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ALÈS Le scénario d’une agglo à 100 encore possible ?

Le nouveau territoire alésien. DDTM
Le nouveau territoire alésien. DDTM
Les lignes dessinées par le Préfet. DDTM

On pensait le scénario enterré. Mais Cèze-Cévennes n'a pas dit son dernier mot. Le 1er janvier 2017, l'agglo d'Alès pourrait devenir un mastodonte de 96 communes difficilement maniable.

Le 30 mars, après trois réunions de vote, le Préfet du Gard annonçait le contour de la nouvelle agglomération alésiennne, qui comptera 73 communes. Sa voisine Cèze-Cévennes, - composée de 23 municipalités - se retrouvant enclavée au creux de l'intercommunalité la plus vaste du Gard. Une perspective qui a fait réfléchir les élus concernés. "Nous avons déposé un amendement pour intégrer la grande agglo en mars, mais nous n'étions pas au bout de notre réflexion. On a donné l'impression que l'on voulait tout à la fois", admet Olivier Martin, président de la communauté de communes.

Les négociations entre élus n'étaient pas terminées, et le souhait de fusionner non assumé. Aujourd'hui, l'ancien maire de Gagnières sort du silence. "Il nous fallait du temps pour analyser tous les enjeux. Cette année, nous allons perdre 600 000 €, entre les baisses de dotations et les dépenses supplémentaires liées aux déchets. Or, nous avons besoin de 500 000 € pour mettre en oeuvre notre projet de territoire. Nos limites sont atteintes", martèle-t-il. Et de nuancer : "De toute façon, notre alliance avec Alès est inéluctable à long-terme. J'aurais simplement préféré attendre 2018".

Position partagée par le président d'Alès Agglo : "Si nous sommes obligés de fusionner, une Agglo à 100 communes et 150 000 habitants aurait “de la gueule” dans la nouvelle grande région. Si on nous avait laissé un délai supplémentaire d’un an, nous aurions pu préparer sereinement une fusion à une telle échelle. Ce qui me consterne, c’est que le périmètre n’est pas adapté : il est à la fois trop grand pour Alès Agglomération et trop petit pour l’intérêt du territoire… ", relatait Max Roustan dans le journal communautaire d'avril.

Réponse dans l'été

Cèze-Cévennes attend désormais le 22 juin. Date à laquelle les 73 communes de la nouvelle carte rendront leur avis sur le projet. Si plus de la moitié s'y déclarent défavorables, une quatrième commission départementale aura lieu, et Cèze-Cévennes déposera un amendement en faveur d'une agglo à 96. C'est sa dernière chance. Les conditions sont nombreuses, mais Olivier Martin reste confiant : "Sur le territoire, plus de 50 communes ont voté contre en conseil communautaire, la première étape est déjà franchie". Si tel n'est pas le cas, le pacte fiscal qui unit l'intercommunalité et ses membres devra être refondé, au détriment financier de certaines.

Eloïse Levesque

Eloïse Levesque, journaliste diplômée de l'université de droit et de science politique de Montpellier, à Objectif Gard depuis mars 2014

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Un commentaire

  1. A la lecture de l’article, il semble que la seule considération prise en compte par les élus de Cèze-Cévennes soit financière…
    Aucune considération d’ordre politique!
    Pourtant rejoindre Alès-Agglo c’est, pour les communes concernées, transférer une grande partie de leurs compétences (donc les perdre), être rattachée à une ville-centre éloignée (à la fois géographiquement et de leur quotidien)et se retrouver dans un énorme machin dans lequel leur petite voix sera inaudible.
    Dans les faits, il s’agit d’aller alimenter le ventre mou d’une institution qui n’a d’autre fonction que de valider les décisions prises par le staff roustanien.
    Pas vraiment enthousiasmant!…

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