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TRANSPORT Nîmes Métropole va résilier son contrat avec Kéolis

Signée en 2013 pour une durée initiale de 10 ans, cette convention confie à l’entreprise privée l’exploitation du réseau transport de l’agglomération.Photo d'illustration / Objectifgard)
Signé en 2013, un contrat confie à Keolis l’exploitation du réseau transport de l’agglomération de Nîmes Métropole pour une durée initiale de 10 ans (Photo d'illustration /Objectif Gard)

À l’occasion du conseil communautaire de rentrée, les élus se prononceront sur la résiliation de la convention qui lie Nîmes Métropole à l’entreprise privée Keolis pour l’exploitation de son réseau de bus.

Voilà une délibération qui va faire grand bruit… Le 18 septembre, lors du conseil communautaire de rentrée, le président UDI Yvan Lachaud proposera à ses élus de résilier « de façon unilatérale et sans versement d’indemnité » la DSP (Délégation de Service Public) qui lie contractuellement Nîmes Métropole à Keolis. Signée en 2013 pour une durée initiale de 10 ans, cette convention confie à l’entreprise privée l’exploitation du réseau transport de l’agglomération.

Un service surévalué ? 

Élu à la tête de Nîmes Métropole en 2014, Yvan Lachaud n’a jamais caché ses inquiétudes concernant ce contrat. Seule à candidater au marché public de 2013, la société Keolis demande chaque année plus de 40 millions à l’agglomération pour assurer ce service public. Les recettes n’étant pas suffisantes (vente des tickets et versement transport des entreprises…), l’établissement public est contraint de faire une rallonge pour financer la prestation. « En 2014, la subvention d’équilibre avoisinait alors les 16 M €, quand la communauté urbaine Perpignan Méditerranée Métropole verse, elle, seulement 1 M par an », fait régulièrement remarquer l’exécutif.

C’est le lancement de la ligne 2 du TCSP (Transport Collectif en Site Propre) qui a donné l’opportunité à l’Agglo de mettre un terme à la DSP. Au titre de l'article 44.2 du contrat, Nîmes Métropole peut se désengager à partir du 30 juin 2018 « afin d’adapter au mieux les conditions contractuelles à la réalisation d’une ligne 2 du TCSP.»

Vers un nouveau marché public... 

Cette résiliation permettrait aux pouvoirs publics de lancer un nouvel appel d’offres. Cette-fois, les conditions d’attribution de ce marché pourraient être différentes. C'est ce qu'espère du moins Nîmes Métropole... Récemment, l’agglomération a réalisé un audit comptable et financier sur l’exploitation du service par Keolis. Si les conclusions de l'étude ne devraient vraisemblablement pas être rendues public, elles permettraient, selon nos sources, de faire pression sur l'entreprise pour tirer le coût du service à la baisse…

Coralie Mollaret

Et aussi :

La commission transport de Nîmes Métropole se réunit, ce mercredi au Colisée, pour étudier la délibération qui sera présenté le 18 septembre, lors du conseil communautaire de rentrée.

Lire aussi : NÎMES MÉTROPOLE Tango débraye…

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Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

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6 réactions sur “TRANSPORT Nîmes Métropole va résilier son contrat avec Kéolis”

  1. Encore une formidable DSP! 16M€ de rallonge par an au frais du contribuable (fonds publics) j’en ai les larmes aux yeux c’est beau!

  2. Qu’attendez vous de bon des Fournier, Lachaud, Proust, Plantier ?
    Regardez le classement de Nîmes parmi les villes françaises et européennes de même importance et regardez vos avis d’imposition aux taxes foncières et d’habitation… Vous verrez aussitôt qu’on vous demande beaucoup pour ne rien faire pour l’emploi, contre la pauvreté et les trafics en tout genre.
    Ce n’est pas en construisant un entrepôt pour les antiquités qu’on assure le développement de la ville.
    Quant à Monsieur Lachaud, monsieur Zigzag selon Georges Frêche, il fait tout donc pas grand chose !

  3. 16 millions qui serait mieux uttilisé à l’entretien des chaussés du centre ville (Faëta, Sully, etc…) Et peut être des bus qui respectent un peu mieux le code de la route.

  4. C’est un service public géré par une entreprise privée (membre du SNCF en l’occurrence). La délégation de service publique est un marché juteux qui renfloue les caisses de l’entreprise. C’est ça notre système économique. Faire des bénéfs sur le dos du service public et des salarié-es. Si l’agglo se passe de Kéolis, elle peut prendre Transdev l’autre leader du marché. Ça sera quasi le même prix à moins de remettre au gout du jour le servage voir l’esclavage.

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