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DIMANCHE VILLAGES Saint-Laurent d’Aigouze, « église-toril » en péril…

Léglise et les arènes, le coeur du village (Photo DR).
Léglise et les arènes, le coeur du village (Photo DR).
L'église et les arènes, le coeur du village (Photo DR).

C'est une exception française mais il en existe une autre similaire au Mexique. L'église de Saint-Laurent d'Aigouze est accolée aux arènes du village. La sacristie sert de toril lors des événements taurins programmés.

Voilà une étrange bizarrerie! Il fut un temps, l'église était au centre des villages. À une autre époque, les arènes avaient ce rôle fédérateur. Mais à Saint-Laurent d'Aigouze, au beau milieu d'une Camargue fièrement campée sur ses positions naturelles et traditionnelles, arènes et église ne font qu'un pour le bonheur des badauds et des historiens.

L’église de Saint-Laurent est connue dès le 12ème siècle. Elle apparaît dans le cartulaire de l'abbaye voisine de Psalmodi dont elle est un prieuré. Détruit en 1562 lors des guerres de religion, l'édifice mettra du temps à se relever et connaîtra plusieurs décennies d'oubli. La tradition veut que subsiste, de cette première église romane, l’abside semi-circulaire, plus basse que la travée de chœur. Aujourd'hui, les observations sur le bâti semblent également indiquer que cette abside a elle aussi été réédifiée en même temps que la nef.

D'un autre côté, selon les chercheurs du Service de l'inventaire, et faute d'archives, l'hypothèse que le clocher et la voûte de la nef aient été reconstruits au milieu du 18ème siècle, tient la route. Mais depuis, des arènes sont venues s'imposer dans le paysage. Édifiées en point d'appui de l'église, elles connaissent un réel succès. En effet, Saint-Laurent a une aura particulière dans le monde de la course camarguaise qui lui confère la place d'officieuse capitale.

L'endroit est le théâtre de spectacles. Et l'âme du village ne saurait être la même si les deux constructions venaient à disparaître. L'une, l'église, étant en péril, ce sont tous les amoureux de cette typicité très locale qui montent eu créneau pour réunir les fonds nécessaires à certaines rénovations.

Les travaux concernent la réfection de la toiture (charpente et tuiles), la restauration des maçonneries, tailles de pierres, vitrail de la face Ouest de l’édifice. Le coût total estimé est de 458 813 euros H.T. Pour se rapprocher un maximum de la note finale, une souscription est en cours et la somme récoltée dépasse pour le moment les 10 000 euros.

Plus d'information.

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 37 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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