Faits Divers

AIGUES-MORTES 90 kg de cannabis découverts chez un commerçant

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Découverte d'une véritable forêt de cannabis. Gendarmerie du Gard/DR
Découverte de cannabis à Aigues-Mortes. Gendarmerie du Gard/DR

La semaine dernière, en collaboration étroite avec la police municipale, les gendarmes ont découvert dans la cour intérieure d'une maison d'Aigues-Mortes une véritable forêt de cannabis. 90 kilogrammes ont été tronçonnés et détruits. 35 grammes d'héroïne ont également été découverts au domicile. Les occupants de cette maison, propriété d'un commerçant de la ville, sont passés en jugement ce jeudi. L'homme a écopé de 18 mois de prison avec maintien en détention, et la femme de 6 mois d'emprisonnement.

Trois jours plus tard, les forces de l'ordre ont également déniché un champ d'une cinquantaine de pieds de cannabis à Sommières. Les investigations ont révélé qu'un jeune homme et son père sont impliqués. Ils sont tous les deux convoqués en justice.

La fête votive d'Aigues-Mortes commence bientôt et la gendarmerie annonce qu'elle sera "très vigilante" en matière de consommation de stupéfiants et d'alcool au volant.

Eloïse Levesque

Eloïse Levesque, journaliste diplômée de l'université de droit et de science politique de Montpellier, à Objectif Gard depuis mars 2014

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5 commentaires

  1. Réduire la consommation : oui. En ce sens l’intervention des autorités reste positive, mais insuffisante en terme de choix d’action préventive.
    Actuellement les arguments pour légaliser le cannabis sont assez surprenants…Surtout l’argument : pénalisation = incitation à la consommation. Ce n’est pas vrai ; la dépénalisation de l’alcool, voire les psychotropes, n’a pas du tout, mais vraiment pas du tout limité leur consommation ! Dépénaliser le cannabis ferait une drogue en masse sur le marché, sans possibilité de la diminuer, et dont les effets s‘ajouteraient aux effets de toutes les autres drogues (légales ou non) déjà en consommation. ( sans rentrer dans la liste des effets, la seule diminution de l’attention qui fait suite à une consommation de cannabis rend les conducteurs ou travailleurs dangereux pour leur entourage et eux-mêmes)
    Ainsi pénalisation comme dépénalisation ne règlent nullement le problème de la consommation et de ses conséquences néfastes.

  2. Je ne suis pas sûr que la condamnation va être efficace… Pourtant ce cannabis est une drogue dure : il peut modifier la structure des cellules, surtout chez les jeunes, dont le corps se développe encore.
    Aussi faudrait-il encore interdire ce cannabis, sans toute fois punir sévèrement : une confiscation, avec la
    destruction des stocks saisis, et une confiscation de la logistique de production ou de transport qu’utilisent les dealers seraient deux actions suffisantes ; les véhicules et logements utilisés pour le trafic devraient être donnés à des associations caritatives comme les Restos du Coeur, la Croix Rouge, Emmaüs, l’Armée du Salut ou autres…
    Le tout accompagné de campagnes d’informations réelles faites par des médecins, des pompiers et des chercheurs, et d’anciens toxicomanes de la dite drogue qui expliqueraient les effets néfastes qu’ils ont subis.
    Les vertus médicales du cannabis ne sont pas concernées dans mon optique, et devraient être vérifiées par plusieurs équipes de chercheurs, puis être encadrées par la médecine et une agence officielle d’État.

  3. Punir les consommateurs ou les dealers ne donnera pas grand-chose et montre ses limites… Il y a un marché car il y a demande.
    Mais pourquoi des personnes se droguent-elles ?
    La situation a été étudiée et expliquée par l’humaniste américain Ron Hubbard : lorsque une personne pense qu’elle ne pourra plus aider les autres et qu’elle ne pourra pas non plus être aidée, alors elle va chercher le substitut de cette aide dans les drogues (ou substances psychotropes). Autrement dit, elle va rechercher de l’aide auprès de médicaments ou autres substances psycho-actives pour se sentir mieux, se sentir aidée ! Plus elle va abuser de drogues et de médicaments, car elle n’arrive toujours pas ni à être aidée ni à aider, et plus les dits médicaments ou drogues vont agir négativement sur elle à cause de leurs effets secondaires qui s’accumulent.
    Dans le cas de certains jeunes, ils sembleraient donc se droguer après en être arrivé à la conclusion qu’ils ne pourront pas aider la société (ou certains de ses membres qui leurs sont chers), ni être aidés à le faire, ni obtenir de l’aide de cette dernière.
    Un cas particulier serait des échecs scolaires continuels, dans un contexte économique difficile, échecs qui pourraient pousser certains jeunes à se tourner vers une drogue.

  4. Il y a encore une solution et une alternative aux punitions et à la prison : ré-éduquer les « fautifs », plutôt que de les fourrer en prison et de les laisser livrés à eux-mêmes !
    «  Criminon, ou « Non au crime », est un programme de réhabilitation qui utilise les technologies mises au point par l’humaniste Ron Hubbard pour aider les personnes incarcérées à retrouver leur fierté et l’estime d’eux-mêmes.
    Criminon, dont le siège se trouve à Los Angeles, est né du programme Narconon de réadaptation des toxicomanes. Compte tenu de l’utilisation croissante de la drogue dans tous les secteurs de la société, le programme de Narconon, au cours des années 80, a commencé à se concentrer sur les activités communautaires. C’est à ce moment que Criminon est entré dans les établissements pénitentiaires.
    Criminon apporte aux détenus la connaissance et les capacités nécessaires pour changer leur vie et devenir des membres productifs de la société(…)
      En 1990, un programme pilote du Tribunal pour enfants mis en place avec Criminon, dans le comté de Butler en Alabama, a permis de découvrir que chez les délinquants qui étaient en contact avec le programme, le taux de récidive tombait à 2% au lieu de 80% pour ceux qui n’étaient pas impliqués dans le programme.
      Le programme Criminon a été adopté par le Gouvernement mexicain à la suite de la réussite d’un programme pilote dit de « la deuxième chance » qui s’est déroulé à la prison d’Ensenada à partir de 1995.
       Criminon existe en France depuis 1998. Les bénévoles de Criminon France entrent en contact avec un ou plusieurs détenus et établissent un échange de correspondances régulières incluant des lettres personnelles et des leçons tirées du livret Le Chemin du Bonheur. »
    L’un des principes du philosophe Ron Hubbard est que la remise dans le droit chemin du criminel ne dépend pas de la punition mais du rétablissement du respect de soi-même

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