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VENDREDI CULTURE À voir au Sémaphore : Le ciel attendra, film poignant sur le djihadisme

L'association les Têtes à Clap recevait Marie Castille Mention Schaar et Noémie Merlant devant les étudiants du lycée Frédéric Mistral. (Photo Baptiste Manzinali / Objectif Gard)
L'association les Têtes à Clap recevait Marie Castille Mention Schaar et Noémie Merlant devant les étudiants du lycée Frédéric Mistral. (Photo Baptiste Manzinali / Objectif Gard)

Après une projection destinée aux élèves du lycée Frédéric Mistral en compagnie de la réalisatrice Marie-Castille Mention-Schaar et de l'actrice Noémie Merlant, le Ciel attendra est diffusé toute la semaine au Sémaphore.

"On partageait tout avec notre fils, c'était un fou de montagne (...), on n'a rien vu." Des parents désemparés, des adolescents qui se cherchent, un État impuissant face à la montée de l'extrémisme islamiste, le dernier film de Marie-Castille Mention-Schaar dresse un tableau froid et tristement réaliste. Des portraits croisés de deux jeunes filles dont l'une est partie en Syrie, l'autre n'a pas réussi, et dont on ne sort pas indemne. "C'est un film qui rassemble plus qu'il ne divise" précise Noémie Merlant, bluffante dans son rôle de Sonia.

Ce mercredi, la projection organisée au Sémaphore pour les élèves du lycée Frédérique Mistral, en partenariat avec l'association les Têtes à Clap, a eu son petit effet sur l'assistance, touchée par la justesse avec laquelle la réalisatrice Marie Castille Mention-Schaar traite des adolescents dans leur quotidien, de leur fragilité. "Je ne me suis pas lancé dans l'inconnu" ajoute la réalisatrice, qui a eu passé plusieurs mois à rencontrer des jeunes filles radicalisées, une trentaine au total. D’où le parti pris de se focaliser seulement sur l'histoire de ces deux jeunes filles. "Leur radicalisation est plus intrigante, plus mystérieuse que les hommes".

Les motivations sont aussi différentes. Si eux rêvent de guerre et de territoires libérés, elles, y voient une forme de romantisme. C'est uniquement par amour qu'elles décident de rejoindre la Syrie. Par amour d'un inconnu rencontré sur la toile, par amour pour sa famille victime d'une société capitaliste décadente. 40 % des départs en Syrie concerneraient des filles. "Quand on se lance dans un film, on ne pense pas aux conséquences. Cela me semble juste important de le faire" ajoute Marie-Castille Mention Schaar.

Lors de l'échange avec les étudiants du lycée Frédéric Mistral, la réalisatrice et sa jeune actrice de 27 ans se sont aussi confiées sur les conditions de tournage, débuté trois jours après les attentats du Bataclan. "Je me suis posé beaucoup de questions. L'actualité était trop forte, j'avais peur de ne pas être à la hauteur".

Autres projections du film Le ciel attendra au Sémaphore :

vendredi 12h10 et 20h45, samedi 13h30 et 20h, dimanche  13h50 et 18h10, lundi 12h10 et 16h20, mardi 14h15 et 18h30.

Baptiste Manzinali

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Baptiste Manzinali

Diplômé de l'ESJ, passionné d'actualité en général, musique, football, cinéma, jeux vidéo et civilisations anciennes.

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