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LE 7H50 de Michaël Guigou : « Perrier écrit en gros sur les fesses, ça m’a marqué ! »

La première recrue de la saison prochaine se souvient des épopées européennes de l'USAM.

Michaël Guigou aura bientôt le maillot de Nîmes sur les épaules (Photo USAM)

Pour cette journée historique de l'USAM dont le dernier match de la saison (20h45 face à Istres) sera l'occasion de fêter le retour en Europe, après 25 ans d'absence, Michaël Guigou évoque ce retour en grâce. Alors enfant, le futur membre de la Green Team se souvient des exploits nîmois. 

Objectif Gard : Vous avez tout gagné dans votre carrière. Qu’est ce qui vous a motivé à signer à l’USAM ?

Michaël Guigou : Les rencontres que j’ai pu effectuer. Celle de David Tebib (le président Usamiste, NDLR) avec qui le contact s’est très bien passé. J’ai senti quelqu’un de motivé, passionné et ambitieux. Les performances de l’USAM ces dernières années aussi. Une équipe pleine d’envie et de talent, en train de faire un championnat extraordinaire. J’ai déjà des connaissances là-bas : Rémi Desbonnet, Rémi Salou et Benjamin Gallego. Et puis Nîmes a une histoire avec des équipes fabuleuses par le passé. Retrouver l’Europe 25 ans après c’est un long et beau chiffre. Ce club est en train de se relever et de donner une très belle image du handball français.

Vous êtes né en 1982 à Apt (Vaucluse). Vous aviez une dizaine d'années à l'époque des années glorieuses de l’USAM. Étiez-vous un supporter des Verts ?

Que personne ne m’en veuille mais j’étais surtout, proximité géographique oblige, supporter de l’OM Vitrolles (rires). J’étais aussi comme tout gamin, supporter de l’équipe de France. Et Nîmes et Marseille se partageaient les joueurs de la sélection. J’étais très fan d’Irfan Smajlagic, l'ailier droit de Nîmes, qui avait un « chabala » et une vision de jeu d’une élégance incroyable. Il faisait partie des idoles qui m’ont inspiré avec forcément Jackson Richardson du côté de Marseille. Je suivais tout ce qu’on pouvait suivre. J’étais supporter de toutes les équipes françaises qui étaient en compétition européenne. En parlant, je me souviens de leur maillot avec sur le short, des traits verticaux verts et Perrier écrit en gros sur les fesses. Cette image m’a marqué.

Avez-vous le souvenir d’un match en particulier de l’USAM en Coupe d’Europe ?

Je me rappelle du terrain et de l’ambiance mais pas forcément du match en lui-même. J’ai quelques flashes dans la tête où je revois les arènes. J’ai dû voir la rencontre. En revanche, je suis sûr d’avoir vu des matches à Pablo-Neruda avec Philippe Médard (le gardien nîmois, NDLR). Après je suis allé y jouer un tournoi inter sports-études avec Marseille. La salle, je la connaissais.

«  Être encore plus concentré et précis... »

 Enfant, vous regardiez les matches de l’USAM en Coupe d’Europe à la télé. Quasiment 30 ans après vous allez les disputer. Le clin d’œil est sympa…

Le fait d’être dans ma bulle, je ne me rendais pas compte que ça faisait 25 ans que le club n’avait pas participé à une Coupe d’Europe. C’est vraiment génial ! Cela se fait d’une manière différente. À l’époque c’était surtout avec des stars. Avec tout le respect que j’ai pour les joueurs d’aujourd’hui. Mais il y avait beaucoup d’internationaux confirmés. Maintenant, c’est plus un mélange de jeunes joueurs qui sont en équipe de France juniors. Un effectif adapté aux moyens que Nîmes possède. Par rapport à cela, ils ont réussi un parfait mélange pour arriver à retrouver l’Europe.

Michaël Guigou sous le maillot de l'équipe de France (Photo via MaxPPP)

Ça doit vous réjouir d’arriver au moment de cette renaissance de Nîmes et de dépoussiérer l’histoire ?

Je vais tout faire pour aider cette équipe. Amener mon expérience, mon vécu par rapport à ces matches de Coupe d’Europe qui sont tout de suite aller-retour. La gestion des moments forts et faibles, un mental et un physique touchés au maximum. Cette équipe est inexpérimentée. Malgré tout Nyateu, Salou et Desbonnet ont déjà une expérience européenne. Mais quand on n’a pas connu ce genre de matches, c’est particulier. Il faut être encore plus concentré et précis. Toujours penser qu’il y a un match retour. C’est une nouvelle expérience et de nouveaux matches tendus qui vont se disputer dans un Parnasse très chaud. Ce sera très sympa de vivre et de partager tout ça avec l’USAM.

Si on se projette quelques minutes avant d’entrer sur le terrain, quels derniers conseils peut-on donner à des coéquipiers novices ?

C’est surtout penser que chaque ballon est encore plus important que d’habitude. Il faut arriver à impacter physiquement et mentalement l’adversaire. Essayer de le toucher, de le faire plier et être toujours concentré par rapport à un match qui parfois ne se passe pas comme prévu. Quand on est en difficulté, il faut savoir rester calme. Il faut avoir une certaine gestion beaucoup plus importante de la prise de risques dans un sens comme dans l’autre. Ce qui est déjà fait sur la plupart des matches couperets. L'USAM montre surtout qu’elle est capable de faire énormément de belles choses sans moi. Donc ça sera aussi à moi de faire ce qu’il faut pour leur apporter mon aide sur le terrain et en dehors.

Que vous faisiez vous le 7 octobre 1994, date du dernier match européen de l’USAM au Parnasse contre les Croates de Zagreb ?

En 1994, j’avais 12 ans, j’étais à Apt. Je faisais aussi du tennis. C’est au moment où je suis parti en sport-études à 14 ans à Marseille que les choses se sont axées principalement sur le handball. À cette époque, c’est marrant, mais la France n’était pas encore championne du monde. C’est dire…

Corentin Corger

Cette interview est à retrouver dans notre supplément gratuit, versions papier et numérique, dédié spécialement au retour de l'USAM en coupe d'Europe. Un numéro distribué à tous les spectateurs ce soir lors du match au Parnasse. Cliquez sur le module suivant pour en savoir-plus !

 

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