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NÎMES EN FERIA Après les Juan Pedro, les Victorino…

Corrida de Victorino Martin pour Octavio Chacon (salut et vuelta), Ruben Pinar (silence et salut) et Pepe Moral (silence et bronca))

Le dernier toro de la corrida de Victorino Martin (Photo Anthony Maurin).

On pourra toujours s'exciter, s'énerver et finalement bouder mais la corrida reste la corrida ! Oui, hier l'aficion a légitimement grondé après la débâcle des Juan Pedro Domecq, des toros d'une noblesse garantie. Aujourd'hui, pour une corrida dite dure et brave, ce sont les pupilles de Victorino Martin qui sont passées à côtés de leur réputation.

Corrida de clôture, corrida d'amertume. Pour la peine et après avoir essayé de mettre des figuras à l'affiche des courses de clôture pour s'assurer un feu d'artifice final, Simon Casas a tenté de mettre trois guerriers pour affronter six toros bravos. Les arènes étaient bien garnies mais nous étions loin d'un no hay bielletes, plus proche d'une grosse moitié, c'est déjà bien.

Octavio Chacon (Photo Anthony Maurin).

Premier en piste, Octavio Chacon. Peu habitué des grandes arènes et des grandes ferias, Chacon a explosé l'an passé et se retrouve dans tous les bons coups pour cette saison décisive. Il n'a pas tous les codes mais possède tous les recours, la belle affaire pour l'aficionado qui aime voir batailler l'homme face à la bête. Pour batailler, il faut un combat et Chacon se bat plutôt bien face à son premier faiblard. À gauche bien plus qu'à droite, il emballe une partie du public avant de se rater à l'épée et de perdre toute illusion quant à l'octroi d'une oreille méritoire.

Octavio Chacon (Photo Anthony Maurin).

Il se rattrapera un peu sans pour autant couper face au quatrième de la course. Peut-être le plus " Victorino " de la tarde avec lequel Octavio Chacon s'entendra bien. Un toro sur le reculoir, qui scanne son adversaire et qui vous dit bien haut, " viens me chercher. " Chacon ne se démonte pas et entre dans son jeu, va sur ses terrains et vole les passes les unes après les autres. Une faena d'une technixité rare, d'un placement parfait et d'une envie de triompher certaine.

Ruben Pinar (Photo Anthony Maurin).

Ruben Pinar a pris son doctorat à Nîmes. Lors de cette corrida, Renaud Ripart, footballeur du Nîmes Olympique était dans les gradins et depuis ce jour le sportif suit la carrière du maestro. En contre-piste pour l'occasion, le Croco aura le privilège de recevoir la montera de l'Espagnol qui lui a offert son toro. Dommage, le bicho n'a rien donné et Ruben Pinar n'a rien pu extirper de lui. Petite surprise, ce toro n'était pas un Victorino mais un de vendredi, un noir de chez El Torero... Oui, le Victorino sortant boitait un tantinet et le palco a préféré le changer plutôt que de tenter le diable. Le Victorino mettra pourtant près d'une dizaine de minutes pour retourner au toril... Rien à faire quand ça veut pas, ça veut pas !

Ruben Pinar (Photo Anthony Maurin).

Le diestro ne fera qu'à peine mieux lors de son second passage. Il s'impliquera plus mais n'ira pas beaucoup plus loin face à un toro à tête chercheuse. C'est le bicho qui choisissait où il fallait le combattre, jamais Pinar n'est parvenu à prendre le pouvoir et à imposer ses choix. Subissant les assauts d'une bête qui espérait toucher sa jambe gauche, Pinar a eu du mal à prendre l'épée et à occire son opposant.

Pepe Moral (Photo Anthony Maurin).

Pepe Moral a été blessé lors de son dernier contrat dans nos arènes. Il s'en rappelle, nous aussi. Il offre d'ailleurs son toro au chirurgien qui l'a opéré et tiré de ce mauvais pas. Aujourd'hui, il était venu pour conjurer le sort, il ne sera pas blessé mais ne sortira pas en triomphe non plus. Très peu investi dans cette corrida, Pepe Moral est tombé sur un troisième toro de chez Victorino assez plaisant mais qui s'est éteint rapidement.

Après la pique du sixième, Pepe Moral a rapidement écourté son duel... (Photo Anthony Maurin).

Dernier de la course, un toro qui devait sortir à Madrid. Au trapio plaisant sans être monstrueux, loin de là, il respectait cependant le type de la maison. Au regard vif, à la belle allure et aux charges longues, ce toro aurait pu permettre une belle faena si la lidia avait été correctement mené par le maestro. En perdition, Pepe Moral fait les mauvais choix, semble avoir vu quelque chose d'effrayant chez le cornu et renonce finalement en rendant les armes. Il prend l'épée, la bronca descend des gradins et au bout de plusieurs envois, il parvient à mettre à mort le dernier toro de la feria.

Une note salée, amère et acide en fin de bouche, la corrida reste la corrida on vous dit, la prochaine sera meilleure !

Ruben Pinar et Renaud Ripart (Photo Anthony Maurin).

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Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 34 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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