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ARBRES Jean-Paul Fournier monte au créneau, Nîmes Métropole lui répond

La Place Saint-Charles, sans ses pins Photo Anthony Maurin).
La Place Saint-Charles, sans ses pins (Photo Anthony Maurin).

Après la diffusion de notre article sur abattage des arbres au Square de la Bouquerie et à la Place Saint-Charles initié par l'Agglo de Nîmes à la demande de la mairie de Nîmes, Jean-Paul Fournier a souhaité rappeler le contexte de cette intervention. Mise en cause, l'agglo de Nîmes lui répond.

Tout le monde en parle ... Tel le titre d'une célèbre émission, depuis que la ville s'est réveillée ce matin, l'abattage des arbres dans le cœur du centre-ville de Nîmes est sur toutes les lèvres. Faut dire que le cordon de sécurité, la police municipale et la poignée de manifestants étaient au rendez-vous ! Difficile de faire pire pour passer inaperçue.

D'ailleurs, Jean-Paul Fournier s'en défend et contre-attaque. Pour lui, ces abattages étaient indispensables et auraient dû être effectués bien plus tôt. "Dans le cadre des contrôles systématiques réalisés par les services des Espaces Verts de la ville sur tout chantier, nous avons eu quelques inquiétudes sur la stabilité des arbres sur ces deux places, notamment à la vue de racines laissées à nu" débute le maire de Nîmes dans un communiqué. Et de poursuivre : "Depuis les drames survenus voici plusieurs mois avec la chute de branches sur des passants - causant le décès de deux d’entre eux - et une expertise ayant recommandé un abattage, la Ville a demandé à Nîmes Métropole (qui a la maîtrise d’ouvrage déléguée du chantier TCSP et des places), de réaliser sans tarder ces interventions, et ce depuis début septembre."

Des conclusions sans appel selon l'expertise confiée par la Ville : les 8 marronniers du square Bouquerie et les 8 pins de la place St Charles doivent être abattus. Après avoir remis le rapport le 5 septembre, une réunion entre Nîmes Métropole et la mairie le 30 du même mois entérine l'intervention. Depuis, malgré les échanges entre les services des deux collectivités, aucune intervention n'a été programmé jusqu'à ce 8 février 2017.

"Notre devoir consiste, au-delà de toute autre considération, à assurer au maximum la sécurité de nos concitoyens. Ainsi, dès lors qu’une expertise révèle la dangerosité d’un arbre et en prescrit l’abattage, nous ne transigerons pas. La sauvegarde de la vie humaine, doit-on le souligner, ne se négocie pas" conclu l'édile de Nîmes.

Laurent Cotteret, DGS à Nîmes Métropole rappelle que "L'Agglo n'a pas à discuter les décisions de la ville" tout en précisant "que l'attente entre septembre et février était lié justement aux travaux du TCSP et à l'absence de risque en raison du périmètre des travaux qui empêchait jusqu'au 3 décembre dernier la circulation des piétons."

"Après les travaux, nous avons transmis les demandes à la mairie de Nîmes pour procéder aux abattages car c'est elle qui juridiquement doit décider de la date d'intervention. Les arrêtés municipaux ne nous sont parvenus que récemment" rajoute le DGS de l'Agglo.

En ce qui concerne les causes de fragilité des arbres, là encore, les points de vue divergent. Pour la mairie de Nîmes, c'est entendu, la cause est liée aux travaux de prolongement de la T1. Pour Nîmes Métropole, les causes sont plus anciennes et antérieures aux travaux selon une contre-expertise commandée.

 

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Abdel Samari

Créateur d'ObjectifGard, je suis avant tout passionné par les médias et mon département. Ce qui me motive chaque jour : informer le plus grand nombre sur l'actualité du Gard ! Pari tenu ?

4 réactions sur “ARBRES Jean-Paul Fournier monte au créneau, Nîmes Métropole lui répond”

  1. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’entre Fournier et Lachaud, Nîmes et Métropole ce n’est pas l’intérêt des habitants qui prime mais celui des égos.
    Au delà, les Nîmois et les Métropolitains attentent de l’efficacité, du bon sens et une gestion au mieux des affaires de la part de la majorité. Faut il rappeler que les contribuables règlent cher les factures ?
    Th.J conseiller FN Nîmes

  2. « notamment à la vue de racines laissées à nu »
    Elle est bien bonne celle là !! Qui est ce qui les a laissées à nu ces racines, si ce n’est pas le chantier et les ouvriers qui y travaillaient ?? Fournier n’est qu’un gros menteur et un sale hypocrite !!

  3. tout ça de nuit, sous la protection de la police municipale. le scénario est connu et bien rodé : des travaux qui s’éternisent, des arbres peu ou pas entretenus, des traumatismes causés aux racines, quelques branches qui se détachent par jour de grand vent, 1 ou 2 accidents de personne, un état phyto sanitaire qui se dégrade rapidement (ce qui ne semble même pas être le cas de ces arbres, une expertise avait été menée par une association qui craignait justement d’autres abattages abusifs, la mairie étant devenue spécialiste de la chose ces dernières années), une décision municipale sur fond de rancoeur et de justification biaisée, avec comme résultat, un urbanisme vidé de tout savoir vivre, des bancs écrasés de soleil sans personne dessus, et pour couronner le tout : une candidature au label Unesco ! quelle supercherie … et après la mairie s’étonne que la population ne se mobilise pas derrière leurs grands projets et leur navrante vision de l’avenir.

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