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NÎMES Daniel Thompson, invitée d’honneur d’Un réalisateur dans la ville : « J’ai accepté avec un très grand plaisir cet honneur « 

Daniel Thompson, première femme réalisatrice et scénariste invitée d'honneur du festival Un réalisateur dans la ville. (Photo Baptiste Manzinali / Objectif Gard)
Daniel Thompson, première femme réalisatrice et scénariste invitée d'honneur du festival Un réalisateur dans la ville. (Photo Baptiste Manzinali / Objectif Gard)
Daniel Thompson, première femme réalisatrice et scénariste invitée d’honneur du festival Un réalisateur dans la ville. (Photo Baptiste Manzinali / Objectif Gard)

Daniel Thompson, scénariste et réalisatrice culte, est l’invitée d’honneur de la 12 ème édition du festival « Un réalisateur dans la ville ».

C’est une première pour ce festival nîmois dédié au cinéma, Daniel Thompson est la première femme à parrainer l’évènement. « J’ai accepté avec un très grand plaisir cet honneur, surtout quand j’ai vu la liste de mes prédécesseurs » remarque la scénariste âgée de 74 ans qui apparait aux génériques de trente-huit films en tant que scénariste et six en tant que réalisatrice. L’occasion pour elle de revoir sur grand écran La grande vadrouille, un classique du cinéma qui lui avait permis de se lancer dans le métier en 1966 au côté de son père, Gérard Oury. « J’ai un visionnage de ce film assez différent des gens, mais pas tant que ça au final. C’était ma première aventure de scénariste » lance t-elle.

Au delà de la dimension très populaire ce film, c’est aussi l’une des premières comédies,  » à l’époque, on disait film comique… » avec une forte recherche esthétique. « Mon père a eu l’ambition de faire quelque chose de beau avec un énorme travail sur la photo. » Une révolution pour l’époque, à laquelle s’ajoute le thème de l’occupation, jamais traiter au cinéma avec dérision et humour. Une prise de risque qui avait marqué la scénariste : « On avait très peur. On s’est posé beaucoup de questions, mais c’est ce que mon père aimait faire, partir du tragique pour arriver à quelque chose de comique. »

À Nîmes jusqu’à dimanche, cinq de ses films sont présentés au public. Des projections publiques à 21h avec, dès ce soir, La grande vadrouille, dans les Jardins de la Fontaine, suivi de La bûche, Décalage horaire, Fauteuil d’orchestre et Le code a changé les soirs suivants. Un temps fort à noter ce vendredi à 15h au Forum du Centre-ville avec la leçon de cinéma autour du film Des gens qui s’embrassent. Un film qui n’a pas rencontré le succès escompté lors de sa sortie en 2013. « Avec du recul, j’ai pris ça avec sagesse. Il y a des moments où on rate des choses. J’ai eu plein de succès, si je ne suis pas capable de me prendre un échec dans la figure…. » confie Daniel Thompson.

Le 21 septembre prochain sortira son sixième film, Cézanne et moi, tourné à Aix-en-Provence et traitant de l’amitié entre Paul Cézanne et Emile Zola.

Baptiste Manzinali

Baptiste Manzinali

Diplômé de l'ESJ, passionné d'actualité en général, musique, football, cinéma, jeux vidéo et civilisations anciennes.

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