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BAGNOLS Une intervenante sociale au commissariat de police

Le commandant Laurent Pailhories, le maire de Bagnols Jean-Christian Rey, l'intervenante sociale du commissariat Chrystel Pontes de Morais et le commandant de police du commissariat de Bagnols Jean-Michel Farel (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)
Le commandant Laurent Pailhories, le maire de Bagnols Jean-Christian Rey, l'intervenante sociale du commissariat Chrystel Pontes de Morais et le commandant de police du commissariat de Bagnols Jean-Michel Farel (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

Depuis le 9 juillet, le commissariat de police de Bagnols compte une recrue de plus, mais celle-ci n’est pas en uniforme.

En effet, un nouveau poste d’intervenante sociale vient d’être créé dans la troisième ville du Gard, alors que des intervenants sont déjà en place à Nîmes et Alès.

Quand les situations relèvent du social et non du pénal

Un poste qui est revenu à Chrystel Pontes de Morais, orangeoise de 30 ans éducatrice spécialisée de formation. Et après quelques jours en poste, elle l’affirme : « il y a un très gros travail. » Il faut dire que son rôle est « dans l’écoute et l’analyse des cas pour voir l’orientation à leur donner », explique le commandant Laurent Pailhories, chef d’état major à la Direction départementale de la sécurité publique.

Car les commissariats de police sont très souvent aux premières loges pour tout ce qui touche à la question sociale, leur action révélant bien souvent des situations qui, si elles ne relèvent pas du pénal, nécessitent l’intervention des services sociaux. « Souvent les gens vont nous appeler pour avoir l’aide de la police, mais il y a des choses qu’on ne peut pas faire et qui relèvent de la chose sociale, développe le commandant Pailhories. Or nous n’avons pas de culture ni de formation sur le social, donc notre réponse peut être inadaptée. »

Salariée à mi-temps de l’AGAVIP sur un poste cofinancé par la Ville, le département et l’Etat, l’intervenante sociale du commissariat de Bagnols du lundi au vendredi de 9h à 12h30. Des plages horaires sur lesquelles elle accueillera « autant les auteurs que les victimes, aussi bien majeurs que mineurs », détaille-t-elle. Depuis son arrivée, elle a déjà eu quelques cas à traiter, « principalement des violences conjugales. »

« Ça apporte un vrai plus »

Une première tendance raccord avec le niveau national, où les cas traités sont « du domaine familial au sens large, avec des questions de gardes d’enfants, de séparations conflictuelles et de violences conjugales », explique le commandant Pailhories. Pour autant, le rôle de Chrystel Pontes de Morais se limite à l’écoute, au conseil, au soutien et à l’orientation des personnes vers les services compétents auxquels elle aura transmis toutes les informations nécessaires. « Elle n’a pas vocation à faire du traitement de cas », note le commandant Pailhories.

« C’est vraiment quelque chose de facilitateur pour tout le monde, résume le commandant Jean-Michel Farel, du commissariat de Bagnols. J’ai vu marcher ce dispositif aux Mureaux dans les Yvelines, et ça fonctionne, ça apporte un vrai plus. » Le maire de Bagnols Jean-Christian Rey se félicite quant à lui d’« un véritable travail de partenariat » et de « l’amélioration du service public dans la commune. »

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com

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Thierry Allard

32 ans, féru de politique, de sport et de musique. Jadis entendu en radio, je couvre depuis juin 2014 le Gard rhodanien pour Objectif Gard.

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