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NÎMES Borne en visite au pas, c’est l’État qui n’hésite pas

La ministre des transports était en visite dans le Gard. La future gare de Manduel en ligne de mire.

Avant ses rendez-vous nîmois, la ministre Élisabeth Borne a vu Philippe Berta, député gardois (Photo Anthony Maurin).

C'est la dernière brique du dispositif final du Contournement ferroviaire Nîmes-Montpellier après les nombreux épisodes qui se sont écoulés depuis les premiers plans tracés sur la comète. Pour valider les envies de l'État et appuyer la politique menée en local, la ministre des transports, Élisabeth Borne, visitait le chantier de la future garde de Manduel, nommée à présent Nîmes Pont du Gard.

En petit déjeuner en Préfecture avec de nombreux élus gardois (Photo Anthony Maurin).

Arrivée à Montpellier la veille au soir mais ayant dormi à Nîmes, la ministre s'est rendue en Préfecture pour un petit déjeuner de travail. Sujet du rendez-vous, la mobilité et les transports, forcément. " Votre appui est total sur ce projet qui est nécessaire pour nous. Il y a 30 ans, Montélimar et Valence étaient comparables, aujourd'hui et grâce à la gare TGV, il n'y a pas photo. Cela a tout changé. Notre projet s'étend sur 180 hectares, tout se passe très bien avec la SNCF, toutes les difficultés ont été levé les unes après les autres... On a voulu garder la réalité agricole et viticole du site, il y aura des nids d'insectes et des oliviers. 52% du projet redeviendra agricole une fois le chantier terminé. Un grand parc d'attraction y sera implanté car nous sommes ici au barycentre de la romanité. Nous travaillons sur ce parc avec la Compagnie des Alpes et d'autres acteurs. Le développement économique du secteur est important car nous pensons créer entre 3 000 et 4 000 emplois sur ce territoire. Cet espace sera aussi une grande vitrine pour les produits locaux " explique Yvan Lachaud, président de Nîmes Métropole.

La future gare (Photo Anthony Maurin).

La gare devrait être achevée le 15 décembre 2019 alors que tout devait être initialement bouclé en 2020. Projet atypique alliant fret et transport de voyageurs plus conventionnels, ce sont 80% des trains qui seront détournés de leur ancien tracé en direction de cette nouvelle ligne, laissant quelques pourcentages d'entre eux passer en gare de Nîmes centre (ou Nîmes Arènes selon le souhait de l'agglo).

Didier Lauga, Préfet du Gard, Élisabeth Borne et Yvan Lachaud (Photo Anthony Maurin).

10 à 15 minutes de trajet seront ainsi gagnées sur la liaison Montpellier-Paris, Nîmes ne sera plus qu'à 2h35 de la capitale (sans compter le temps qu'il faut pour se rendre à la gare bien sûr)! Pour Lyon, comptez 1h15, Montpellier seulement 20 minutes et Barcelone à moins de 3h30. La nouvelle gare nîmoise devrait accueillir près d'1,5 million de voyageurs et le coût global du vaste projet de la Ligne Grande Vitesse s'élève à 1,9 milliard d'euros. " De ce qui était destructif nous avons fait une force. Nous avons replacé le local au centre du projet et avec la gare à proximité, le parc d'attraction sur la romanité sera unique en France " assure Yvan Lachaud.

Le dernier pont mis en place (Photo Anthony Maurin).

Pour la ministre en charge du dossier et donc en visite sur le chantier de la gare, " La sécurité reste une des priorités de l'État dans les transports. Nous devons entretenir le réseau et le moderniser. Le contournement Nîmes-Montpellier est la seule ligne en France à être mixte, il est important de favoriser le fret ferroviaire. Je tenais à venir ici pour dire que cette gare est une chance pour desservir le territoire ". Quand on parle de la proximité des gares de Nîmes et Montpellier, de l'éloignement de l'infrastructure et à l'énoncé des mots gare et betterave... " Cela donne des opportunités aux deux territoires. Betterave? On peut toujours en débattre mais des gens vivent autour quand même ! Non, avoir un accès au réseau TGV est vraiment une chance et cela permet de libérer le trafic de la gare centre tout en y conservant une bonne programmation des TER " conclut Élisabeth Borne, ministre des transports.

Le mas Larrier sera la vitrine des produits locaux et jouxtera la future (Photo Anthony Maurin).

Un parking de 1 000 places de stationnement, une interconnection entre les gares de Nîmes Arènes et Pont du Gard en huit minutes sur le papier, un environnement choyé et arboré, ... Cette gare n'a pas encore fini de faire parler d'elle !

Les murs de la future gare, de la brique et du bois (Photo Anthony Maurin).

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Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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