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GRAND AVIGNON Des chiffres pour prouver la reprise économique

L'Agglo avignonnaise a présenté mercredi son premier panorama économique.

De gauche à droite, le vice-président du Grand Avignon ,Guy Moureau, le président, Jean-Marc Roubaud, et le directeur de l'AURAV, Gilles Périlhou, ont présenté le panorama économique de l'Agglo mercredi (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

Un document de douze pages conçu par l’Agence d’urbanisme Rhône Avignon Vaucluse (AURAV) dont la vocation est plus de confirmer une tendance que de renverser la table.

« On est en train de réussir » : quand il parle développement économique, le président du Grand Avignon Jean-Marc Roubaud le martèle, la politique menée par l’Agglo fonctionne. Et si certains ne le croient pas, il a désormais un document pour prouver ses dires : le panorama économique. Un document qui se veut objectif : « nous avons choisi de mandater l’AURAV pour objectiver ce rapport », poursuit le président. Un document de synthèse dont l’Agglo ne disposait jusqu’alors pas, et qui se concentre sur l’emploi privé, « le vrai marqueur de l’activité et de l’évolution économiques », précise le directeur de l’AURAV, Gilles Périlhou.

Des bons chiffres

Et donc ? Le Grand Avignon se porte plutôt pas mal, merci pour lui. « Il y a des chiffres dont nous pouvons être fier, avec 46 % d’offres d’emploi supplémentaires en 2017 par rapport à 2016, la 5e place de la région PACA en terme de création d’emplois, devant Cannes et quasiment à égalité avec Toulon, Avignon a été classée 9e ville de France pour entreprendre par le magazine l’Express et notre projet de marketing territorial "Avignon terre de création" a reçu le premier prix de l’attractivité territoriale du magazine Décideurs », claironne Jean-Marc Roubaud.

Autre indicateur au vert, l’emploi salarié privé, qui repart de 2,4 % entre 2014 et 2016, une reprise plus importante que la moyenne nationale, à 1,9 %. Le tout s’accompagne « d’une poursuite de la tertiarisation de l’économie, avec une poussée de la santé, du tourisme et du secteur scientifique », commente Gilles Périlhou. Le directeur de l’AURAV note également « une forte présence des emplois productifs, vers l’exportation notamment, qui progresse aussi, ce qui est une particularité dans les régions PACA et Occitanie. » De quoi encourager le vice-président du Grand Avignon, Guy Moureau, à s’orienter « vers l’industrie manufacturière, car un emploi industriel égale cinq emplois induits. »

« C’est politiquement casse-gueule »

Par ailleurs, « on constate que nous avons sur le Grand Avignon trois communes qui concentrent 80 % des emplois : Avignon, Le Pontet et Vedène. Et nous devons être attentifs à ce que l’emploi se développe sur l’ensemble des communes », note par ailleurs Jean-Marc Roubaud. Sur ce plan, l’Agglo compte développer les zones activités de l’Aspre, à Roquemaure, et du Plan, à Entraigues (Vaucluse). D’une manière générale, le commerce, les services, la logistique et la santé tirent l’économie de l’Agglo vers le haut. Une Agglo qui constitue « le véritable poumon économique de notre aire urbaine, souligne Gilles Périlhou. Chaque jour, 35 000 personnes viennent travailler dans le Grand Avignon depuis une autre intercommunalité. » Cette donnée et le chiffre de 500 millions irrigués du Grand Avignon vers les territoires voisins, contre 220 millions dans l’autre sens, étaient déjà connus mais sont rappelés dans le panorama.

Un panorama pourquoi faire, finalement ? « Ce constat objectif n’a une utilité que si nous nous en servons pour adapter nos politiques », explique Jean-Marc Roubaud, avant d’estimer que l’Agglo « est largement en ordre de marche » puis que « nous allons continuer ce que nous avons enclenché. » En clair, ce document vient plus confirmer la viabilité des politiques menées que d’en impulser de nouvelles. Tout n’est cependant pas parfait. Le territoire a du mal à recruter des emplois qualifiés ou encore à permettre à ses entreprises de grossir, admet Marion Nussbaumer, chef de cabinet en charge du marketing territorial de l’Agglo, qui affirme aussi qu’il faut aller « vers un renforcement des actions de terrain pour être au plus près des entreprises. »

Avec ce panorama, le Grand Avignon cherche à se vendre et à attirer des entreprises de l’extérieur. C’est aussi pour cette raison que des lettres de conjoncture seront publiées à partir de janvier. « Mais c’est politiquement casse-gueule, affirme Jean-Marc Roubaud. Ça nous oblige car si en janvier les chiffres ne sont pas bons, il faudra les assumer. Mais j’ai cette culture du résultat et de la transparence des politiques publiques. »

En tout transparence, Gilles Périlhou précisera que le Grand Avignon avait confié un nouveau travail à l’AURAV : « plancher sur les indicateurs qui peuvent objectiver l’épanouissement des entreprises et des salariés sur le territoire. » Et le directeur de l’AURAV d’ajouter que « ce sera une autre paire de manches. »

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com

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Thierry Allard

31 ans, féru de politique, de sport et de musique. Jadis entendu en radio, je couvre depuis juin 2014 le Gard rhodanien pour Objectif Gard.

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