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NÎMES La Hongrie au cœur de l’Europe

Georges Károlyi, ambassadeur de Hongrie (Photo Anthony Maurin).

Georges Károlyi, ambassadeur de Hongrie en France était en ville pour donner une conférence.

Les élections européennes approchent, dans un mois les Français seront appelés à élire leurs représentants (Photo Anthony Maurin).

La Maison de l'Europe accueillait une personnalité européenne de premier rang pour une conférence d'actualité. En effet, Georges Károlyi, ambassadeur de Hongrie, venait parler de son pays et de ses défis européens. Avant son propos, Frédéric Bourquin, président de la Maison de l'Europe, plantait le décor. "J'ai une certaine admiration pour la Hongrie et pour le peuple hongrois, notamment pour ce qui s'est passé en 1956 lors du soulèvement populaire. Nous n'avons pas fait grand chose pour eux... Les premiers démantèlements du rideau de fer étaient à la frontière de l'Autriche et de la Hongrie. Pour intégrer l'Union européenne, ce fut un parcours du combattant, douloureux et coûteux en emplois et en restructurations. Nîmes entretient grâce à Nîmes métropole un lien particulier avec un département hongrois, nous effectuons de nombreux échanges autour du développement durable. "

Frédéric Bourquin, président de la Maison de l'Europe présente l'ambassadeur de Hongrie avant sa conférence (Photo Anthony Maurin).

Nîmes n'est peut-être pas la meilleure des villes européennes, la plus accueillante et la plus souriante, mais la cité des Antonin a toujours su voir plus loin que les arches de ses arènes. Faire venir l'ambassadeur de Hongrie a permis aux quelques curieux présents de découvrir un pays et sa position géopolitique au sein de l'Europe. Une conférence donnée par l'ambassadeur " himself " pour une soirée digne d'une confiserie dorée.

" Comme l'a dit le président, ces deux événements passés sont des marqueurs d'appartenance de la Hongrie à l'Europe. Cela ne s'est pas fait sans douleur mais nous pouvons changer la planète. La Hongrie a été le premier des pays membres de l'UE a ratifier la COP21 " poursuit Georges Károlyi, l'ambassadeur.

Avec moins de dix millions d'habitants, ce pays est au cœur de l'Europe et qui de mieux pourrait en vanter les bénéfices qu'un pays " fraîchement " entré ? " L'élargissement aux pays d'Europe centrale était-il précipité ? Une fois le rideau de fer tombé, les pays de l'est devaient forcément intégrer l'Europe mais entre 1990 et 2004, le temps fut long car il fallait assimiler l'acquis communautaire. Quand la France connaissait les 30 glorieuses, la Hongrie a connu les 45 affreuses. La Hongrie regardait les pays d'Europe occidentale avec envie...  Les Hongrois sont déterminés et ont frappé à la porte du monde libre qui s'était refermée derrière eux. "

Georges Károlyi, ambassadeur de Hongrie (Photo Anthony Maurin).

Au Parlement européen, on parle 24 langues officielles. L'Europe, c'est un vaste chantier linguistique, politique et forcément humain. Une telle construction ne se fait pas en dix ans, ni en cinquante visiblement. Se fera-t-elle un jour comme l'ont souhaité les premiers " européens " convaincus ? Le 26 mai ont lieu les élections européennes, les plus éloignés du quotidien concret des Gardois. Un scrutin qui ne passionne pas les foules, qui irrite les uns et qui insupporte les autres. Un désamour probant. Pourtant l'histoire nous rappelle que l'union fait la force.

" Aujourd'hui, quand vous demandez aux Européens si leurs enfants ou petits-enfants vivront mieux qu'eux actuellement, ils répondent non. Cela n'était pas le cas dans les années 1960. C'est un nouveau contexte pour lequel il faut nous adapter. La Hongrie est partie de loin, aucun pays d'Europe centrale ne veut sortir de l'Europe. Nous y sommes trop attachés et 75 % à 80 % des habitants de ses pays l'affirment. C'est bien plus que dans les pays occidentaux... " ajoute l'ambassadeur Georges Károlyi.

Georges Károlyi poursuit son propos avant de laisser la place à une session de questions réponses (Photo Anthony Maurin).

Voilà de quoi susciter quelques jalousies.  " Les 28 ne sont pas un ensemble uniforme, c'est l'union dans la diversité. Nous avons souffert de l'ouverture, c'est pour cela que nous recevons autant de fonds de cohésion aujourd'hui. C'est une opération gagnant/gagnant, c'est un peu comme le Plan Marshall de l'après-guerre. Depuis quelques années notre croissance est de l'ordre de 4 % à 5 % et ces fonds y contribuent à hauteur d'1 %. On tend la main mais on fait aussi des efforts. En dix ans nous avons recréé près d'un million d'emplois et le taux de chômage est en moyenne à 3,5 % " conclut l'ambassadeur.

(Photo Anthony Maurin).

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 37 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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