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USAM Au terme d’une rencontre intense, l’USAM et Nantes se neutralisent

Dupuy, Gallego et l'Usam sont repartis frustrés des bords de l'Erdre (Photo: USAM)

Dans un match haletant au scénario indécis, l'USAM tient tête à Nantes (29-29), demi-finaliste de la Ligue des Champions.

Theodor Paul a été impressionnant dans les buts et a réalisé plusieurs parades décisives (Photo : Usam)

Trois jours avant de vivre un grand moment d’une saison déjà réussie, avec cette finale de Coupe de France contre le PSG, les joueurs de l’USAM devaient, « vivre l’instant présent », comme l’avait recommandé le coach, Franck Maurice. Et le présent c’était ce match de la 22e journée de championnat face à un cador, Nantes. Avec comme enjeu pour la Green Team de rester au contact de la cinquième place et d’Aix. Les Nantais, venaient pour conserver la troisième marche du podium.

Un affrontement de costaud

Coup d’envoi donné par les Verts qui, après deux fautes adverses, ouvraient la marque par l’intermédiaire de Tobie (1-0, 2e). Nantes prenait aussi son temps pour égaliser avec un nettoyage de lucarne en règle signé Claire. Ce dernier était sanctionné sur la contre-attaque suivante en se faisant exclure deux minutes pour un blocage limite. Un début de match avec déjà beaucoup d’intensité dans les duels. Vozab transformait son premier jet-franc (2-1, 4e). Solide en défense, Salou récupérait et lançait la fusée Sanad qui, au milieu de deux joueurs, doublait l’avantage (3-1, 5e).

Sur une attaque placée, Hansen réduisait la marque. Pas le temps de se retourner que sur une offensive ultra rapide, Tobie marquait (4-2, 6e). Les joueurs de Loire-Atlantique faisaient tourner le ballon et Balaguer scorait. Un ballon perdu côté nîmois et ce même espagnol égalisait (4-4, 7e). Le spectacle montait en gamme. Tobie faisait le show à l’entrée de la zone pour décaler le buteur égyptien, Sanad, qui malgré le gardien trouvait les filets (5-4, 8e).

Huitième minute, Desbonnet rentrait en scène avec un premier arrêt du pied et lançait son match. En ce début de partie, peu de buts mais un gros combat physique. L’USAM et Dupuy répondaient présents, mais l’arrière gauche se faisait sortir. Une tension dès le début de la partie qui influait sur les tireurs. Deux ratés consécutifs dont celui de Claire pour Nantes, qui tapait la barre à bout portant. Pourtant en infériorité numérique Nantes et Balaguer continuaient de se balader et revenaient (5-5, 13e). Les Nîmois ne devaient pas tomber dans le piège mais Rebichon était exclu à son tour. Desbonnet, lui, ne tombait pas devant les coups de butoir et tenait tête aux visiteurs. Moment de flottement de part et d’autres, mais Tobie filait au but avec l’efficacité qu’on lui connaît. (6-5, 14e).

Un tableau d’affichage en mode yo-yo

Claire revenait aux affaires en prenant Desbonnet à contre pied (6-6, 16e). Face à la défense, Tobie ne trouvait pas la faille et Emonet donnait une unité d’avance aux visiteurs (6-7, 16e). Le gardien nantais Siffert s’y mettait aussi devant Sanad. Derrière, le redoutable Lazarov se distinguait et pour la première fois, Nantes menait de deux points (6-8, 19e). Parfois limite au niveau du temps, le HBCN était très efficace et réaliste en attaque placée à l’exemple de celle conclut par Claire d’un tir dévastateur. Dupuy maintenait illico les siens (7-9, 20e).

Pas le temps de respirer que Guillo scorait aussitôt imité par Suty qui réalisait un festival en solo (8-10, 21e). Mais Nantes était irrésistible et ne gâchait aucune possession. Lagarde ouvrait son compteur (8-11, 23e). Le ton montait jusqu’à une échauffourée qui n’effrayait pas les courageuses jumelles arbitres de s’interposer et d’exclure le capitaine Feliho. Et revoilà Dupuy qui repointait son bras pour réduire l’écart (9-11, 24e). L’adversaire perdait enfin un ballon dans une configuration sans gardien et il en fallait pas plus pour Gérard (10-11, 24e). Lagarde retrouvait le chemin des filets et Sanad répondait immédiatement pour la Green team (11-12, 24e).

Comme d’habitude, les Verts montraient leur faculté incroyable à ne pas laisser distancer face aux grosses écuries du Championnat. Desbonnet brillait devant Lagarde et le virevoltant Sanad faisait mouche. Nîmes avait refait son retard ! (12-12, 25e). Même scénario avec d’autres protagonistes : arrêt de Paul, entré en jeu sous le portique nîmois pour servir « Lucho » Tobie, intenable. Lequel  rééditait à nouveau la performance quelques secondes plus tard ( 14-12, 27e).

Fin de première période rocambolesque, Nantes perdait tout ses moyens devant un Parnasse en furie. Les contres Usamistes étaient assassins et Sanad en faisait la démonstration (15-12, 27e). Trois buts nantais dont le dernier de Lazarov et enfin un tir arrêté de Tobie stoppait rapidement l’hémorragie dans le camp nantais (15-15, 29e). Une dernière tentative en filou de Prandi pour esquiver ne trompait pas la vigilance du gardien. Les équipes étaient dos à dos à la pause.

Les grandes équipes ne font plus peur

Le second acte démarrait et Dupuy était encore sanctionné pour une faute évitable. Gurbindo réussissait son jet-franc. Moins de réussite pour Rebichon, peu en vue, qui se contentait du poteau gauche (15-16, 32e). Décidément Dupuy était dans le viseur de la défense nantaise. Après un raffut sur Tournat, il était violemment repoussé par Claire, exclu sur le coup. Lagarde détachait sa formation à la conclusion d’une belle action (15-17, 34e). Arrêt de Paul, l’action se poursuit et Prandi, d’un tir lointain, se montrait enfin, lui qu’avait été si bon à Montpellier. Il se mettait en marche et accélérait en répondant au but d’Hansen (17-18, 37e). Pour excès de contestation, l’entraîneur nantais recevait aussi un carton jaune.

Le match s’éparpillait, Salou ratait un face à face et derrière, Nantes manquait la balle de contre. Mais cela n’empêchait pas les visiteurs d’inscrire deux nouvelles réalisations et de faire un petit break (17-20, 39e). Mais le géant vert Salou permettait à sa troupe de rester dans la bataille malgré le soldat Hansen qui tirait une nouvelle cartouche (18-21, 40e). L’espoir était conservé avec le but de Dupuy. Pour avoir poussé Lagarde en l’air, Salou héritait de deux minutes. Pour espérer gagner au hand, il faut un voire deux gardiens décisifs et Paul le sait en tendant sa jambe. Un acrobate ça aide bien aussi. Tobie se désarticulait pour feinter la défense et envoyait une praline dans les filets (20-21, 44e). Prandi sur la gauche et une fois n’est pas coutume, ces acharnés d’usamistes sont là ! Hansen puis Rebichon, toujours sur la gauche, continuait de tenir les équipes à égalité (22-22, 45e).

Une atmosphère irrespirable

Parce que cette équipe veut faire rêver son public à quinze minutes du terme, elle reprenait l’avantage grâce au frais Kaabeche (23-22, 46e). Sur une minute de folie, Paul réalisait deux parades décisives. Halgrimsson et Prandi marquaient pour enflammer la salle (25-22, 48e). S’ensuivait une réduction du score puis un arrêt sur un tir de Prandi mais les Usamistes se montraient infranchissables en défense. Paul était impressionnant de sérénité dans son but, comme Vozab l’était au jet-franc (26-23, 50e). Hansen continuait de jouer les troubles fêtes (26-24, 51e). Mais Prandi d’un tir surpuissant sous la barre redonnait de la voix au Parnasse. Le match s’emballait et Lazarov maintenait Nantes à flot en trouvant la faille à deux reprises (27-26, 53e).

Un Hansen peut en cacher un autre et celui du HBCN fait du mal. Grâce à un but de Klein, les visiteurs retournaient la situation (27-28, 56e). Mais pas question pour Prandi and Co de lâcher la victoire (28-28, 57e). À trois minutes de la fin, l’USAM était soutenue par la rage d’une mascotte, d’un président et de 3 000 personnes les bras en l’air ! Et Prandi et son poignet magique transperçait le gardien nantais sans défense (29-28, 58e).

Le même voyait sa tentative stoppaée mais derrière Balaguer heurtait le poteau. Tout le gymnase est debout, l’ambiance etait surchauffée. Feliho sorti, était hué par une partie du public. Les nerfs lâchaient mais Tournat gardait du sang-froid pour égaliser (29-29, 59e). Temps mort demandé par Franck Maurice pour calmer les esprits dans ces dernières secondes. Tobie avait la balle de match mais il était contré et sur la dernière possession en faveur des Nantais, Desbonnet conservait le match nul. Maintenant, ça y est on peut avoir la tête à Paris !

Corentin Corger

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