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NÎMES Rénovation urbaine saison 2

Le président de L'Agence nationale de la rénovation urbaine et son directeur en déplacement dans le Gard.

Nîmes ANRU 2 (photo Véronique Camplan)

Déplacement dans le Gard d’Olivier Klein, président de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) et de son directeur général la semaine dernière.

Accueillis par le préfet Didier Lauga lors une journée marathon, avec au programme, visites de chantiers et inaugurations mais surtout une table ronde des partenaires pour engager des négociations concernant les participations à ce projet lourd, qui entre dans sa deuxième phase qui n'aboutira que dans… 22 ans.

La rénovation urbaine est un mal nécessaire. La société change, la ville doit changer aussi. Aujourd'hui, certains quartiers ne sont plus adaptés et il ne fait plus bon y vivre. Les plans de rénovation urbaine sont donc des changements profonds nécessaires mais lourds à financer et longs à mettre en œuvre. Études, concertations entre les partenaires financiers et chantiers, l'aboutissement de ces projets se compte en décennies.

À Nîmes, le premier plan de rénovation urbaine vient de s'achever, alors que la seconde phase commence avec des travaux déjà lancés sur les quartiers de Pissevin, Valdegour et Mas de Mingue. À noter que c'est un Gardois sur cinq qui vit dans des quartiers dits "Politique de la ville", c'est-à dire concernés par la rénovation urbaine, ce qui donne la mesure des enjeux.

Concertation au sommet

Des concertations régulières sont nécessaires tout au long de la réalisation du projet de rénovation urbaine (photo Véronique Camplan)

Sur des temps aussi longs des concertations régulières s'imposent. Les fondations posées, tout peut évoluer jusqu'au terme, y compris les participations financières. Par l'exemple, devant les changements massifs envisagés à Nîmes, les responsables de L'ANRU se disaient prêts à examiner la possibilité d'un financement supérieur à 35%, montant décidé à l'aube du projet.

Sachant que l'ANRU peut financer entre 10 et 70% des projets de rénovation urbaine, selon l'ampleur des projets et les moyens des collectivités concernées. C'est ce qui, entre autres, a été débattu lors d'une table ronde qui réunissait responsables nationaux de l'agence pour la rénovation urbaine, la Ville, Le conseil départemental, les députés Philippe Berta et Françoise Dumas, la sénatrice Vivette Lopez.

Des maisons de projets pour comprendre et donner son avis

Alain Margerit, déjà auteur de la rénovation de l'l'Esplanade et de l'avenue Feuchères, est l'urbaniste chargé de la conception. Ici à la maison de projet de Valdegour devant une maquette évolutive (photo Véronique Camplan)

Au mas de Mingue et à Valdegour, deux maisons de projets accueillent les habitants afin d'expliquer les changements induits par les chantiers et recueillent les avis afin de les imputer à l'évolution des aménagements. À Valdegour, une maquette impressionnante a été réalisée pour rendre cette rénovation plus concrète.

Elle est conçue à partir d'éléments séparables qui sont remplacés au fur et à mesure des avancées. Dans les grandes lignes, l'ANRU 2 propose d'ouvrir les quartiers sur la ville avec, entre autres, la ligne T2 de transport en commun qui desservira les quartiers vers la ville. Les grandes barres d'immeubles seront fractionnées, les niveaux, parkings passages en viaduc, rasés pour "retrouver le sol", comme l'a précisé Alain Margerit et ce, dans le but d'avoir un quartier clair avec une circulation facile et la création de centre de commerces accueillants. Il est aussi question d'écoles, de santé… Bref, ce qui fait la vie d'un quartier aujourd'hui et qui permet à ses habitants de s'y sentir bien et de permettre de rompre l'isolement avec le reste de la ville.

Des changements aussi massifs, entraînent, des travaux qui peuvent paraître traumatisants, démolitions, relogements dus à la disparition de certains bâtiments ainsi qu'à la rénovation d'autres. C'est pourquoi, il est important de comprendre, de donner son avis, d'instaurer le dialogue et de… s'armer de patience.

Véronique Palomar-Camplan

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Véronique Palomar

Après une longue carrière au service de l'information dans l'hémisphère sud, me voilà de retour dans l'hexagone. Heureuse de mettre, plume, regard neuf et expérience au service d'un journal indépendant et de continuer à informer.

1 commentaire sur “NÎMES Rénovation urbaine saison 2”

  1. Une rénovation Urbaine? attendez ce n’est juste que des démolitions, reconstructions, des remplacement d’immeuble c’est tout. Aucune perspective de vie mise en place ni sur le plan économique, ni sur le plan associatif, ni culturel ni sociale, dans 15 ans on recommencera. Il ne suffit pas de changer les immeubles, de boucher 3 trous dans la chaussée pour changer un quartier ou une ville

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