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FAIT DU JOUR Générac, »un village loué des Dieux » pour son maire, Frédéric Touzellier

Frédéric Touzellier, devant la gare de Générac, propriété de la Mairie et enjeu territorial de ce mandat (Photo Anthony Maurin : ObjectifGard)
Frédéric Touzellier, devant la gare de Générac, propriété de la Mairie et enjeu territorial de ce mandat (Photo Anthony Maurin : ObjectifGard)

Frédéric Touzellier, maire de Générac, évoque la vie de son village, son rôle d'édile et les défis que la commune sera amenée à relever dans un futur proche. Interview.

 

Votre deuxième mandat a-t-il été dur à se dessiner?

Le thème de la campagne était l'identité du village sans oublier son ouverture vers le monde environnant. Nous voulions garder "l'esprit village". Lors de mon premier mandat, je m'étais attaché à remettre les finances à hauteur de nos investissements. Je crois y être parvenu car l'enjeu premier était de retrouver la paix sociale dans la commune. Finalement, j'ai été réélu sans trop de problème et en remaniant 50% de ma liste.

 

Les finances du village sont-elles saines?

Pour les finances locales, il y a encore du travail mais chaque maire met en place une politique qui lui est propre... On essaie de trouver un équilibre grâce à un budget de confiance mais rien n'est facile. On doit resserrer les boulons sans pour autant porter atteinte aux attentes de la population. Depuis 9 ans, je n'ai pas augmenté les impôts tout en gardant un bon niveau d'investissement.

 

Générac était en manque de lien social et de solidarité?

On travaille dur sur le développement du monde éducatif et sportif pour que les enfants de Générac puissent avoir un maximum de choix dans le village. Les gens attendent la qualité des infrastructures mais aussi leur pertinence. En 8 ans, nous avons construit 4 jardins d'enfants, aménagé d'autres aires de jeu... Cela contribue à la bonne vie au sein du village et à la cohésion sociale! Nous misons également fortement sur la solidarité. Nous avons mis en place plusieurs démarches solidaires à travers le CCAS et des chantiers d'insertion. Cela permet à des généracois de se reconstruire à travers un travail. Vesti'boutik, est une structure qui propose des vêtement recyclés à prix réduits. A côté de la boutique, il y a une épicerie solidaire. Nous ne faisons pas dans l'assistanat mais nous voulons mettre le pied à l'étrier à celles et ceux qui le veulent. Les jeunes du village qui n'avaient pas les moyens de se payer le permis de conduire venaient faire des travaux d'intérêt général en ville et en échange, nous leur offrions le permis! J'ai aussi mis la fête du village sur la place en 2012... Cela faisait plus de 40 ans qu'elle était aux arènes!

 

Et l'urbanisme?

L'urbanisme à Générac est un enjeu pour les 10 ans à venir. Dans les années 1980, le village ne connaissait pas la mixité sociale et aujourd'hui, nous devons entrer dans ce processus donc nous avons pas mal de travail! Il ne faut pas dénaturer l'esprit du village alors il nous faut réfléchir pour bien faire les choses et surtout pour ne pas faire de trou dans nos finances. Petit à petit nous y parviendrons mais c'est long à se dessiner. On va essayer de faire quelque chose pour les primo-accédants avec peut-être un habitat partagé dans le programme. Il nous faut réussir.

 

Qui dit urbanisme dit projets... Lesquels pour Générac?

L'aménagement de la gare en fera partie. Nous allons aménager 3 hectares dans les 5 ans à venir puis nous devons réaliser une Zone d'Aménagement Différé dans les 15 ans. Je pense qu'il nous faudra investir les lieux afin qu'ils permettent l'ouverture du village sur l'agglomération de Nîmes. Je souhaite aussi rapprocher plusieurs lieux diffus en unités plus simples et la place du village sera probablement réaménagée. Ce mandat sera porteur car nous allons créer. La vie d'un édile de petite commune n'est pas simple... L'histoire du village est vieille, les histoires entre les grandes familles aussi mais on vit bien ici! On a nos 7 collines, nous avons les avantages d'une agglomération puissante sans en avoir les contraintes. Le village est loué des Dieux, on ne m'enlèvera pas mon amour pour Générac.

 

Votre mandat de Conseiller Régional ne vous accapare-t-il pas trop?

A la Région, mon élection est encore fraîche alors je m'organise pour être à la fois là-bas mais aussi ici. Je suis au village avec des journées longues les mardis, jeudis et vendredis. Je vois régulièrement les élus, j'ai une excellente administration, des élus compétents et qui aiment leur village. Tous les 15 jours, on fait le point sur leur travail.

 

Quels sont les enjeux de la nouvelle Région?

Ce mandat sera difficile car les deux Régions connaissent de grands disparités sur l'état d'esprit des élus régionaux. Il nous faut cependant mettre en phase ces deux régions pour n'en faire qu'une grande. Les passerelles qui peuvent unir ces territoires et ces élus sont peut-être l'agriculture et le travail hydraulique. Nous sommes la 1ère région viticole au monde et la 1ère en France concernant le bio... Ces débats ne sont pas partisans, nous devons tirer dans le même sens!

Etiquette

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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