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UZÈS Désunie, l’opposition perd un siège à la CCPU

Lors du dépouillement du vote, hier soir au conseil municipal d'Uzès (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)
Lors du dépouillement du vote, hier soir au conseil municipal d'Uzès (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)
Lors du dépouillement du vote, hier soir au conseil municipal d’Uzès (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

C’est la saison : les modifications des périmètres des intercommunalités induites par la loi NOTRe provoquent un peu partout de nouvelles élections de délégués communautaires.

C’était le cas hier soir au conseil municipal d’Uzès, le dernier de l’année.

L’instant « C’est pas sorcier ! »

Trois listes de la cité ducale étaient représentées à la communauté de commune : la majorité, emmenée par le maire Jean-Luc Chapon, avec 14 sièges, la liste ensemble pour Uzès, conduite par Caroline Sépet, avec deux sièges et la liste Uzès autrement, emmenée par Jérôme Maurin, avec un siège, soit 17 sièges en tout. Seulement voilà, l’entrée de Moussac dans la CCPU, qui doit  malgré tout rester à 56 élus, en fait perdre un à la ville centre de l’intercommunalité.

C’est là qu’il faut faire un petit intermède mathématique : pour décider de qui sautera, il faut donc organiser un vote (à bulletin secret), et définir le quotient électoral, qui correspond au nombre de votants (28) divisé par le nombre de places à distribuer (16). Vous suivez ? Ce n’est pas fini : ce quotient, 1,75 hier soir, équivaut au nombre de voix qu’il faut faire pour obtenir un siège, le tout arrondi à l’inférieure. Ainsi, la liste de Jérôme Maurin, qui a récolté deux voix, obtient un siège, celle de Caroline Sépet, avec trois voix, un siège aussi, et celle de Jean-Luc Chapon, avec 23 voix, obtient 13 sièges.

Il en manque un, me direz vous. C’est vrai, et c’est normal, à cause de l’arrondi à l’inférieure. Pour savoir qui héritera de cette dernière place encore vacante, il faut appliquer la plus forte moyenne, et à ce petit jeu, les 23 voix de la liste de la majorité l’emportent. Vous l’aurez compris, c’est la liste Ensemble pour Uzès qui perd son deuxième siège, celui de Christophe Bouyala. Un désormais ex-conseiller communautaire qui demandera à recalculer, avant de se rendre compte de la validité des calculs du directeur général des services, puis que Jean-Luc Chapon ne souligne que « nous avons un absent non excusé, Martial Jourdan. »

L'opposition a perdu un siège communautaire, celui de Christophe Bouyala (2e en partant de la D.) (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)
L’opposition a perdu un siège communautaire, celui de Christophe Bouyala (2e en partant de la D.) (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

La désunion coûte un siège à l’opposition

Ce faisant, le maire renvoie l’opposition à sa propre division. Car l’opposition uzétienne compte trois listes, celle de Caroline Sépet, celle de Jérôme Maurin, et celle de Martial Jourdan, qui ne se sont pas entendues dans la perspective de cette nouvelle élection communautaire. Or, un rapide calcul donne, si les trois listes avaient fait cause commune et que Martial Jourdan avait été présent hier soir, un quotient électoral de 1,81. La liste commune aurait pu espérer 6 voix (et non 5), ce qui, divisé par 1,81, donnait 3,31, donc 3 élus. Dans ce cas, c’était à la majorité de renoncer à un élu communautaire.

Le couperet tombé, l’opposition n’a pas pris la parole, laissant le maire proclamer le nom des seize élus de la ville à la CCPU. Un maire qui, compte tenu du déroulé des événements, nous a confié à la fin de la séance avoir eu « du mal à cacher (son) sourire. » Il n’avait aucune raison de le faire, du reste.

Et aussi :

La liaison Mayac-Mas de Mèze, épisode 3296 : la fameuse liaison inter-quartier était de nouveau au menu du conseil municipal, cette fois pour une délibération technique. « Je profite de cet ordre du jour pour rebondir sur l’avis des autorités environnementales, a réagi Caroline Sépet. A savoir l’accompagnement du chantier par un écologue et, après vous avoir félicité d’avoir pris en compte les déplacements doux dans ce projet, dire qu’il est temps de s’inscrire dans un projet de déplacement global, la piste cyclable du projet aboutissant nulle part. » « Elle aboutit au rond-point du haras, et après une voie verte est en train d’être construite par le Conseil départemental, répondra le maire. Et si vous traversez le rond-point de Mayac, vous arrivez sur une zone piétonne. » « Et sur l’avenue Alteirac, très accidentogène », rétorquera l’élue d’opposition, « en coeur de ville », estimera pour sa part Jean-Luc Chapon. La délibération sera votée à l’unanimité moins la voix de Jérôme Maurin, qui n’a pas pu se faire confirmer le passage en commission du projet.

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com

Thierry Allard

34 ans, féru de politique, de sport et de musique. Jadis entendu en radio, je couvre depuis juin 2014 le Gard rhodanien pour Objectif Gard.

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