ActualitésCulture

ALÈS ITINÉRANCES La guerre de 14-18 vue par des auteurs de BD

Vincent Marie présente l'exposition "Fragments d'une guerre dessinée". Photo Élodie Boschet/Objectif Gard
Vincent Marie présente l'exposition "Fragments d'une guerre dessinée". Photo Élodie Boschet/Objectif Gard

Pour accompagner le documentaire de Vincent Marie, Là où poussent les coquelicots, les Musées d’Alès et le festival dévoilent l’exposition Fragments d’une guerre dessinée. Elle met à l’honneur le travail de plusieurs artistes autour de la première guerre mondiale.

Dans Là où poussent les coquelicots, qui sera projeté à trois reprises la semaine prochaine auprès d’un public scolaire, Vincent Marie questionne une dizaine d’auteurs de bande dessinée qui ont pris à bras le corps la guerre de 14-18. « Pour nourrir et prolonger le film », comme l’explique-t-il, l’exposition « Fragments d’une guerre dessinée » est à découvrir au musée du Colombier.

On y retrouve les dessinateurs interrogés dans le documentaire. Chacun d’entre eux s’est réapproprié à sa manière des documents d’époque pour recréer un imaginaire graphique de la première guerre mondiale. Tandis que l’auteur danois Henrik Rehr revient sur l’attentat de Sarajevo, l’illustrateur Tardi dessine le départ à la guerre et le dessinateur belge David Vandermeulen représente les premières attaques au gaz. Plus loin, Joe Sacco raconte le premier jour de la bataille de la somme, Kris & Maël la bataille de Verdun, Charlie Adlard et Robbie Morrison le Front des Alpes. Enfin, Delphine Priet Mahéo et Aurélien Ducoudray mettent en lumière les gueules cassées.

L’histoire se déroule chronologiquement à travers ces dessins qui sont, pour certains, extrêmement précis et détaillés. « Ce qui m’intéressait dans ce travail, c’est de voir la façon dont les auteurs réinterprètent l’histoire, explique Vincent Marie. Ces bandes dessinées sont des fictions d’archives, en aucun cas les dessinateurs ne se décrètent historiens ». La grande figure de l’exposition, « c’est le soldat qui se retrouve enlisé dans les tranchées. Nous pouvons voir par quels stade ils passent ». Dévoilée ce mercredi, l’exposition reste visible jusqu’au 18 juin.

Informations pratiques

Fragments d’une guerre dessinée, Musée du Colombier, gratuit pour les groupes scolaires (réservation au 04 66 86 30 40) – 5€ l’entrée – Demi-tarif pour les porteurs de Pass – Visites guidées pendant le festival les 17, 18, 20, 21, 22, 23 et 25 mars, à 14h30 (durée : 45 minutes).

Etiquette

Elodie Boschet

Elodie Boschet, journaliste à Objectif Gard depuis septembre 2013.

Vous aimeriez aussi

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Close

Adblock a été detecté.

Merci de nous aider en désactivant votre blockage de publicité