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PONT-SAINT-ESPRIT Des excédents de fonctionnement et un emprunt : le budget revient en conseil municipal

Hier soir, lors du conseil municipal de Pont-Saint-Esprit (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)
Hier soir, lors du conseil municipal de Pont-Saint-Esprit (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)
Hier soir, lors du conseil municipal de Pont-Saint-Esprit (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

Dans une ville encore très endettée comme Pont-Saint-Esprit, les questions budgétaires sont encore un peu plus qu’ailleurs, scrutées de près.

Alors lorsque, comme hier soir lors de la réunion du conseil municipal, il est question d’excédents de fonctionnement d’un côté, et d’un prêt de l’autre, l’opposition se fait un plaisir d’aller chercher une éventuelle faille.

« On peut poser la question, non ?! »

Question excédents, le résultat global du compte administratif de l’année dernière en fait apparaître un de 1,7 million d’euros, qui va être principalement redirigé vers de l’investissement. De quoi étonner le conseiller municipal d’opposition baumettiste Gérard Guillen, qui demandera des précisions. « C’est pour faire face aux nombreux investissements à faire, et pour couvrir le report », lui répondra la première adjointe Claire Lapeyronie, alors que l’adjoint aux travaux Vincent Rousselot lancera sur un ton sec : « Quand vous voyez les travaux faits, 1,2 kilomètre de réseau humides par an ! » « On peut poser la question, non ?! » rétorquera l’opposant, irrité.

Sur l’eau et l’assainissement, deux décisions modificatives étaient au programme pour affecter les résultats et reports d’investissements, faisant gonfler lesdits investissements. Sur l’assainissement, Claire Lapeyronie précisera que les travaux entrepris dans le cadre du plan décennal mis en route en 2011 seraient poursuivis, « pour mettre enfin notre réseau d’assainissement dans la modernité », sans que l’opposition, clairsemée hier soir (seulement trois élus sur huit avaient fait le déplacement) ne cille.

« L’emprunt ne doit pas être un tabou »

La question suivante, au potentiel autrement plus polémique, concernait un emprunt, ou plus précisément un « Contrat de prêt renouvellement urbain à l’aménagement », d’un montant de 1,5 million d’euros, souscrit par la ville auprès de la Caisse des dépôts pour le financement des phases 2 à 4 des travaux du Centre Pépin. Un prêt « contracté sur trois ans, avec 500 000 euros par an », précisera le maire Roger Castillon, au taux du livret A en vigueur à la date d’effet du contrat plus 0,60 %, soit 1,35 %, un taux qualifié par le maire de « très faible. »

« C’est une nouveauté, la commune recommence à passer à l’emprunt, a poursuivi l’édile. Les banques ont toute confiance en notre gestion. » « Cette confiance, elle n’était pas là en 2011 », précisera la première adjointe, comme pour piquer l’opposition. Une opposition qui par la voix de Frédéric Duplan s’étonnera : « avec tous les excédents que vous déclarez, les subventions que vous obtenez, pourquoi avez-vous besoin d’1,5 million d’euros en plus ? »

« Il y a toujours une capacité d’autofinancement, mais on n’arrive pas à tout autofinancer, lui répondra Claire Lapeyronie. La caserne Pépin c’est 5 à 600 000 euros par tranche. » L’élue poursuivra en estimant que « l’emprunt ne doit pas être un tabou dans la mesure où on emprunte en fonction de ses moyens. » Le maire embrayera en précisant que malgré cet emprunt, le désendettement de la ville continuerait, pour la bonne et simple raison que « nous remboursons 1,4 million d’euros par an, et là nous empruntons 1,5 million sur 3 ans. »

« On n’est pas fous ! »

Et d’après Roger Castillon, il y a encore de la marge : « nous avons assaini les comptes, retrouvé la confiance des banques, alors on peut y aller, prudemment, mais on va y aller, on fera le maximum pour moderniser la commune. » Vincent Rousselot en profitera pour glisser un dernier tacle à Frédéric Duplan, l’invitant « à faire un tour dans les écoles. Vous ne vous rendez pas compte de l’état de délabrement de la commune. » L’opposant précisera qu’il n’était « pas contre les travaux. »

Sur la dernière question à l’ordre du jour, une décision modificative du budget de la commune visant à y inclure le prêt, mais aussi les résultats, reports d’investissements et dotations de l’Etat, le maire a eu une pensée pour son prédécesseur et opposant Gilbert Baumet, une nouvelle fois absent hier soir : « lorsque nous avons voté le budget primitif en décembre, il nous avait prédit les pires catastrophes, car c’était avant les notifications des dotations de l’Etat. Finalement, elles sont 107 000 euros plus élevées que prévu, on n’est pas fous ! » Pas de quoi convaincre l’opposition : la décision modificative a été votée avec les voix contre du groupe Aimons Pont-Saint-Esprit et les abstentions du groupe FN.

Et aussi :

Catherine Pecastaing, nouvelle conseillère municipale (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)
Catherine Pecastaing, nouvelle conseillère municipale (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

Une nouvelle conseillère municipale : suite à la démission de Gilles Labruyère le 27 avril, le conseil municipal de Pont compte depuis hier soir une nouvelle tête, celle de Catherine Pecastaing. Le suivant de liste de Gilles Labruyère Théo Dayan n’ayant pas souhaité le remplacer, c’est sa propre suivante de liste Catherine Pecastaing qui a été intronisée hier soir.

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com

Thierry Allard

34 ans, féru de politique, de sport et de musique. Jadis entendu en radio, je couvre depuis juin 2014 le Gard rhodanien pour Objectif Gard.

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