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LE FAIT DU JOUR Grau-du-Roi : Robert Crauste tient bon la barre

Robert Crauste, maire du Grau-du-Roi, évoque ses premiers mois au pouvoir et sa vision à venir de la ville (Photo DR)

Le Grau-du-Roi compte 8400 habitants à l’année et plus de 120000 l’été. De nombreux enjeux sont d’ores et déjà dans les mains de la municipalité de gauche œuvrant sous la vision du maire Robert Crauste.

ObjectifGard : Dix-huit mois après votre arrivée, comment se porte la commune ?

Robert Crauste :  "La situation trouvée il y a 18 mois par mon équipe était compliquée… La Chambre Régionale des Comptes et l’Administration Fiscale envisageaient une mise sous contrôle de la commune en 2017 si on continuait dans ce sens ! La ville était quatre fois plus endettée que d’autres villes de la même strate. Nous devons donc abandonner des projets, changer nos priorités mais notre action semble redresser les comptes. Nous avons également soldé un emprunt toxique d’1,8 million d’euros et recruté un directeur de station pour de nouvelles stratégies. Nous sommes également obligés de passer par une augmentation des taxes avec 11% supplémentaires sur la taxe d’habitation et 8% sur le foncier. La recette fiscale n’est que de 975000 euros. Le désendettement de la ville est à l’ordre du jour et nous tentons de l’expliquer aux Graulens. J’ai dit en début de mandat que ce mandat serait historique, je le pense encore non pas parce que nous sommes aux commandes mais parce que tous ces dossiers étaient prévisibles et que personne n’a rien fait !".

OG : Comment pouvez-vous renverser la tendance économique ?

RC : "Nous avons des biens fonciers à l’abandon ou obsolètes, c’est pourquoi nous allons vendre différents bâtiments (NDLR un village de vacances, un hôtel résidence, l’ancien Office de Tourisme, les anciennes écoles ou l’ancien Hôtel de ville). Nous ne voulons pas brader notre patrimoine mais nous aurons un œil sur les projets des acheteurs pour ne pas faire n’importe quoi. Tout est à l’étude et certains projets devraient voir le jour en 2016. Nous sommes en train de travailler sur un meilleur positionnement de l’image de la ville et la création d’une marque. Tous ces vecteurs étaient défaillants, des choses existent mais il n’y avait pas d’unité entre elles et la ville n’est pas assez mise en valeur".

OG :Quelles sont vos priorités ?

RC : "Il fallait renforcer les effectifs de la Police Municipale, nous sommes donc passés de 31 à 51 personnes. Nous avons aussi créé la Police Portuaire et effectué la première tranche de video-protection avec un centre de contrôle. Nous n’échappons pas au vieillissement de la population et nous connaissons le phénomène de l’héliotropisme car nous comptons 18500 résidences secondaires qui finissent bien souvent par devenir des résidences principales. Nous adaptons donc notre politique à ces enjeux. Le souci premier, c’est en réalité la fuite des jeunes à cause des problématiques d’emploi et de logement, nous travaillons aussi sur le sujet".

OG : Quels projets vous voulez mettre en place ?

RC : "La cité de la pêche et des pêcheurs sera mise en place en 2017-18 après la réhabilitation de l’ancien phare, on imagine un espace commun pour créer un endroit emblématique et fort. Voilà les fondations et les traditions du Grau-Du-Roi ! C’est en valorisant cela que nous arrivons à parler aux Graulens et que nous serons plus attractifs. Nous allons réaliser la réfection de l’esplanade en front de mer en y intégrant un mode de déplacement doux tout en supprimant le stationnement d’ici 2018, le centre pour les tortues marines… ".

OG : Lesquels sont déjà visibles ?

RC : "La voirie… Du retard avait été pris, enfin, à ce niveau on peut même dire que le sujet a été négligé. La voierie était en piteux état. Nous sommes en train de refaire complètement deux avenues et deux ronds-points, ça coûte cher. Deux autres dossiers, pour un montant de 900000 euros, étaient aussi concernés, les mises aux normes de l’Etablissement d'Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes, du Palais des Sports et de l’Espace Jean-Pierre Cassel".

OG : Y a-t-il d’autres enjeux à ne pas rater ?

RC : "Les déplacements doux n’ont pas été pensé et la ville connaît une certaine saturation en été. C’est râlant mais il faut faire avec car il existe des conflits entre les piétons, les vélos et les voitures. Pour que tout le monde parvienne à cohabiter, il faut réfléchir à une meilleure organisation. Nous nous impliquons dans le développement durable avec un atout certain, celui de notre trait de côte où la biodiversité et les paysages sont des atouts à ne pas négliger. Notre littoral fait presque 18 kilomètres et nous avons des espaces naturels incroyables avec des massifs dunaires de toute beauté par exemple. Il faut valoriser ces espaces, se méfier de l’érosion ou de l’ensablement et préparer l’avenir car dans 100 ans, le niveau de l’eau devrait monter de 60 centimètres. Nous voulons garder la nature au centre de ces espaces et la préserver un maximum tout en observant la Méditerranée grâce à ces emplacements de choix".

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Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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