Faits Divers

GARD Décès d’un bébé de 11 mois : la maman demande à sortir de prison

Palais de justice de Nîmes. DR

Une mère de famille de 5 enfants a demandé à la Chambre de l'instruction de Nîmes de bien vouloir la remettre en liberté, sous contrôle judiciaire. Les magistrats ont rendu un arrêt, ce jeudi après-midi, prolongeant l'incarcération de cette maman qui a mis au monde un petit garçon il y a 3 semaines, juste avant d'être placée en garde à vue pour des violences mortelles sur son bébé de 11 mois.

Les faits qui lui sont reprochés datent de la mi-décembre, lorsqu'elle a emmené sa petite-fille de 11 mois aux urgences du CHU Carémeau. Devant la gravité des blessures à la tête, la petite victime a été transférée à l'hôpital Marseillais de la Timone où elle est décédée quelques heures plus tard. La mère de famille de 33 ans, enceinte de plus de 8 mois et demi, a été hospitalisée.

Une enquête a débuté sous les ordres du parquet de Nîmes. Mi-janvier, alors que la mère de famille venait de mettre au monde un petit garçon, elle était placée quelques jours après en garde à vue par les enquêteurs de la compagnie de gendarmerie de Nîmes. Transférée au Palais de justice de Nîmes pour être mise en examen pour "violence ayant entraîné la mort sans intention de la donner sur un mineur de 15 ans ", la maman a reconnu des violences sur sa fillette.

" C'est une femme dépassée, qui élevait seule ses enfants et qui en plus devait gérer seule sa grossesse. En décembre, elle était sous pression. Mais elle aime ses enfants et aujourd'hui c'est un femme totalement dévastée par des événements tragiques ", confie avec émotion à la barre de la chambre de l'instruction son avocat, Me Baptiste Scherrer. Une femme d'origine laotienne " qui ne pouvait pas compter sur son époux, qui délaissait totalement ma soeur, et qui ne s'occupait pas des enfants. D'ailleurs le couple était en instance de séparation", affirme en marge de l'audience pénale un membre de la famille de la mise en examen.

Des proches qui décrivent tous une mère de famille " aimante, protectrice avec ses enfants et qui n'a jamais eu de problème avec la justice ou la police. C'est quelqu'un de bien qui se retrouve enfermée dans le monde de la justice. Elle refusait qu'on l'aide, elle voulait gérer sa famille toute seule, mais enceinte de 8 mois et demi elle a perdu pied ", poursuit la soeur de la mise en cause.

À l'audience de la Cour d'Appel, le parquet général de Nîmes a refusé la remise en liberté de la maman. " Il faut que des examens psychiatriques soient réalisés afin de comprendre pourquoi cette dame a commis des violences terribles sur son bébé. " Des arguments repris par la Chambre de l'instruction, puisque la mère de famille a vu sa détention provisoire prolongée, ce jeudi en soirée. Les 5 enfants de cette femme ont tous été placés dont le petit dernier de 3 semaines qui est dans une pouponnière. Une bien triste histoire.

Boris De la Cruz

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Boris De la Cruz

Journaliste, je suis passionné par les faits divers, la justice et la politique. Je collabore à Objectif Gard et à des médias nationaux.

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