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VAUVERT Soyons prêts pour le premier concours d’abrivado de la saison !

Tout savoir sur ce rendez-vous du jeudi de l'Ascension qui rassemble 8 000 personnes chaque année.

Photo d'archives  Photo Élodie Boschet/Objectif Gard

La village de Vauvert est nichée en plein pays de traditions et de bouvine. Et c'est là que se déroule Le tout premier concours d’abrivado de la saison.

Les arènes de la ville portent d’ailleurs le nom du fondateur du concours d’abrivado, le Vauverdois Jean Brunel. Chaque année le jeudi de l'Ascension, le concours d'abrivado rassemble dans les rues de Vauvert de 7 000 à 8 000 personnes.

Rendu célèbre par la technicité de son parcours, ce concours met en compétition, pour l'honneur, plusieurs manades. Au cours de leur passage successif, elles sont jugées sur la tenue des gardians, le harnachement, la vitesse, le travail de conduite. Les attrapaïres sont toujours nombreux à tenter de faire échapper les taureaux.

Les passionnés du monde de la bouvine, les touristes et les habitués venus en famille peuvent profiter tout au long de la journée des nombreuses animations traditionnelles mises en place : peña, groupe folklorique, défilé de calèches, présentation des manades, marché du terroir, course du trophée des As, bandido...

Qu’est-ce qu’une abrivado ?

Photo d'archives. (Photo Baptiste Manzinali / Objectif Gard)

Comme il est le premier de la saison, c'est l'occasion de petites précisons sur l'événement. Il faut savoir que le jeu taurin, qui a pris plus tard le nom d'abrivado, avait lieu à l'origine au moment du déplacement des manades. Encadré de gardians, le troupeau de taureaux traversait champs, hameaux et villages. Dans les villages, des attroupements de valets de ferme se formaient sur leur passage pour tenter de perturber la bonne marche du troupeau. Les gardians devaient affronter ceux qui se faisaient fort de démanteler la troupe de cavaliers et de faire échapper au moins un taureau.

Les gardians lançaient alors leur monture et la manade au galop pour leur échapper. D'où l'origine du mot abrivado (du verbe provençal abriva : accélérer, lancer, précipiter). Quant à la bandido (bandi : délivrer, lâcher), elle avait lieu à l'origine lorsque la course était terminée. Avant l'arrivée du "char" (le camion qui transporte les taureaux), c'était le moyen le plus sûr de ramener les taureaux de la course, des arènes vers la manade.

Aujourd'hui, abrivado et bandido sont devenues des spectacles taurins qui gardent toute leur authenticité. Les taureaux qui participent  ne sont pas ceux qui courent ensuite dans l'arène aux côtés des raseteurs. Le plaisir et l'émotion sont toujours au rendez-vous des afeciouna.

Quelques mots d’ici pour ne pas avoir l'air d'un Parisien…

Groupe folklorique (Photo Anthony Maurin).

Afeciouna : amateur de courses de taureaux.

Abrivado : arrivée des taureaux depuis leur lieu de pâturage jusqu’aux arènes encadrés par les gardians. La population essaie de faire échapper les taureaux en rompant la barrière formée par les gardians.

Attrapaïres : nom donné aux gens qui tentent d'attraper les taureaux au cours d'une abrivado pour les faire s'échapper.

Bandido : contraire de l’abrivado. Elle se déroule après la course. Elle permet au taureau de regagner son pâturage.

Char : attelage avec lequel on amenait auparavant les taureaux des prés au village. Maintenant il s'agit d'un camion qui a conservé ce nom.

Gardian : vient du provençal gardo besti qui signifie « garde bestiaux ». On distingue les gardians de métier qui sont salariés et les gardians amateurs qui aident bénévolement le manadier.

Manade : troupeau de taureaux ou de chevaux. L’élevage en manade désigne toujours un élevage extensif en liberté et plein air intégral. Par extension, une manade représente aussi l’ensemble de l’élevage avec son personnel, ses amateurs et ses terres.

Raseteur : nom donné aux hommes habillés en blanc qui se mesurent à un taureau lors des courses camarguaises.

Le programme complet

Concours d'abrivado, photo d'archives Photo Élodie Boschet/Objectif Gard

Toute la journée. Marché du terroir sur les allées Victor-Hugo avec producteurs (fromages, macarons, fougasse d'Aigues-Mortes, charcuterie, épices, viandes…) et artisanat d'art (minéraux, bijoux, vannerie, créatrices de romans...).

10h. Animations avec peña, groupes folkloriques, défilé de calèches…

10h30. Présentation des 5 manades participant au concours : Manade des Montilles, vainqueur du concours d’abrivado 2018, 2ème participation cette année; Manade Briaux vainqueur en 2007, créée en 1999, pâturages à Bouillargues, 6ème participation cette année; manade A. Chapelle, créée en 1960, pâturages au Mas de Pernes et au Domaine de la Pissarotte, 3ème participation cette année; manade Lauze, 1ère participation cette année; manade Martini, vainqueur en 1991, 1998, 1999 et 2000, créée en 1982, pâturages à Gallician, Franquevaux et Beauvoisin, 14ème participation cette année. Présidente du concours 2019 : Nicole Lafisca, manadière.

11h Début du concours. Gardians, chevaux et taureaux traversent la ville sur un parcours sécurisé. Nouveauté cette année pour garantir le spectacle : parmi les 4 taureaux de chaque abrivado, l’un d’entre eux devra avoir 5 ans.

12h30 Remise des prix du concours du 2e souvenir Pierre Aubanel. Rendez-vous aux arènes pour connaître le nom du vainqueur .

16h30. Trophée des as dans les arènes Jean-Brunel.

11e trophée Camargue Médical - 2e journée.Trelus manade Saumade, Ouranos manade Lagarde, Vaujany,  manade Martini, Optimus manade Les Baumelles, Ttriton manade Plo, Galantoun manade Lautier et Tyrion manade Lautier.

Raseteurs invités : Vincent Felix, Amine Chekhade, Youssef Zerkaoui, Iliass Benafitou, Maxime Favier, Geoffrey Robert, Jérémy Aliaga, Jérôme Martin, Zakaria Katif. tarifs : numérotées 17 €, entrée générale 12€. Après la course, bandido des manades du concours

L'info en plus. Programme donné sous réserve de modifications. Pour votre sécurité, soyez prudent lors des abrivado et bandido.

 

Etiquette

Véronique Palomar

Après une longue carrière au service de l'information dans l'hémisphère sud, me voilà de retour dans l'hexagone. Heureuse de mettre, plume, regard neuf et expérience au service d'un journal indépendant et de continuer à informer.

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