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VILLENEUVE Le collège privé catholique Sancta-Maria vent debout contre la fermeture d’une classe

Elus, corps enseignant et parents d'élèves réunis vendredi à l'institut Sancta-Maria de Villeneuve (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)
Elus, corps enseignant et parents d'élèves réunis vendredi à l'institut Sancta-Maria de Villeneuve (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)
Élus, corps enseignant et parents d'élèves réunis vendredi à l'institut Sancta-Maria de Villeneuve (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

Depuis un mois, la feutrée institution privée catholique Sancta-Maria, juchée sur la colline des Mourgues à Villeneuve, est dans l’incompréhension.

En effet, le rectorat de Montpellier a décidé fin janvier la fermeture d’une classe de troisième du collège de l’institution. Une décision dénoncée par le corps enseignant, les parents d’élèves et les élus locaux.

« C’est une logique comptable »

« Nous voulons dire notre incompréhension, notre colère et notre refus face à cette décision », lance en préambule de la conférence de presse organisée vendredi soir dans une salle polyvalente de l’institution pleine, le chef d’établissement Patrice Cirillo. Une décision tombée comme un couperet : « nous n’avons pas été informés auparavant, et nous avions des garanties du rectorat qu’aucune classe ne serait fermée », rappelle le chef d’établissement. Pire, Patrice Cirillo affirme qu’« à aucun moment le CAEC (le Comité académique de l’enseignement catholique, ndlr), l’instance qui décide de l’ouverture et des fermetures de classes dans l’enseignement catholique, n’a évoqué de fermeture de classe, et malgré ça le recteur a pris cette décision. »

Pourquoi madame le recteur de l’Académie de Montpellier, Armande Le Pellec Muller, a-t-elle pris cette décision ? « C’est une logique comptable », tranche la présidente de l’association des parents d’élèves Amélie de Rugy. En effet, le collège comptera 65 élèves de troisième à la rentrée 2017, un chiffre trop bas pour justifier le maintien de 3 classes, avec une moyenne de 22 élèves par classe. Sauf que si cet argument est incontestable pour la rentrée à venir, il ne tient pas en compte le fait que les effectifs des classes inférieures sont, eux, repartis à la hausse. Ainsi, pour la rentrée prochaine, le collège compte 70 inscriptions en quatrième, 91 en cinquième et 80 en sixième, sachant que les inscriptions sont toujours en cours.

De quoi faire dire à la conseillère départementale Pascale Bories que cette année à 65 troisièmes va rester isolée, et que « pour une année scolaire, il est inutile de déplacer les personnes », à savoir les professeurs, qui vont aller devoir trouver les heures qu’ils ne feront plus à Sancta-Maria ailleurs dans l’attente d’une éventuelle réouverture de la classe ultérieure. « Nous avons besoin d’un collège à trois classes par niveau, surtout avec des sixièmes et cinquièmes à plus de 30 élèves par niveau », abonde le président de l’Organisme de gestion de l’enseignement catholique de Sancta-Maria Frédéric Rambaldi. Une question des effectifs sensible sur le canton, « les collèges publics de Villeneuve et Rochefort étant à effectifs complets », explique le maire de Villeneuve Jean-Marc Roubaud. Il nous sera précisé plus tard que ce sont bien les classes de troisième des collèges publics qui sont pleines.

« Inadmissible »

Autre argument, « l’établissement ne fait qu’augmenter ses effectifs, et de nombreux travaux ont été faits et sont à venir, cette fermeture va à l’encontre la dynamique de Sancta-Maria », note la présidente de l’association des parents d’élèves, quand le président de l’OGEC souligne le fait qu’une classe en moins « va diminuer les moyens » de l’établissement.

Des arguments repris par les élus, le maire des Angles et conseillé départemental du canton Jean-Louis Banino trouvant cette décision « inadmissible », quand Jean-Marc Roubaud a affirmé avoir « saisi dès lundi matin madame la rectrice pour l’informer de (son) incompréhension. » Corps enseignant, parents d’élèves et élus sont donc embarqués dans ce qui pourrait vite ressembler à un bras de fer avec le rectorat pour le faire revenir sur sa décision. Si Pascale Bories se veut optimiste, en se disant convaincue que « la décision n’est pas définitive », Jean-Louis Banino estime qu’« il faudra aller à une manifestation de force pour nous faire entendre. »

Avant d’en arriver là, une pétition circule dans l’établissement, dont le directeur attendait toujours vendredi soir une réponse de la rectrice à sa demande d’entretien.

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com

Thierry Allard

32 ans, féru de politique, de sport et de musique. Jadis entendu en radio, je couvre depuis juin 2014 le Gard rhodanien pour Objectif Gard.

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