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GILETS JAUNES Préfet du Gard : « Si les choses se passent mal, on s’adaptera »

Malgré un dispositif renforcé, Didier Lauga espère que la grande manifestation des Gilets jaunes, ce samedi, se passera dans le calme.

Didier Lauga a reçu l'ensemble de la presse dans son bureau (photo Corentin Corger)

Au pied levé, Didier Lauga, préfet du Gard, a convoqué les journalistes locaux pour évoquer la manifestation de grande ampleur des Gilets jaunes, prévue ce samedi à Nîmes. 

Évidemment, le représentant de l'État dans le Gard n'a pas dévoilé le dispositif mis en place pour le rassemblement de demain. Mais il a fait part de ses difficultés à l'anticiper et de ses inquiétudes quant à la proportion qu'il prendra. "Je suis à la place de Madame Soleil. On ne se base que sur des suppositions car la manifestation n'est pas déclarée et nous n'avons pas d'interlocuteurs", précise tout d'abord le préfet.

Ce rassemblement s'annonce de grande ampleur régionale car, ces derniers jours, sur les réseaux sociaux les appels à se retrouver à Nîmes se sont multipliés. Ainsi des Gilets jaunes des départements voisins (Lozère, Drôme, Ardèche, Hérault, Bouches-du-Rhône...) sont attendus dans la capitale gardoise. Plus précisément vers 9h30, sur le parvis du stade des Costières. Le préfet craint que les exactions qui se sont produites sur des bâtiments publics, à Narbonne, Carcassonne, Avignon, ou encore Montpellier la semaine dernière, interviennent à Nîmes.

"Cela peut se passer partout. Il n'y a pas un tropisme nîmois "peace and love". Je suis convaincu qu'il y aura des violences", anticipe Didier Lauga. Ce dernier a pris les devants en demandant des renforts supplémentaires humains et matériels : "Ce sera le dispositif le plus important depuis le 17 novembre". Mais aussi en prenant des arrêtés préfectoraux comme l'interdiction de rassemblement sur certains axes routiers et le report de la rencontre de Ligue 1 entre Nîmes et Angers. "Je n'ai pas demandé de fermer les commerces", rétablit le préfet. Des fouilles ne sont pas non plus prévues en amont du lieu de la manifestation : "Si on voit des gens avec des masques, on leur laissera le bénéfice du doute", ajoute t-il.

Pas non plus de sécurité renforcée sur des bâtiments ciblés même si on peut imaginer que la préfecture sera étroitement surveillée. Dans son allocution, le préfet, serein, a insisté à plusieurs reprises : "Je souhaite que tout se passe bien." Mais il a prévenu : "Si les choses se passent mal, on s'adaptera. Nous serons en mesure de les recevoir mais on ne va pas sortir les lance-flammes ou de nouvelles armes", conclut-il avec une pointe d'humour. Si les forces de l'ordre n'avaient à faire usage d'aucune arme, ce serait encore le mieux.

Corentin Corger

Pour rappel, dans le Gard, dans le cadre du mouvement des Gilets jaunes, la gendarmerie a procédé jusqu'ici à 35 interpellations et 24 pour la police. 

Voici un extrait vidéo de l'intervention de Didier Lauga, préfet du Gard : 

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