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CÉVENNES Ruisseaux couverts : l’État mettra la main à la poche

Un trou s'est formé au milieu du village et menace de s'effondrer à tout moment. EL/OG
Photo d'illustration. EL/OG

Hier après-midi, au siège de la communauté de communes de Cèze Cévennes, un comité de pilotage s’est réuni pour évoquer le problème des ruisseaux couverts.

En novembre 2012, un terrain de tennis s’effondre subitement à Robiac-Rochessadoule, laissant un trou béant au milieu de la commune (voir photo) et nécessitant l’évacuation des riverains. Un accident qui aurait pu avoir des conséquences dramatiques et qui a surtout révélé au grand jour le problème des ruisseaux couverts. Ces rivières souterraines, clé de voûte de l’économie minière, ont été complètement laissées à l’abandon et menacent, pour certaines, de causer des dégâts similaires au beau milieu de la nature ou, pire, d’une commune.

Le sujet a été pris très au sérieux par les différents acteurs du territoire que ce soit par la communauté de communes Cèze-Cévennes, Alès Agglo, le sous-préfet du Gard Olivier Delcayrou, les syndicats ou encore l’École des Mines qui planche activement sur le sujet à travers un programme innovant baptisé Eredos (relire ici).

Tous ces acteurs se sont donc réunis ce mercredi pour aborder plusieurs points. Il s’agissait, dans un premier temps, d’avoir une idée de l’étendue des rivières : 70 ruisseaux couverts seraient identifiés. Sur le territoire Cèze Cévennes, quatre communes seraient traversées par les ruisseaux. L’autre enjeu, primordial pour les communes, est d’ordre financier. Les travaux sont estimés entre 30 et 70 millions d’euros, chiffre qu’il faut toutefois relativiser car ils ne seront pas tous réalisés en même temps et parce que certaines zones menaçantes, mais en pleine nature, ne nécessiteraient pas une intervention immédiate. Le sous-préfet Olivier Delcayrou précise : « L’État va financer les études à hauteur de 50% et de 30% pour les travaux à travers le PAPI (Programme d’Action de Prévention des Inondations, NDLR). On demande désormais aux élus de trouver la bonne organisation ». A ses côtés, le président de la communauté de communes Cèze-Cévennes, Olivier Martin, a déjà sa petite idée : « Il va falloir se mettre d’accord avec Alès Agglo mais l’idéal est de créer un syndicat intercommunal à vocation unique : c’est beaucoup plus dynamique et on aura une oreille plus attentive ». Cerise sur le gâteau, ce problème des ruisseaux couverts devrait, au final, créer de l’emploi : « On demandera aux entreprises locales de travailler sur les chantiers », poursuit le président du territoire qui conclut fort à propos : « Ou comment transformer un handicap en atout ».

Tony Duret

 

 

 

 

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Tony Duret

Tony Duret, journaliste à Objectif Gard depuis juin 2012.

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