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L’ESPÉROU La fête de la transhumance : entre tradition et découverte

Les brebis sont aussi enthousisatses que le public lors de la Fête de la transhumance
Fanny Tamisier, responsable des éleveurs à la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles) et l'éleveur Dimitri Serviere (Photo Corentin Corger)

Le dimanche 16 juin, L'Espérou accueille la 28e édition de la Fête de la transhumance. Dans la petite commune cévenole nichée à plus de 1 200 mètres sur les pentes du Mont Aigoual, ce sont près de 10 000 visiteurs qui viennent observer les troupeaux avant qu'ils ne rejoignent les estives. 

L'arrivée de l'été marque le moment de la transhumance pour les éleveurs. C'est l'heure pour les troupeaux et notamment les brebis de passer de la plaine à la montagne et d'aller brouter l'herbe fraîche des pâturages. Ce moment particulier dans le cycle de l'élevage est fêté pour la 28e fois cette année à l'Espérou. Sur les pentes du Mont Aigoual, ce sont environ 15 000 bêtes qui s'installent et viennent façonner le paysage de ce territoire pendant quatre mois.

"Cette fête est la plus grosse manifestation organisée sur le massif de l'Aigoual avec une fréquentation record pouvant aller jusqu'à 10 000 visiteurs", félicite Thomas Vidal, président de la Communauté de communes Causses Aigoual Cévennes. Comme souvent, les festivités débuteront le vendredi 14 juin avec la venue de 150 enfants des écoles environnantes. Les célébrations durent tout le week-end avec une visite d'estive le samedi après-midi en compagnie des éleveurs (16h30). Outre la découverte des animaux c'est aussi l'opportunité de comprendre en profondeur le rôle de l'élevage dans notre société.

"Les agriculteurs ne font pas que nous nourrir. Ils aménagent les territoires, entretiennent la biodiversité, contribuent à la lutte contre les incendies, dynamisent l'économie locale et emploient de la main d'oeuvre", commente Magali Saumade, présidente de la Chambre d'agriculture du Gard. Place à la grande fête, le dimanche 16 juin avec l'arrivée des troupeaux à l'Espérou vers 10h. Après être resté dans les prairies toute la journée, chacun rejoindra son estive à partir de 16h.

Les brebis sont aussi enthousiastes que le public lors de la Fête de la transhumance

Parmi les éleveurs présents, Dimitri Serviere basé à Nîmes réalise la transhumance à pied accompagné de ses 430 brebis. Au total, 126 kilomètres à parcourir en cinq jours à travers des chemins dédiés appelés des drailles. "Je préfère monter à pied que mettre 4h en camion. Cela permet au troupeau de s'adapter à l'altitude et d'éviter les changements brutaux de température", explique t-il.

L'éleveur porte beaucoup d'intérêt à ce moment de partage : "C'est intéressant de montrer notre travail et que l'élevage subsiste. Il est très important de maintenir ce lien avec les citadins. J'espère que certains enfants auront le déclic et pourquoi pas susciter des vocations. C'est ce qui est arrivé pour moi."

Pour faire vivre la journée, différentes animations sont disponibles sur place : restauration, marché du terroir, démonstrations de tonte de mouton, balade en calèche et à dos d'âne... La petite nouveauté cette année est l'organisation d'une table ronde sur l'avenir de l'élevage pastoral méditerranéen, prévue le dimanche à 14h30, en présence d'élus locaux, éleveurs et les visiteurs intéressés. Un moment sympathique en perspective, où seul le temps pourrait venir gâcher l'ambiance.

Corentin Corger

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