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GARD RHODANIEN Le SIIG, ce syndicat méconnu à l’énorme base de données géographiques

Le président du SIIG Jérôme Pace (à D.), l'ingénieur Dorian Constant et le technicien supérieur Aurélien Lapeyre présentent leur nouveau matériel (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)
Le président du SIIG Jérôme Pace (à D.), l'ingénieur Dorian Constant et le technicien supérieur Aurélien Lapeyre présentent leur nouveau matériel (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)
Le président du SIIG Jérôme Pace (à D.), l'ingénieur Dorian Constant et le technicien supérieur Aurélien Lapeyre présentent leur nouveau matériel (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

Vous ne le connaissez peut-être pas, mais lui connaît le Gard rhodanien comme personne : le SIIG, pour Syndicat intercommunal d’information géographique, possède une immense base de données géographiques du territoire accessible à tout le monde.

Créé en 2003 et basé à la maison des syndicats de Saint-Nazaire, il s’étend sur 47 communes regroupant l’agglo du Gard Rhodanien à laquelle s’ajoutent Roquemaure, Pujaut, Saint-Laurent-des-Arbres, Montfaucon et Uzès. Sa mission : « mettre à jour toutes les données du patrimoine communal », explique l’ingénieur du SIIG Dorian Constant.

« On peut cliquer sur chaque parcelle »

Sous ce terme de patrimoine communal se cachent des documents qui parlent à chaque citoyen : le cadastre, le Plan d’occupation des sols, le Plan local d’urbanisme, mais aussi la carte et les informations concernant les réseaux secs et humides (téléphone, électricité, gaz, eau, etc.), les adresses, les points de collecte volontaire des déchets, les places de stationnement pour personnes handicapées ou encore les cimetières communaux, qui sont eux aussi finement cartographiés.

« Beaucoup de personnes ne voient que le cadastre, mais pour les services techniques d’une mairie, la gestion du cimetière quasi automatisée, c’est un vrai gain de temps », poursuit le président du syndicat depuis 2014, l’élu sabranais Jérôme Pace.

De fait, les premiers « clients » du SIIG sont les services des 47 communes adhérentes. « On est là pour faciliter le travail des agents », résume Jérôme Pace. Et pour les agents comme les professionnels comme les notaires ou encore monsieur Tout-le-Monde, la plupart des données cartographiées sont accessibles sans restriction sur le site internet du syndicat.

« Le cadastre est mis à jour tous les ans, explique Dorian Constant. On peut cliquer sur chaque parcelle et connaître la superficie ou encore le périmètre », seule la mairie concernée pouvant accéder au nom du propriétaire de ladite parcelle. « Plutôt que d’aller en mairie pour connaître ces informations, on peut les avoir de chez soi », poursuit Jérôme Pace.

On peut aussi consulter des photos aériennes du territoire et même faire des comparaisons entre photos à travers les époques. « La dernière photo date de 2012 et a une précision de 20 centimètres par pixel », note le président, qui précise que la nouvelle photo aérienne va être prochainement intégrée.

Un nouveau matériel pour « un des syndicats de pointe »

Outre les photos aériennes, les données du SIIG proviennent d’échanges avec des partenaires comme l’IGN, le SIG régional ou encore le fabricant de GPS TomTom, mais également du terrain. L’ingénieur Dorian Constant et le technicien supérieur Aurélien Lapeyre, qui sont les deux seuls salariés dédiés au SIIG, disposent d’ailleurs depuis peu d’un tout nouveau matériel pour facilité la prise de données.

Le nouveau matériel permet de faire des plans directement sur le terrain (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)
Le nouveau matériel permet de faire des plans directement sur le terrain (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

Composé d’un GPS dernière génération, d’une perche et d’une tablette dédiée, il permet du syndicat de « franchir un pas dans la précision », dixit Jérôme Pace. En prenant des mesures centimétriques, « il permet de faire le plan directement sur le terrain, sans faire de retraitement derrière », explique Dorian Constant. « On gagne en rapidité, on a moins besoin des géomètres, et on peut se passer des photos aériennes », abonde Jérôme Pace.

Un matériel qui a coûté 15 000 euros au syndicat, financé par une cotisation de 2 euros par habitant par an des communes adhérentes. Suffisant pour faire du SIIG « un des syndicats de pointe, y compris au niveau national », revendique Jérôme Pace avant de donner l’exemple de ces développeurs qui fournissent gratuitement au syndicat des logiciels souvent coûteux en échange de l’utilisation du SIIG comme référence. Une belle reconnaissance pour un syndicat encore méconnu du grand public.

Les données du SIIG sont consultables ici.

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com

Thierry Allard

32 ans, féru de politique, de sport et de musique. Jadis entendu en radio, je couvre depuis juin 2014 le Gard rhodanien pour Objectif Gard.

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4 commentaires

  1. On remerciera M. Sylvain MONETTA…qui a eu l’idée de soumettre ce projet de création de cellule topographique au sein du SiiG.
    La topographie, composante de la géomatique et de ce fait du SIG.
    Le principal objectif était de réaliser les levés topographiques des cimetières des communes adhérentes au SiiG.
    La méthode utilisée dans le passé (photographie aérienne) était valable dans le cas de cimetière dépourvu de masque de végétation…
    Avec le levé terrestre ( récepteur GNSS ou tachéomètre électronique), le problème de la végétation est résolu.

    1. Le problème de la végétation n’existe pas en photogrammétrie avec des prises de vues faites en hiver.
      Un oeil aguerri de photogrammètre arrive à « pointer » ( positionner le curseur au sol) à travers les branches.

  2. @ Carto Val de Loire

    Venez dans le Gard, même en hiver, voir certains cimetières avec des résineux imposant qui couvrent 80% du cimetière, on verra si un oeil « aguerri » pointe bien le curseur.
    Quand je parle de levé terrestre à la station totale je sais de quoi je parle, rassurez vous.

  3. @ Carto Val de Loire

    Puis je vais terminer la discussion de ce fil en apportant une dernière précision non négligeable.
    Les communes adhérentes du SiiG sont des communes essentiellement rurales avec peu de moyens financiers.
    Je suis très attaché à la ruralité, souvent délaissée.
    L’achat d’une station totale robotisée + récepteur GNSS permet le levé du cimetière pour intégration dans le SIG et gestion des concessions par les agents communaux, mais également servir de support pour des projets d’extensions, VRD, de ces cimetières.
    L’achat est rentabilisé rapidement.
    C’est le projet que j’ai apporté quand j’étais en poste au SiiG…
    Je ne dénigre pas la photogrammétrie loin de là, je suis également un passionné comme vous de cette technique.
    Sachez que vous êtes le bienvenue dans le Gard!
    Une pensée pour Aimé LAUSSEDAT, un génie.

    Cordialement,
    Sylvain MONETTA

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