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NÎMES Quartier Richelieu : un lieu riche à restaurer car devenu pauvre à montrer

Cinq ans : la durée du programme. Démarré l'an passé, il se poursuivra donc jusqu'en 2023 et concernera 2 640 logements et 4 124 habitants pour une aide d'approximativement 5,2 millions d’euros (dont quatre millions pour l’aide à l’habitat et 1,2 pour l’aide à la protection contre les inondations).

L'opération programmée de l’habitat et de renouvellement urbain Richelieu (OPAH-RU) est lancée par la Ville sur le quartier du même nom. Les propriétaires de logements vont dès à présent pouvoir rénover leurs biens et les protéger des inondations grâce à d'importantes aides.

(Photo Anthony Maurin).

Ce dispositif permet l’attribution de subventions pour inciter les propriétaires à réaliser des travaux (économies d’énergie, maintien à domicile, réhabilitation lourde, ravalement de façades, réhabilitation des parties communes). Outre la requalification de l’habitat, il intègre aussi, et c’est une innovation dans ce type de dispositif, un volet de réduction de la vulnérabilité inondations. En effet, les modalités d’accompagnement de Nim’Alabri s’appliquent sur ce secteur et peuvent être renforcées.

Pour Jean-Paul Fournier, maire de Nîmes, " Richelieu est un quartier historique du centre-ville et l'OPAH-RU est une véritable opportunité pour le secteur, comme cela fut le cas quand j'étais adjoint à l'urbanisme avec l'Îlot Littré il y a 30 ans. " Depuis ? Montcalm, La Placette, Nord-Gambetta y sont passés.

Au micro le préfet, Didier Lauga, à ses côtés, Jean-Paul Fournier (Photo Anthony Maurin).

Pour Richelieu, 2 640 logements sont concernés par ce programme qui vise à réhabiliter l’habitat dégradé et lutter contre les logements insalubres, à valoriser le potentiel de ce quartier en renforçant son attractivité et sa mixité sociale et à réduire la vulnérabilité au risque inondation. Logique, nous sommes à Nîmes dans un quartier populaire, excentré et en pleine mutation. C'est unique en France car l'Agence nationale de l'habitat met la main à la poche !

" C'est un quartier populaire qui a fait partie des plus touchés lors des inondations de 1988 et l'objectif de mettre en sécurité les Nîmois face aux inondations n'est pas encore atteint. C'est un axe primordial pour améliorer la qualité de vie. Rome ne s'est pas faite en un jour mais Richelieu et ses habitants méritent le méritent ", poursuit le premier édile.

(Photo Anthony Maurin).

Pour bénéficier de ce dispositif ou pour tout renseignement relatif à ce programme d’aide, rien de plus simple si vous êtes concerné. Rendez-vous au local de la permanence de la Ville au 8 rue Richelieu. Le cabinet Urbanis, mandataire désigné par la ville, pourra vous recevoir le lundi de 10h à 13h et le mercredi de 10h à 13h et de 14h à 17h et vous accompagne dans vos démarches. Vous pouvez également prendre contact et poser vos questions par mail richelieu@urbanis.fr ou par téléphone : 06.98.28.62.71.

" Les OPAH fonctionnement s'il y a de l'animation autour. Je veux insister sur l'importance de cette action pour ce quartier. L'allusion à Rome est tout à fait adaptée. Il faut faire changer l'image du quartier et de ses logements. 30 ans après les inondations, je trouve que jumeler les deux objectifs que sont la lutte et le renouvellement est une très bonne chose ", conclut le préfet du Gard, Didier Lauga.

(Photo Anthony Maurin).

" Quartier le plus touché par les inondations meurtrières de 1988, Richelieu a besoin d’aides importantes pour s’adapter au risque inondation. Ce programme va permettre de revaloriser l’environnement urbain, requalifier les axes prioritaires et espaces publics, en introduisant le végétal et en organisant le partage de la voirie ", explique Jean-Marie Filippi, conseiller municipal, délégué à la protection contre les inondations. Pour bénéficier d’un diagnostic gratuit de votre habitat et pour tout renseignement relatif à ce programme d’aide, allez jeter un oeil sur le local que vient d'aménager la Ville, au 8 rue Richelieu.

Etiquette

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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