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NÎMES Stationnement gratuit, braderie hivernale, Noël… Les changements actés ou à venir

Avec des boulevards sur deux voies pour les automobiles et une réservée au TCSP, les livraisons et files d'attentes ne sont plus les bienvenues depuis belle lurette mais d'autres propositions sont prêtes à l'emploi... (Photo Archives Anthony Maurin).

Sophie Roulle est l'adjointe au maire de Nîmes déléguée à la redynamisation du centre ville, aux halles et aux animations commerciales. Après une bonne saison estivale et de nouvelles propositions tarifaires concernant le stationnement, elle évoque le centre-ville et les projets qui concernent sa délégation.

Depuis 1er octobre et le déplafonnement de la durée maximale de stationnement, les visiteurs du centre-ville peuvent rester garés au même endroit 8h au lieu de 3h30 par le passé. " C'était un souhait des commerçants, nous l'avons entendu. À partir de midi le samedi et jusqu'au lundi matin, le stationnement aérien est totalement gratuit. Enfin, celles et ceux qui veulent venir en ville mais qui désirent se garer en souterrain le pourront deux heures durant sauf au parking de la gare. Attention, c'est 2h, pas 2h01 ! ", avertit Sophie Roulle.

Trois mesures fortes et un retour encore frais mais plutôt positif des principaux intéressés, les commerçants et les visiteurs qu'ils soient Nîmois ou Gardois. " J'ai commencé à organiser des réunions avec une dizaine de commerçants de la rue Général Perrier, pour parler de la Paycard. J'aimerais qu'à terme, les commerçants du centre-ville puissent la proposer à leurs clients, comme ceux des halles. Aux halles cela fonctionne depuis huit ans et nous voulons l'étendre aux parkings de la Place d'Assas et à l'Esplanade ", rappelle l'élue qui précise que l'offre est déjà active avec l'association Cœur de Nîmes.

Sophie Roulle (Photo Anthony Maurin).

La Paycard, c'est quoi ? C'est la carte de fidélité des commerçants des halles qui vous permet de constituer une cagnotte pour payer votre stationnement. Un beau geste financé, toujours à terme, par les commerçants eux-mêmes. Comme une carte de crédit, vous faites vos course en centre-ville et vous comptabilisez des points qui ont une valeur en euros afin de payer le temps passé (ou une partie tout dépend de votre consommation) dans un parking. D'autres réunions avec les commerçants sont prévues, comme celle de la semaine prochaine au Café des arts à La Coupole. Chose découverte à l'occasion de la réalisation de l'article, un site Internet est déjà dédié au stationnement à Nîmes...

Mais d'autres sujets sont à aborder avec Sophie Roulle. Le bilan des Jeudis de Nîmes, de la nouvelle version de la braderie mais aussi des fêtes de fin d'année. Les Jeudis de Nîmes... : " je pense que les commerçants ont bien travaillé. Enfin ceux qui ont ouvert. Pour les franchisés et ceux qui sont moins bien organisés ou qui ont des problèmes de personnel, c'est plus compliqué. Les commerçants qui essaient d'ouvrir sont souvent isolés et baissent les bras car ils sont seuls à y croire mais si, au moins quelques fois, tous les commerçants jouaient le jeu, ça ferait boule de neige et les consommateurs prendraient des habitudes. "

Têtes chenues et aussi jeunes couples dynamiques se retrouveront aux halles de Nîmes pour préparer les repas de Noël. (Photo Archives Anthony Maurin : ObjectifGard)

Contrairement à ce qui avait été suggéré (ou tenté), les Jeudis ne seront pas organisés d'une feria à l'autre. " Non, on conserve les Jeudis de juillet et d'août seulement. Nous préférons faire un peu moins long dans le temps mais avec plus de monde. En juin, les gens préparent leurs vacances et en septembre, ils sont dans la rentrée et les impôts. "

Concernant la braderie nouvelle formule, l'estivale semble faire des émules et devrait être dupliquée sous sa forme. Plus aucun commerçant non sédentaire, un espace de voie publique en totale gratuité pour les commerçants qui veulent s'exposer hors leurs murs et une programmation imaginée sur deux jours avec une nocturne. " Il nous a fallu du temps mais nous pensons avoir trouvé la bonne formule. Nous risquons de décaler les dates de la prochaines braderie d'hiver car le pouvoir d'achat sera forcément meilleur si nous l'organisons en début de mois mais rien n'est acté ", note Sophie Roulle.

Jeudis de Nîmes. Photo Archives Tony Duret / Objectif Gard

La braderie devrait donc s'étaler sur deux jours, vendredi et samedi avec le vendredi soir une petite animation à La Coupole et une nocturne en ville. " On colle à la politique de gratuité que nous mettons en place pour le stationnement. Nous allons bloquer la rue Général Perrier comme toujours, créer des animations et pour la première fois nous mettons une sono dans les rues de l'Écusson, enfin du périmètre de la braderie ".

Enfin, les fêtes de fin d'année... Avec le retour du marché de Noël l'an passé, place à son agrandissement et à une certaine notion de la montée en gamme de la chose. Plus d'étaliers et des produits de meilleure qualité. " Nous travaillons aussi sur les animations du cœur de la ville, sur le petit train du père Noël, sur les manèges de l'Esplanade, sur la grande roue... Tous ces tickets seront à aller chercher chez les commerçants ", rappelle l'adjointe.

Autour des arènes (Photo Archives Anthony Maurin)

Dernier point qui picote un tantinet, la désaffection de certaines rues, auparavant marchandes et passantes mais qui sombrent peu à peu dans l'oubli et le rideau baissé. Les voitures ne passent plus par les boulevards ceinturant l'Écusson et le stationnement y est largement restreint. " La rue Crémieux et le début de la rue Régale peut-être... Comment l'expliquer ? Pour la rue Crémieux, il manque une enseigne forte et qui drainerait le flux vers le bas de la rue Général Perrier. Avant, de belles boutiques s'implantaient dans cette zone mais les loyers y sont devenues exorbitants. En fait, on cumule beaucoup de paramètres défavorables. "

La Ville s'est dotée depuis peu de deux compteurs de flux piéton. Actuellement situés rue du Chapitre et rue Régale, ils seront déplacés pour connaître d'autres chiffres ailleurs dans la ville. Les rues moins touchées par ces " paramètres défavorables " sont certainement les rue de l'Aspic et de la Madeleine. " Dans tous les cas, je compte recevoir tous les commerçants du centre-ville afin que nous puissions parler. Qu'ils n'hésitent pas à être force de proposition. Je suis à leur disposition et nous allons travailler main dans la main ", conclut l'élue.

Etiquette

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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