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FERIA D’ARLES Belle journée et mano a mano de droit divin

Andres Roca Rey, lors de son alternative nîmoise lors de la dernière feria des Vendanges (Photo Archives Anthony Maurin)
Andy Younes, ici à Nîmes lors de son entrée dans la catégorie des novilladas avec picadors (Photo Archives Anthony Maurin)
Andy Younes, ici à Nîmes lors de son entrée dans la catégorie des novilladas avec picadors (Photo Archives Anthony Maurin)

Première journée pleine pour la feria de Pâques à Arles. Une novillada le matin et un mano a mano de haute volée pour la corrida de l’après-midi.

11h – Novillada

La journée dominicale débutera par un rendez-vous devenu classique à Arles, la novillada. Cette fois, deux élevages français se partagent la scène. Le premier est celui du camarguais Bruno Blohorn, le second celui des frères Jalabert, tout aussi camarguais mais anciens directeurs des arènes arlésiennes qui plus est. Des vraies qualités pour ces deux fers, un vrai travail autour de la sélection et au final, un succès quasi garanti pour ce mano a mano de ganaderias.

Face à eux, trois jeunes apprentis qui montent, qui montent… Le premier d’entre eux, Manolo Vanegas, un vénézuélien aux dents longues, veut tout bouffer sur son passage. Il écume les plus grandes arènes, y triomphe souvent, y passe du bon temps mais en veut toujours plus. A Arles, il sera présent pour forcer sa chance et se faire remarquer en ce début de saison encore indécis. A ses côtés, le mexicain Leo Valadez. Le jeune vient de couper à Valencia lors des Fallas et réussit un parcours dans la catégorie qui fait de lui l’outsider de cette novillada matinale. Enfin, c’est le régional de l’étape qui se frottera aux pupilles camarguaises. Andy Younes, qui est « monté » dans la catégorie en fin de saison dernière rafle tout sur son passage. Lui aussi réussit à Valencia, il triomphe même! L’arlésien est en pleine possession de ses moyens et trouve des recours techniques à chaque changement de course ou de comportement de ses opposants. Le jeune est froid, sérieux, doux mais sait jouer du feu quand il le faut.

Julian Lopez "El Juli", maestro de référence pour Andres Roca Rey (Photo Archives Anthony Maurin)
Julian Lopez « El Juli », maestro de référence pour Andres Roca Rey (Photo Archives Anthony Maurin)

16h30 – Corrida

Les toros nous viennent de chez Daniel Ruiz. El Juli les connaît par coeur car c’est avec cet élevage qu’il a pris son doctorat à Nîmes il y a plus de 15 ans. Du sang noble, des charges longues et suaves, un fond de bravoure… ces toros sont sélectionnés pour faire état de leurs qualités. Les toreros adorent se mettre face à eux car quand ils sont en piste, leur volume et leurs aptitudes à faire triompher les piétons font de ces rendez-vous une bonne manière de lancer une feria.

Pour la corrida du soir, mano a mano d’exception! La belle histoire de la feria, est peut-être cachée derrière cette course… En effet, on met en opposition l’élève et son maître. Le Padawan et son Jedi. El Juli, maestro des maestros depuis une dizaine d’années a permis et a lancé des vocations… Parmi les jeunes qui se sont laissés prendre au piège, Andrès Roca Rey! Celui qui vient de prendre l’alternative en septembre dernier dans les murs de la voisine nîmoise, ne cesse de cueillir les lauriers de la gloire. Si pour l’instant la rançon n’est pas encore très élevée, le jeune péruvien se lance à corps perdu dans une guerre doucereuse qui lui va comme un gant. Il a un caractère de chasseur, il sait attendre patiemment son tour et saisit l’opportunité dès qu’elle se présente sous ses yeux affamés. En contraste avec un Juli qui est en pleine reconquête de son public, le jeune a déjà la cote dans le coeur de l’aficion. Le duel sera magique et peut faire partie des grandes courses, de ces grands rendez-vous qu’il ne faut pas rater… Même pour une sombre histoire de pluie!

Andres Roca Rey, lors de son alternative nîmoise lors de la dernière feria des Vendanges (Photo Archives Anthony Maurin)
Andres Roca Rey, lors de son alternative nîmoise lors de la dernière feria des Vendanges (Photo Archives Anthony Maurin)

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 38 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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