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GARD Des silhouettes noires pour inciter à la prudence sur les routes

Le sous-préfet, les agents de la DIR et les forces de l'ordre auprès de l'une des silhouettes. Photo Élodie Boschet/Objectif Gard
Le sous-préfet, les agents de la DIR et les forces de l'ordre auprès de l'une des silhouettes. Photo Élodie Boschet/Objectif Gard
Le sous-préfet, les agents de la DIR et les forces de l'ordre auprès de l'une des silhouettes. Photo Élodie Boschet/Objectif Gard

25 silhouettes noires vont être installées sur les bords des routes gardoises ce mois-ci. L'objectif est d'interpeller les conducteurs sur les dangers de la route.

Elles passent difficilement inaperçues et accrochent très vite le regard de l'automobiliste. Attachées à des troncs d'arbres, des poteaux ou des panneaux, ces silhouettes noires - entachées d'un rouge couleur sang au niveau de la tête - font leur effet. Elles permettent surtout de réaliser à quel point le nombre de tués peut être considérable sur une petite portion de route : entre Alès et La Grand-Combe, on dénombre au moins quatre silhouettes. Volontairement, celles-ci ne sont pas positionnées à l'endroit même des accidents. "C'est pour éviter que les proches des victimes se remémore le drame à chaque fois qu'ils passent sur les lieux", explique le sous-préfet Olivier Delcayrou.

Une opération flash

Deux routes nationales sont concernées par cette mesure : la RN 106 avec 10 silhouettes et RN580 avec 15 silhouettes. Celles-ci ne sont pas vouées à rester définitivement. "C'est une opération flash qui devrait durer un mois, précise Olivier Delcayrou. Si ça fonctionne bien, si les accidents sont moins fréquents, nous envisagerons une opération tournante sur d'autres routes du département".

Mais le représentant de l’État reste vigilant sur l'impact de ce dispositif : "Quoi que nous fassions, nous ne sommes pas sûrs que ça changera les comportements, mais toutes les initiatives sont bonnes à prendre pour inverser la tendance". Parmi les dispositifs qui fonctionnent, le maire des Salles-du-Gardon note la présence du radar entre sa commune et Alès : "Depuis qu'il est en place, nous n'avons plus eu d'accidents mortels". Malheureusement, les radars ne suffisent pas toujours à enrayer le fléau. Fléau qui a déjà ôté la vie à 61 personnes depuis le début de l'année.

Élodie Boschet

Elodie Boschet

Elodie Boschet, journaliste à Objectif Gard depuis septembre 2013.

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