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NÎMES Les Grands jeux romains seront historiquement barbares

Rendez-vous à Nîmes les 3, 4 et 5 mai 2019 pour voir les Rois barbares, spectacle de la 10e édition des Grands jeux romains. La billetterie est ouverte.

Le passage du char de l'empereur Hadrien (Photo Vincent Chambon).

Ah, les Grands jeux romains... toute une histoire, toute l'Histoire ! Entre 20 000 et 30 000 spectateurs dans les arènes pour trois spectacles.

Dans les rues de la cité des Antonin ? Environ 90 000 personnes qui consomment, s'instruisent, s'amusent et assistent aux défilés costumés et cultes impériaux de la plus grande reconstitution historique sur l'Antiquité en Europe.

" Cette manifestation est importante pour Nîmes, entame Frédéric Pastor, adjoint au maire délégué à la tauromachie et aux festivités. Les Grands jeux romains sont pleinement inscrits dans le calendrier des festivités de Nîmes. C'est ambitieux car on parle de romanité et Nîmes est la Rome française. La Ville accompagnera les Grand jeux romains avec un habillage spécial de la cité et des animations que nous dévoilerons plus tardivement. Espérons que la météo soit clémente pour cette 10e édition. "

Et de l'espoir, il en faudra. Mais pour la météo, notez que les dates changent et sont décalées de quelques jours. Le ciel du mois d'avril étant trop instable, on lui préférera en 2019 celui du mois de mai, logique. D'ailleurs, autre nouveauté, le premier des trois spectacles à l'affiche aura lieu le vendredi 3 mai à 18h " pour que les gens puissent venir après le travail. Les deux autres dates, samedi et dimanche, sont prévues à 15h30 ", ajoute le directeur nîmois de Culturespaces, organisateur des GJR, Christophe Beth.

(Photo Vincent Chambon).

Côté tarification, peu d'évolution, en tout, de 5 à 59 euros, pour tous les publics et toutes les bourses. On n'oubliera pas la belle création d'un "pass émotion" (catégorie premium à 59 euros), une sorte de place VIP pour laquelle le spectateur sera en immersion, proche de la loge de l'empereur Hadrien et costumé afin que l'effet soit optimal.

Marius et César...

L'effet, c'est ce qui prime pour ces trois jours de fête. Que le spectacle soit beau est une chose, qu'il marque les esprits en est une autre et depuis près de dix ans maintenant, les 500 reconstituteurs sont rompus à l'exercice. Même s'ils ne répètent ensemble qu'une petite fois, et encore pas tous, le miracle opère chaque année. " Le spectacle retracera des batailles qui se sont déroulées à Orange et Aix-en-Provence. Nous évoquerons trois rois barbares qui, à la fin de IIe siècle avant JC, en 113 et 101, sont venus du Danemark pour affronter le général Marius (NDLR , dont le nom est resté familier dans la région). Ce personnage a inspiré César et toute cette histoire s'est passée dans la région ", poursuit Christophe Beth.

Le défilé des troupes (Photo Vincent Chambon).

Des rois barbares affublés de noms tout aussi barbares mais qui mettront une certaine dose d'ambiance aux abords et au sein de l'amphithéâtre romain le mieux conservé de France. Une histoire, des faits historiques mais aussi quelques divertissement d'époque comme les combats de gladiateurs par exemple. " Comme chaque année, on parle de reconstitution et non de fiction. Tout s'est vraiment passé et le teaser (NDLR à découvrir à la fin de l'article) relate bien les émotions des Romains. Pour eux, ces rois barbares sont une catastrophe. La bataille d'Orange, en 105 avJC met les troupes à mal. Marius est obligé de venir d'Afrique du Nord en galère pour stopper ces rois qui sèment la terreur en 102 non loin d'Aix-en-Provence. Je pense que les spectateurs ressentiront un effet "waouh" pour les décors car il y aura encore des nouveautés ! ", rappelle quant à lui Éric Teyssier, caution historique du show, reconstituteur et personnage central dans cette histoire décennale.

Du spectacle pendant trois jours

Rendons à César ce qui lui appartient en évoquant la force des GJR. Oui, la force. Avoir 500 reconstituteurs, " reconstitueurs pour l'occasion " comme aime à le dire Christophe Beth, est une force, une chance. Une trentaine de troupes viendra à Nîmes de la France entière et des quatre coins de l'Europe. Il n'y a pas de professionnels mais ces passionnés sont tellement impliqués dans le show qu'ils prennent sur leur temps libre pour assurer le spectacle et faire rêver petits et grands.

" L'interactivité est une forces des GJR. Ça donne plus de vie à l'histoire, surtout quand le public agite les serviettes colorées qu'on donne aux spectateurs de chaque quartier de la ville. Cette dixième édition sera un bon cru si les dieux sont avec nous ", ajoute l'historien, professeur, auteur à succès et acteurs à ses heures pas si perdues, Éric Teyssier.

Christophe Beth, Frédéric Pastor et Éric Teyssier (Photo Anthony Maurin).

La course de chars reprend la place du palio (course de chevaux), quelques autres tableaux évoluent mais le gros de la nouvelle histoire s'échelonne sur cinq tableaux, gigantesques et homériques. Les fondamentaux seront présents et des nouveautés viendront donc agrémenter et pimenter les deux bonnes heures de la triple représentation. Quoi qu'il en soit, la base reste la même, les GJR nous replongent dans le temps. Ils sont donnés à Nîmes, pardon Nemausus, pour la venue en 122 de notre ère de l'empereur Hadrien. Ce-dernier a forcément offert des jeux aux Nîmois de l'époque et quoi de plus réel que des batailles auxquelles ils ont participé ?

Au rayon des spécificités des GRJ : la musique originale. C'est un souhait et cela est on ne peut plus rare avec une telle mise en scène. La bande son est créée par les oreilles antique de l'ange Fabien Faizant. Dans les prochaines semaines seront dévoilées les animations qui permettront à toute la ville de se mettre à la page de Rome, des barbares et de cette lutte sans merci qui se termine toujours avec la victoire des Romains. Évidemment.

Billets en vente sur www.arenes-nimes.com, sur www.adamconcerts.com et dans les billetteries spectacles (Fnac, Carrefour, Cultura…). Réservations pour les groupes : raissa@adamconcerts.com - 04.91.60.99.44.

Etiquette

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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