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FAIT DU JOUR L’ambroisie, nourriture des Dieux, poisons des humains

C'est à partir de la mi-août que la pollinisation de cette plante pose problème... Surtout dans le Gard !

Pied d'ambroisie dont les fleurs mâles sont prêtes à s'ouvrir. Un port en candélabre typique permet de reconnaître la plante à ce stade (Photo Fredon Occitanie).

L'ambroisie n'est pas (ou plus en tout cas), la nourriture des Dieux. Une nourriture qui les rendait immortels, un nectar qui les renforçait et qui les plaçait au-dessus de la mêlée en leur conférant l'immortalité toute-puissante. L'ambroisie dont on parle aujourd'hui n'est autre qu'une plante verte, simple, quasi folle et qui pousse les Gardois dans leurs derniers retranchements.

En effet, de nombreux foyers sont repérés aux quatre coins de la région Occitanie, qui est par ailleurs la première de France quand on parle d'ambroisie. Le département du Gard est aujourd'hui le plus touché par la présence de cette plante avec certaines zones fortement envahies tant le long des routes que des cours d'eau (vallées de la Cèze et des Gardons). Au 20 août, 220 signalements ambroisie ont été effectués sur la plateforme du RNSA pour la région Occitanie, dont 124 signalements pour le département du Gard.

Figurez-vous que comme toutes les années après la mi-août, l'ambroisie commence à fleurir et donc à émettre son pollen fortement allergisant. Selon le bulletin hebdomadaire du RNSA (réseau de surveillance aérobiologique), " Les pollens d’ambroisie ne seront pas en vacances en cette fin août et seront au contraire bien présents dans l’air, pouvant gêner fortement les allergiques ". En région Occitanie, le Gard est le département qui présente le taux de pollens émis dans l'air le plus élevé. " C'est également le département le plus envahi par l'ambroisie de la région, et depuis plus de 15 ans ! " note Anne-Marie Ducasse-Cournac, coordinatrice régionale d'un projet de lutte contre l'ambroisie.

Ambroisie (Photo Fredon Occitanie).

Mais que faire pour se prémunir de ces allergies ? " Si vous êtes allergique à l'ambroisie et en zone fortement impactée, vous devez vous rincer les cheveux le soir, aérer au moins dix minutes par jour avant le lever et après le coucher du soleil, éviter de faire sécher le linge à l’extérieur, garder les vitres des voitures fermés, éviter les activités extérieures qui entraînent une surexposition aux pollens " poursuit la coordinatrice. Semple, basique, comme dirait l'autre.

Dans le Gard, plus de 80 référents communaux (désignés par les collectivités) ont été formés par Anne-Marie Ducasse-Cournac de la FREDON Occitanie, coordinatrice régionale du projet et relais départemental ambroisie pour le Gard. " Ces référents sont chargés de vérifier les signalements reçus sur leur commune. Ils vont ensuite voir les propriétaires ou gestionnaires des lieux pour les informer des dangers de l'ambroisie pour la santé mais aussi pour les cultures, et pour leur demander de détruire les plantes " confirme la formatrice.

Photo DR.

Surveillez sous les mangeoires d'oiseaux... Les mélanges de graines peuvent cacher des graines d'ambroisie. Soyez également vigilant quant à la provenance de vos terres végétales, de vos composts et arrachez au fur et à mesure les plants d'ambroisie s'il y en a, de préférence avant floraison. N'oubliez pas d faire connaître la plante à votre entourage qui apportera, lui aussi, sa pierre à l'édifice.

Les référents sont informés d'une présence d'ambroisie sur leur zone d'action via la plateforme de signalement gérée par le RNSA. Si l'on rencontre de l'ambroisie, quatre canaux de signalements sont possibles. Site Internet (www.signalement-ambroisie.fr), application smartphone (signalement ambroisie), par mail sur contact@signalement-ambroisie.fr, ou par un numéro vert (0 972.376.888). " La lutte est alors très difficile… Le mieux est d'éviter son implantation dans les zones encore indemnes telles que l'ouest du Gard et les zones proches des foyers cités " conclut Anne-Marie Ducasse-Cournac.

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Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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