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ÉDITO Présidentielle 2017 : « Ne pas renoncer à choisir »

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Eugène Delacroix. La liberté guidant le peuple (Photo D.R.)

Le prix à payer

Liberté, égalité, fraternité… Graver ces trois principes dans les tables de nos lois n'a pas été sans mal, sans violence, sans sacrifice et sans verser de sang. Nous voici donc tous égaux aux commandes. Le plus souvent victimes d'eux-mêmes pour n'avoir pas voulu entendre ce que le peuple réclamait à corps et à cri, les grands partis qui ont gouverné en alternance pendant toute la cinquième république ont été balayés. Une première historique qui, à n'en pas douter, met un terme définitif au bipartisme de grand-papa et ouvre une nouvelle ère. Au second tour de la Présidentielle, la France se présente écartelée entre hyper libéralisme et hyper protectionnisme.

Pour une large frange d'électeurs, pas convaincus que le résultat obtenu offre une alternative satisfaisante, la situation relève de l'intenable. Trop obnubilés par ce qu'ils ne voulaient plus, beaucoup ont oublié ce qu'ils voulaient. Alors que faire ? La tentation de ne rien faire est grande puisque rien ne convient. Ce pourrait être LA solution, si glisser un bulletin blanc dans l'urne pouvait exprimer un mécontentement qui soit pris en compte. Mais là, non.

"Choisir c'est renoncer", a écrit Dominique Lévy-Chédeville. Jamais cette maxime de l'écrivain belge ne s'est avérée aussi présente et douloureuse dans l'esprit des français que dans le cadre de cet ultime face-à-face républicain. Il va bien falloir choisir parce qu'il n'y aura pas de bulletin blanc et l'abstention aura un nom.

Heureusement, il nous reste une poignée d'évidences : être un citoyen est un droit et un devoir, notre condition d'humain nous a, en principe, dotée d'une conscience… Nous sommes donc équipés pour faire face à nos responsabilités et légitimer nos choix. Quels qu'ils soient... Si ce n'est en rien la garantie d'une société idéale, c'est tout de même sacrément porteur d'espoir. À condition d'en payer le prix en ne renonçant pas à choisir.

Véronique Palomar

Véronique Palomar

Après une longue carrière au service de l'information dans l'hémisphère sud, me voilà de retour dans l'hexagone. Heureuse de mettre, plume, regard neuf et expérience au service d'un journal indépendant et de continuer à informer.

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