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FAIT DU JOUR Les Crocos ont tenu tête aux européens

Après ce nul obtenu 1-1 à Monaco, les Nîmois terminent une série d’affrontements d’équipes européennes. Un bilan satisfaisant conclu par une victoire, deux nuls et une seule défaite.

Grâce à cette solidarité, les Nîmois peuvent soulever des montagnes (photo Anthony Maurin)

Lors des six premières journées, les Nîmois ont affronté quatre équipes qualifiées cette saison pour une coupe d'Europe. Un défi relevé avec brio, cinq points obtenus et pour l'instant une place dans la première partie du classement. 

Un promu qui bat, sans débat possible, le finaliste de la dernière Ligue Europa (3-1), neutralise Bordeaux (3-3), engagé dans la même compétition, accroche (1-1) le vice-champion de France, qualifié en Ligue des Champions, et perd de justesse face à une des meilleures équipes d’Europe (4-2), le terme exploit peut s’employer. Peu de nouveau-nés dans l’élite peuvent se targuer d’une telle performance. Seulement six journées écoulées et déjà les Crocos ont marqué les esprits. Grâce à leur abnégation et leur courage, le vingtième budget de l’élite ne rougit pas, sûr de sa force.

Des prouesses qui réjouissent évidemment le principal protagoniste, Bernard Blaquart, qui préfère rester mesuré : "on ne prend que deux points sur les quatre derniers matches, il n'y a pas de quoi sauter au plafond !" Même si pour l'instant le plan comptable n'était pas ce qui l'intéressait en premier lieu. Sans enlever de valeur aux résultats de ses joueurs, il pointe du doigt l'état de forme de ces équipes : "elles n'étaient pas tout à fait prêtes. Je suis très prudent dans l’analyse." Entre ces défis européens, s’est glissé une défaite 1-0 à Toulouse.

Pour Antonin Bobichon, grand artisan des points récoltés avec deux buts inscrits et une passe décisive hier soir à Monaco, le verdict est sans appel : "un tel bilan au bout de six journées, on aurait signé direct." Le prestige des affiches et la ferveur du public poussent ces hommes à se "sublimer", reprend Bobichon. À "se transcender", insiste son compère Valls. Les Crocos donnent tout, comparables à de simples guerriers pour les novices, à des gladiateurs pour les Nîmois. "J'ai eu mal au ventre tout le match. Je suis sorti car je ne pouvais plus courir. J'ai essayé au mental mais ça n'a pas suffit", confiait Théo Valls, après la rencontre. Son visage en disait beaucoup sur les efforts consentis.

Alakouch aussi a été touché et Briançon s'est fait peur avec une possible torsion du genou. Différents tests permettront d'en savoir davantage sur leur état de santé. Parmi les quatre matches de gala déjà disputés, c'est sur le Rocher que les Crocodiles ont le plus souffert. La résistance à Falcao and Co a coûté cher physiquement. Certainement que certains joueurs auront besoin de se reposer mercredi face à Guingamp, avant le derby dimanche prochain face à Montpellier.

Confirmer contre les petites cylindrées

Tout l'effectif est unanime sur le côté plus que satisfaisant du travail déjà réalisé. Mais faire chuter ou accrocher des gros pour perdre ensuite des points là où on les attend davantage, à quoi bon ? "Ce n'est pas une finalité, les matches importants arrivent maintenant", prévient le capitaine, Anthony Briançon. Car pour la première fois de la saison, le Nîmes Olympique va enfiler le costume de favori pour la réception de Guingamp, mercredi.

Suivront ensuite le déplacement à Montpellier, dimanche prochain, et la venue au stade des Costières, de Reims le 6 octobre. Mais la motivation est intacte : " il va falloir que l’on réitère tout ça face aux équipes un peu plus inférieures. Il n’y a pas que contre les gros qu’il faut que l’on donne tout", soulignait Théo Valls. Un nouveau statut à assumer qui en ferait presque oublier que Nîmes joue le maintien dans ce championnat. Ou du moins est censé. Mais vu la volonté offensive qui règne dans ce groupe, on se dit que l'objectif a des chances d'être atteint.

"Après ces trois matches, on pourra dresser un vrai bilan. On a besoin que se détache certains leaders. On est le petit qui a démarré et qui a envie de ne plus être le petit", lâche Bernard Blaquart. Le petit fait en tout cas grand bruit actuellement dans la France du foot et pour notre plus grand bonheur, ça n'est pas prêt de s'arrêter.

Corentin Corger

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