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ALÈS Le contrat de génération, pour que jeunes et séniors s’y retrouvent

Frédéric Valat (au centre) avec Cyril (à sa droite) et le sous-préfet Olivier Delcayrou (à sa gauche). Photo Élodie Boschet/Objectif Gard
Frédéric Valat (au centre) avec Cyril (à sa droite) et le sous-préfet Olivier Delcayrou (à sa gauche). Photo Élodie Boschet/Objectif Gard

Promesse de campagne du président de la République, le contrat de génération a été lancé en 2013 pour combattre le chômage des seniors et encourager l'entrée sur le marché du travail des plus jeunes.

Les entreprises engagées dans la démarche bénéficient d'une aide de l’État de 4 000 € par an pendant trois ans pour embaucher, en CDI, un jeune de 16 à 25 ans (jusqu'à 30 ans s'il est travailleur handicapé ou dans le cas d'une transmission d'entreprise) et maintenir ou embaucher un sénior de 57 ans et plus (55 ans s'il est reconnu travailleur handicapé ou s'il s'agit d'une nouvelle embauche).

A Alès, Cyril, 23 ans, a intégré l'entreprise SGAI (Société gardoise d'application industrielle) grâce au contrat de génération. La société, spécialisée dans la conception et la réalisation d’équipements pour les industries du pétrole et du gaz, accueillait déjà le jeune depuis trois ans dans le cadre d'abord de ses stages de formations, puis d'un contrat d'alternance. "Nous voulions pérenniser son emploi car nous avons besoin de son expertise. En parallèle, nous avions certains salariés en fin de carrière amenés à être remplacés", explique Frédéric Valat, président directeur général de SGAI.

C'est donc sous la forme du contrat de génération que Cyril a pu être embauché, en octobre 2013, en tant que designer mécanique. Pendant 18 mois, il a bénéficié des précieux conseils de Jean-Claude, un chargé d'affaires "sénior" parti en retraite en juin dernier. "Avec lui, j'ai appris beaucoup plus vite que si j'avais été tout seul", assure-t-il. Pour Frédéric Valat, ce transfert de compétences est indispensable dans l'entreprise qu'il dirige : "Nous avons des procédures assez spécifiques. La formation de base n'est toujours adaptée à nos process industriels".

Ce matin, en présence notamment de Richard Liger, directeur régional adjoint de la Direccte, le sous-préfet d'Alès est venu visiter l'entreprise et rencontrer Cyril. L'occasion pour Olivier Delcayrou de préciser que, dans le Gard, 379 contrats de génération ont été signés et concernent environ 300 entreprises de moins de 50 salariés pour la plupart. A l'échelle nationale, ce sont plus de 100 000 jeunes et séniors qui sont concernés par le dispositif.

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Elodie Boschet

Elodie Boschet, journaliste à Objectif Gard depuis septembre 2013.

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1 commentaire sur “ALÈS Le contrat de génération, pour que jeunes et séniors s’y retrouvent”

  1. Faux,ça ne peut pas être 100 000 personnes de concernées puisqu’il n’y a eu que 20 000 contrats signés au niveau national (Source les Echos + Ministère du travail).

    Pour l’emploi des jeunes, il faudrait aussi parler du contrat pro, personne n’en parle… place juste à l’apprentissage. Exit les 160 000 jeunes en contrat pro (l’autre forme de l’alternance qui ne coûte pas 1 euro à l’Etat car il est financé par les entreprises par le biais des OPCA)

    http://business.lesechos.fr/directions-juridiques/droit-du-travail/contrat-de-travail/contrat-de-generation-un-outil-limite-a-des-effets-d-aubaine-60395.php

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