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FERIA D’ARLES Neuf toros et quatre oreilles pour la première corrida

(Photo Anthony Maurin)
(Photo Anthony Maurin)
Début de faena avec une passe dans le dos, Sébastien Castalla sait comment ravir le public (Photo Anthony Maurin)

La Feria d’Arles est lancée. Une corrida qui réunissait ce samedi les toros de Garcigrande et les maestros Sébastien Castella (2 oreilles), Jose Maria Manzanares et Alberto Lopez Simon (2 oreilles).

Ciel au beau fixe et température quasi estivale, voilà la belle arlésienne parée de tous ces atouts pour débuter cette feria pascale sous le meilleur angle possible. Les toros de Garcigrande, animaux de garantie, devaient se frotter à trois des plus grands toreros actuels devant un amphithéâtre presque plein comme un oeuf… de Pâques!

Premier en piste, Sébastien Castella. Le biterrois réceptionnait son adversaire de manière inspirée à la cape. Le tiers de pique, comme pour le reste de cette corrida, ne fera trembler personne… Un quite par chicuelinas  resserrées et quelques génuflexions taurines plus tard, le Français allait gérer la bête, lui laissant un maximum de temps entre les séries pour bien respirer. A gauche comme à droite, dans les terrains éloignés ou raccourcis, Castella fait le travail en ajoutant quelques beaux détails et se met le public dans la poche. Un avis, une épée foudroyante et une oreille.

Pour son second combat, c’est au capote que Castella allait s’illustrer de fort belle manière, y compris lors d’un quite assez sublime.Petit brindis au public, début de faena dans le dos et perte de l’étoffe rouge… Désarmé, le Français se secouait et reprenait la main rapidement. Le rythme est accompagné de l’intelligence et du savoir-faire et c’est fort logiquement que Sébastien Castella se met dans les cornes du toro, faisant frissonner un public qui voyait toro et torero se lover l’un autour de l’autre. Pour finir, sans trop réfléchir, Castella accueille la dernière course du toro par unb recibir, surpris de ce départ en trombe du cornu… Comme si de rien n’était il le regrettera. Deux avis et une oreille.

(Photo Anthony Maurin)
Le Biterrois à la cape (Photo Anthony Maurin)

 

(Photo Anthony Maurin)
Une passe de châtiment, le regard vers le public et le toro au plus près (Photo Anthony Maurin)

Jose Maria Manzanares tombait sur un lot compliqué. Son premier opposant était un poil faiblard et l’alcantino devait prendre le temps de l’observer pour faire une faena sur mesure. Alberto Lopez Simon exécutait un quite exceptionnel avant de voir Manzanares à l’oeuvre. Un toro sans classe, des charges entrecoupées de quelques chutes, le toro s’avérait meilleur à gauche qu’à droite mais l’Espagnol allait le forcer à passer du plus en plus lentement près de ses jambes. Sans transmission, le toro refroidit le public et la très belle épée de Manzanares n’y fera rien. Pétition pour une oreille mais les mouchoirs n’étaient pas majoritaires, bronca au président qui avait pourtant raison.

Deuxième duel et premier changement de toro. Toro de réserve du même fer qui ne connaîtra pas trop le fer du picador… Souvent sur la défensive, en querencia, l’exemplaire de Garcigrande allait faire virevolter dans les airs le maestro heureusement sans un coup de corne! Une grosse frayeur que la musique de Chicuelo II laissera passait pour un mauvais souvenir. Piqué à vif, Manzanares devait se reprendre et allait proposer un combat inspiré mais sans relief, le toro lui obéissant au doigt et à la muleta. Avis.

(Photo Anthony Maurin)
Jose Maria Manzanres (Photo Anthony Maurin)

 

(Photo Anthony Maurin)
Petite frayeur pour Manzanares (Photo Anthony Maurin)

Enfin, c’est le très attendu Alberto Lopez Simon qui défilait tête nue au paseo. Le jeune était venu de novillero mais plus depuis. Au capote, son toreo est on ne peut plus complet et son adversaire montrait un peu plus de bravoure que le reste du lot. Le jeune enlèvait ses zapatillas pour avoir une emprise totale avec le sable arlésien, il remettra ça au second (et oui… ça marche bien avec le public!). Electriques, les gradins soutenait le matador et le poussait à aller plus loin. Les passes se rapprochaient, le toro et ses cornes aussi, la faena était intense et la deuxième épée allait être la bonne pour couper une première petite oreille.

Pour finir, et c’est là que la course s’est endiablée… Un septième, puis un huitième, puis une neuvième toro en piste! Le dernier sera de Jose Luis Pereda. Boiteux, changés après la pique, les autres toros de réserve enquiquinaient public et présidence. Changement de morphologie pour la pupille de Pereda mais le public ne s’en rendait même pas compte, si excité qu’il était! Evidemment, le picador a dû s’exercer à trois reprises sur trois toros différents ce qui ne manquera pas de faire sourire l’assemblée, surtout quand il décidait de ne plus saluer le président. Brindis au public, musique après deux petites séries et passes circulaires un peu trop usitées feront gagner au jeune une toute petite oreillette.

La classe et le répertoire variée d'Alberto Lopez Simon au capote (Photo Anthony Maurin)
La classe et le répertoire varié d’Alberto Lopez Simon au capote (Photo Anthony Maurin)
Alberto Lopez SImon sur le dernier de la course, un Jose Luis Pereda (Photo Anthony Maurin)
Alberto Lopez SImon sur le dernier de la course, un Jose Luis Pereda (Photo Anthony Maurin)

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 38 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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