainsi que la controverse et/ou la censure à laquelle l’œuvre a été soumise. On y retrouve tant la Liberté guidant le peuple de Delacroix que l’affiche de la Petite Sirène de Disney. A la sortie, le public est invité à dessiner dans des cadres, noirs cette fois-ci.

L'expo Uniforme (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)
L’expo Uniforme (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

Les 42e rencontres d’été de la Chartreuse de Villeneuve, c’est jusqu’au 24 juillet. Toutes les infos et le programme détaillé ici.

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com

Thierry Allard

34 ans, féru de politique, de sport et de musique. Jadis entendu en radio, je couvre depuis juin 2014 le Gard rhodanien pour Objectif Gard.

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