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SÉNAT Lutte contre la radicalisation : « les maires sont tenus à l’écart », s’indigne Jean-Paul Fournier

Jean-Paul Fournier en séance au Sénat. EL/OG
Jean-Paul Fournier en séance au Sénat. EL/OG

Le sénateur-maire LR de Nîmes s’est indigné, hier au Palais du Luxembourg, du faible niveau de renseignement des édiles dans la lutte contre le radicalisme. Il réclame de la part de l'État la communication des fichés S en lien avec le terrorisme.

Pas content. Hier après-midi, le sénateur-maire de Nîmes a interpellé le gouvernement sur la condition des maires, « tenus à l’écart des principales affaires qui se déroulent sur leur propre territoire ». Selon lui, le constat est « alarmant » : « échange d’informations inopérant, manque de dialogue patent entre les services de l’état et les collectivités territoriales ». Une situation qui, assure-t-il, « nous empêchent de nous saisir pleinement de nos pouvoirs de police et de contribuer efficacement à la politique de prévention en la matière ».

Pour appuyer ses dires, le parlementaire fait part de sa  « découverte » : « comment puis-je apprendre dans la presse que deux individus fichés S, dont l’un en possession de 80 drapeaux de Daesch, ont été arrêtés  au sein même de ma ville, condamnés à des peine de liberté conditionnelle  et  apprendre qu’ils se sont désormais volatilisés dans la nature ? ».

Transmettre les fiches S liés au terrorisme aux maires ?

« Les maires sont ceux qui connaissent le mieux leur population et fournissent beaucoup d’informations aux services de l’Etat », plaide Jean-Paul Fournier qui assure que lui et ses homologues « devraient bénéficier de renseignements utiles ».

« Le gouvernement compte-t-il faire évoluer le renseignement territorial français en intégrant  le maire comme un véritable  partenaire ? », interroge-t-il, avant de soumettre : « la  communication des fiches de signalement des individus classés S liés à des enjeux terroristes ainsi que la situation dans laquelle se trouvent ces individus serait un bon commencement ».

Au micro, Jean-Marie Le Guen, secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement, répond à cette demande. Il informe toutefois que « le ministre de l’Intérieur a proposé aux communes leur intégration dans le dispositif de prévention. Une convention entre l’Etat et l’AFM (Association des Maires de France) sera signée le 18 mai afin de mieux détecter les personnes qui se radicalisent, favoriser la remontée des signalements vers les autorités compétentes et mettre en oeuvre sous la coordination des préfets, un suivi social adapté à chaque situation ».

Ces déclarations n'ont pas vraiment satisfait le maire de Nîmes : « Il serait temps de passer des guides de « déradicalisation » et autres réunions de sensibilisation à l’action concrète ».

Pour voir la vidéo : http://videos.senat.fr/video/videos/2016/video32898.html

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Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

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