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TOROS Artistique, la Feria du Riz d’Arles le sera

Les arènes dArles, un lieu de culture, de rencontres et de tauromachie de haut niveau Photo Anthony Maurin).
Les arènes d'Arles, un lieu de culture, de rencontres et de tauromachie de haut niveau (Photo Anthony Maurin).

La Feria du Riz approche à grands pas. Une belle corrida goyesque avec pour maître d'oeuvre Luis Francisco Espla, une intrépide novillada internationale et une corrida grande concours en guise de clôture.

La Feria se déroulera les 10 et 11 septembre prochains à Arles. C'est le samedi 10 que débutera la feria du Riz édition 2016. Les arènes d'Arles vont accueillir une grande corrida. En fait, plus qu'une corrida formelle, c'est à une corrida goyesque qui prendra ses quartiers de fin d'été dans l'amphithéâtre arlésien.

Comme chaque année depuis plus de 10 ans, un artiste dessine sur la piste ensablée une de ses chimères inavouées. Lacroix, Chambas, Clergue, Formica, Loren, Riciotti et Viallat, Marie Hugo... Tant de noms qui seront au côté d'une certain Luis Francisco Espla. Le matador retiré des ruedos signera le décorum de cette goyesque édition 2016.

Costume antique et sourire ravageur, Luis Francisco Espla lors de ses adieux à Nîmes (Photo Archives Anthony Maurin)
Costume antique et sourire ravageur, Luis Francisco Espla lors de ses adieux à Nîmes (Photo Archives Anthony Maurin).

Plus encore, il s'est occupé de la scénographie et sera le chef de lidia du cartel taurin. Face à 6 toros de chez Zalduendo, le maestro qui fut longtemps le compagnon de cartel d'un certain Christian Montcouquiol "Nimeño II" et qui a fait vibrer les arènes d'Arles, passera devant Morante de la Puebla et l'Arlésien directeur des arènes Juan Bautista. Un moment d'art fugace et exceptionnel en perspective et de l'émotion parachèveront le souhait du maestro Espla.

Si Espla fait office de vétéran, la novillada dominicale, prévue à 11h, verra le Vénézuélien Manolo Vanegas agir pour l'une de ces dernières novilladas formelles. Le jeune devrait passer rapidement l'alternative en fin d'année voire début 2017. Avec lui, le Mexicain Leo Valadez. Il s'est montré à son aise à Nîmes mais manquait un tantinet de technique. Très engagé, son toreo plaira aux gradins arlésiens. Pour finir, c'est le régional de l'étape qui aura fort à faire. Andy Younes est un peu moins bien actuellement mais parvient à rester sur une bonne dynamique. Les triomphes s'accumulent mais la tauromachie se fait moins précise. Chez lui, le jeune devra finir sa saison en beauté et aura le soutien indéfectible de son public.

Saul Jimenez Fortes ici lors de la confirmation de son alternative à Nîmes (Photo Archives Anthony Maurin)
Saul Jimenez Fortes ici lors de la confirmation de son alternative à Nîmes (Photo Archives Anthony Maurin).

En guise de clôture de cette feria, une belle corrida concours. 6 toros de 6 élevages différents. Les ganaderias présentes sont les suivantes: Puerto de San Lorenzo, Escolar Gil, Alcurrucen, El Tajo y la Reina, Flor de Jara et Robert Margé. Une seule ganaderia française mais d'autres devises de qualité et qui sont parvenues à marquer l'aficion arlésienne par leur régularité et leur caste.

Pour affronter ces 6 bestioles à cornes, un torero de talent. Morenito de Aranda avait surpris tout Saint-Martin de Crau lors de ses dernières visites. Ce maestro sous évalué ne demande qu'à être vu. Son toreo est posé, réfléchi et doux. Mais quand il faut aller à la guerre, le diestro répond présent. Deuxième du rendez-vous à ne pas rater, l'enfant du pays, Mehdi Savalli! L'Arlésien manque peut-être de contrat mais l'envie est sa vie. Il est toujours présent dans ce genre de rendez-vous et sait ce qui plaît à son public. Bon capeador, banderillero plein d'allégresse, Mehdi saura envoûter les coeurs conquis. Jimenez Fortes sera le dernier piéton en piste. C'est un fou furieux, son concept tauromachique ne lui permet pas la moindre faute de placement. Il ne bouge jamais la jambe sauf pour la mettre en avant, se fait prendre souvent mais revient en piste avec plus d'envie encore! Il est assez incroyable.

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 37 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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