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FAIT DU JOUR L’Immortelle, des cosmétiques et savons naturels made in Bagnols

Lucie Chambre (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

C’est du propre ! Lucie Chambre, la trentaine, s’apprête à lancer son entreprise de fabrication et de commercialisation de cosmétiques et savons naturels bagnolais.

Cette Orangeoise de naissance était jusqu’au mois de septembre dernier assistante vétérinaire à Avignon, mais elle rêvait d’autre chose : « ce projet, je l’ai depuis plus de dix ans, affirme-t-elle. La barre de la trentaine m’a boostée. »

Alors il y a un an, Lucie Chambre franchit le pas, et lance les démarches pour créer son entreprise, qu’elle baptise l’Immortelle Cosm’Ethique — tout un programme. Aidée par BGE Vaucluse et Initiative Gard, elle choisit d’implanter son entreprise à Bagnols, sur l’avenue de l’Europe. Un choix à la fois sentimental, qui lui permet de se rapprocher de son compagnon, mais surtout économique : « j’ai ciblé les villes où il y avait du passage de touristes l’été, avec un faible loyer et un local bien placé », énumère-t-elle, avant de préciser qu’elle avait envie de s’implanter dans la capitale du Gard rhodanien.

Dans son local, dont elle finalise en ce mardi de février le réaménagement, le jeune femme va tout faire. Les lieux seront partagés entre l’espace de vente et l’atelier de fabrication. « Je vais travailler toute seule, la fabrication, la commercialisation, le site internet », explique-t-elle. Son projet ? « Fabriquer des cosmétiques et des savons naturels faits à partir de matières premières au maximum locales et bio, tout en limitant les déchets. » Pour respecter ce credo, Lucie Chambre va faire appel à un producteur de plantes aromatiques qui n’est autre que… son frère, basé non loin de Bagnols, à Entraigues-sur-la-Sorgue, dans le Vaucluse. « Je suis aussi allée voir des distilleries du coin, la plus éloignée est dans la Drôme, et pour les huiles essentielles et les huiles végétales, j’ai un fournisseur gardois », précise-t-elle.

Ouverture début avril

De quoi proposer dans un premier temps une gamme comprenant des baumes des laits corporels ou encore des savons, « des produits simples et utiles, pour revenir à l’essentiel », ajoute Lucie Chambre. Pour les fabriquer, elle compte à la fois sur son expérience et sur les diplômes qu’elle continue de passer : « je fais mes propres cosmétiques depuis l’adolescence, ensuite j’ai fait plusieurs stages dans des savonneries, j’ai une certification en herboristerie et je suis en train de passer un diplôme en aromathérapie », explique-t-elle. Sa production sera encadrée par une réglementation très stricte : « on ne fait pas n’importe quoi, il y a énormément de procédures, les formules sont validées par un évaluateur de sécurité, les numéros de lots sont suivis, il y a une traçabilité du début à la fin », prend-elle le soin de préciser. Bref, ce n’est pas parce que c’est artisanal que ce n’est pas encadré et contrôlé.

À quelques semaines du lancement de son entreprise, la néo-bagnolaise nourrit quelques ambitions. « J’ai envie de développer ce secteur et de proposer des produits naturels, fabriqués sur place, mais abordables, affirme Lucie Chambre. Et je veux faire redécouvrir des plantes aromatiques et leurs bienfaits. » Notamment ceux de l’Helichrysum italicum, l’immortelle, qui donne son nom à l’entreprise. « C’est ma plante de coeur », ajoute-t-elle dans un un sourire. Des plantes qui dicteront la production : « je veux faire redécouvrir la saisonnalité des plantes, il y aura des savons aux plantes distillées sur le moment », poursuit Lucie Chambre, qui compare ses savons à des formages, « ils ont eux aussi besoin de sécher pendant quatre à six semaines. » Des savons et des cosmétiques éco-responsables : « il n’y aura quasiment pas d’emballage, du papier kraft recyclable et du verre, dans un mouvement zéro déchet. »

Lucie Chambre compte vendre sa production dans son magasin, qui sera inauguré le 6 avril et qui ouvrira le 8 avril, sur un site internet encore en construction et sur les marchés du coin l’été et à Noël. Une page Facebook est déjà ouverte ici.

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com

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Thierry Allard

32 ans, féru de politique, de sport et de musique. Jadis entendu en radio, je couvre depuis juin 2014 le Gard rhodanien pour Objectif Gard.

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