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NÎMES Au CHU, la CGT s’inquiète des cadences et de l’état de santé des personnels

Nathalie Argenson, Olivier Ribot et Valérie Peytavin, représentants de la CGT au CHU de Nîmes (Photo Anthony Maurin).
Nathalie Argenson, Olivier Ribot et Valérie Peytavin, représentants de la CGT au CHU de Nîmes (Photo Anthony Maurin).
Nathalie Argenson, Olivier Ribot et Valérie Peytavin, représentants de la CGT au CHU de Nîmes (Photo Anthony Maurin).

Au Centre Hospitalier Universitaire de Nîmes, les problèmes concernant le personnel semblent s'accroître alors que dans le même temps le CHU est un des seuls établissements français à être excédentaire. La CGT s'explique.

"Nous sommes un peu plus de 200 adhérents à la CGT au CHU mais le potentiel est important" déclarent Nathalie Argenson, Olivier Ribot et Valérie Peytavin, représentants de la CGT au CHU de Nîmes. Après une année compliquée, émaillée de problèmes récurrents et endeuillée d'un suicide, la rentrée du CHU s'annonce tendue.

"Cela n’est pas simple de reprendre la main sur ce qui nous appartient, notre travail. C’est un pari que nous relevons pour retisser des liens et mieux soigner. Faire comme on a appris à faire, avec les valeurs qui nous habitent et l’utilité sociale qui va avec, un bon travail, qui sera jugé par nous même, par nos pairs et surtout par son efficacité à rendre l’hospitalisation moins difficile et plus efficace…" expliquent les représentants CGT.

Personne n'est satisfait du travail accompli

Et tous les services semblent touchés par ces problèmes. A en croire les personnels, nul ne rentre à la maison satisfait de sa journée (ou nuit) de travail. L'enjeu est de taille et les cadences pratiquées ne seraient guère en rapport avec le monde la santé.

"Les objectifs à atteindre sont de l’ordre de la rentabilité, des chiffres, les actes sont désormais sources d’apports financiers, c’est ainsi avec la tarification de l’activité. Il faut produire de l’activité pour avoir les budgets. La direction, lors d’une conférence de presse, s’enorgueillissait de l’augmentation des cancers (+14%) dans le Gard, parce que ça allait nous permettre de faire de l’activité dans le nouveau bâtiment de l’ICG… Pour un soignant c’est choquant, pour un gestionnaire c’est satisfaisant" lancent vivement les syndiqués.

Un modèle économique parfait, l'humain en moins?

Avec bientôt 6000 salariés dispersés sur 3 sites (Carémeau, Serre Cavalier et le Grau-du-Roi) la santé financière du CHU est excellente, celle de son personnel, moins. "Il y a de nombreux arrêts de travail alors, pour essayer de comprendre pourquoi, on crée des observatoires qui ne débouchent jamais sur rien, il y a plus d'observatoires au CHU de Nîmes qu'à la NASA!" affirment les représentants syndicaux.

Bénéficiaire depuis 7 ans, chose extrêmement rare en France, le CHU mène bien sa barque économique mais semble oublier l'humain. "Les infirmières sont dégoûtées de leur métier en cinq ans maximum pour les plus endurcies... Le CHU n'est pas une entreprise et nous n'arrivons pas à gérer les difficultés institutionnelles. Le personnel est abîmé, fragile et la reprise du travail après un accident de travail ou une maladie professionnelle est très compliquée pour les agents. Les gens sont soumis à des quotas, nous voulons que le service public réponde aux besoins des usagers, il y a des moyens mais la direction nie la réalité des services" concluent les syndiqués qui veulent que leur structure soit prise d'assaut par les revendications des salariés et l'envie de faire bouger les lignes.

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 37 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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