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UNESCO La « positive-attitude » de la ville de Nîmes

Ce week-end au Bahreïn, le Comité du patrimoine mondial décidera de l’inscription de Nîmes à l’UNESCO.

Les rayons du soleil couchant frappe les arches des arènes de Nîmes... (Photo : Coralie Mollaret)

« On y croit ! » Ce matin, les élus de la Ville et le préfet du Gard, Didier Lauga, ont parlé d’une même voix pour affirmer tout l’espoir qu’ils avaient dans le classement de Nîmes au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Ce jeudi, une délégation conduite par le maire, Jean-Paul Fournier, se rendra au Bahreïn pour assister à la 42e session du Comité du patrimoine mondial. « Nous avions une confiance dans notre dossier porté par l’État français », martèle l’édile. 

« Si Nîmes n’était pas classée, ce serait une profonde injustice »

Initié en 2012, le dossier a connu de récentes péripéties. En mai, le rapport des experts de l’ICOMOS (International council on monuments and sites) a plaidé pour un report de la candidature nîmoise. Le préfet du Gard tempère : « les experts n’ont pas recommandé de rejeter la candidature comme ils ont pu le faire pour d’autres dossiers. Nous sommes optimistes. Si Nîmes n’était pas classée, ce serait une profonde injustice. »

Que s’est-il passé à Nîmes, depuis la remise du rapport des experts ? « Nous avons retravaillé le dossier et pris plusieurs engagements », répond l’adjointe déléguée au tourisme, Mary Bourgade, sans livrer plus de détails. Le premier magistrat annoncera que « le projet du palais des congrès derrière le musée de la Romanité est pour l’instant en attente, conformément aux recommandations. » Et d’ajouter : « maintenant, c’est l’État qui porte la candidature et doit convaincre. »

De gauche à droite : l'adjoint à la Culture Daniel-Jean Valade, le préfet du Gard Didier Lauga, le maire de Nîmes Jean-Paul Fournier, l'adjointe en charge du tourisme Mary Bourgade (Photo : Coralie Mollaret)

À ce titre, Didier Lauga insiste sur l’entreprise de « lobbying » de l’ambassadeur de France à l’UNESCO, Laurent Stefanini, auprès des 21 états-membres du Comité décisionnaire. Ces dernières années, l’UNESCO a décidé de favoriser le classement des sites des pays émergeants. « C’est vrai que la France compte beaucoup de joyaux classés. Mais on ne peut pas être pénalisé parce que nous avons de trop belles choses ! », commente Jean-Paul Fournier. Reste que comme pour le sport, la géopolitique a aussi ses droits en matière culturelle.  

Coralie Mollaret

coralie.mollaret@objectifgard.com 

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Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

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