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FAIT DU JOUR À Uzès, l’Ombrière sort de terre

La façade de l'Ombrière, qui n'a pas encore son ombrière (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

Le bâtiment ne fait pas encore beaucoup d’ombre, la fameuse ombrière qui lui donne son nom n’étant pas encore posée, mais le centre culturel de la Communauté de communes du pays d’Uzès (CCPU) commence à prendre forme.

Une conférence de presse pour faire le point sur les travaux et une visite de chantier étaient organisées ce vendredi midi, sous une chaleur écrasante qui n’a découragé ni les élus, ni le comédien Patrick Timsit, venu « en voisin » visiter le futur centre culturel. Un centre culturel d’une surface de plancher totale de 1 920 mètres carrés, composé de trois espaces majeurs : un espace d’information et de rencontres de 250 mètres carrés, une salle de spectacles de 420 mètres carrés et une plus petite de 200 mètres carrés. Deux salles qui peuvent, en se combinant, accueillir jusqu’à un peu moins de 1 400 personnes.

« L’Ombrière a fait beaucoup parler d’elle, la voici », lancera le maire d’Uzès et président de la CCPU Jean-Luc Chapon. Une allusion au débat engendré par le projet, jugé disproportionné par certains. Jean-Luc Chapon préfèrera souligner la « collaboration resserrée » de la CCPU avec la Région, le Département et l’État, cofinanceurs du projet. Sur les 5,8 millions d’euros hors taxes que va coûter l’Ombrière, la Région et le Département ont mis 1,2 million d’euros chacune et l’État 1 million. Des partenaires qui ont aussi craché au bassinet pour acheter et équiper l’Estafette qui va faire office de billetterie itinérante et de point d’information de l’Ombrière, pour 75 000 euros. Le prix de « ce trait d’union entre l’Ombrière et les villages pour rendre la culture accessible », rajoutera le président de la CCPU.

Le comédien Patrick Timsit (2e en partant de la G.) était présent ce vendredi à Uzès pour la visite du chantier de l'Ombrière ce vendredi (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

Sur ce point, il sera rejoint par le conseiller régional et vice-président de la CCPU Fabrice Verdier, qui estimera qu’il fallait « que ce lieu soit celui de tous les Uzégeois, qu’il devienne un lieu de vivre-ensemble. » Un lieu fortement financé par la Région, « car il correspond à la volonté du Conseil régional d’amener la culture pour tous, comme ici où même si on avait des dynamiques culturelles, l’équipement structurant n’existait pas. » « Cet équipement, Uzès et la CCPU en avaient bien besoin », renchérira le président du Conseil départemental Denis Bouad. Et pour prouver ce qu’il avance, l’élu uzégeois rappellera que le million sorti par le Département pour l’Ombrière l’avait été dans le cadre des Dossiers d’intérêt départemental, car l’Ombrière valorise le Gard.

C’est là tout l’argumentaire qui a présidé aux destinées du projet : territoire de culture, avec des festivals comme les Nuits musicales ou Uzès Danse, l’Uzège ne disposait pas d’un équipement permettant d’accueillir des spectacles dignement, et donc ne parvenait pas à profiter au maximum de son rayonnement culturel. Ni des congrès et des séminaires, qui préfèrent, faute d’équipement, le Pont du Gard ou Avignon : Jean-Luc Chapon a tenu à le rappeler, l’Ombrière ne sera pas qu’un lieu culturel. L’équipement a donc été conçu avec un maître-mot : la polyvalence.

Un projet « cohérent, ambitieux mais pas prétentieux » pour Patrick Timsit

« C’est un projet particulier par sa technicité, qui demande une polyvalence extrêmement poussée », confirme Sandrine Charvet, architecte et responsable du projet pour le maître d’oeuvre, le cabinet DE-SO. Ainsi, le bâtiment compte « deux salles en un seul et unique volume, qui peuvent être individuelles ou utilisées mutuellement », poursuit Sandrine Charvet. Toujours au rayon modularité, les gradins seront rétractables, seul le balcon de 150 places restant évidemment fixe. Avec les gradins, la jauge culminera à 850 places, contre 1 380 en configuration debout. Tout sera en béton, sauf la scène, qui sera en bois, tout comme une partie des éléments d’acoustique à l’intérieur de la salle.

La salle de spectacles de l'Ombrière en pleine construction (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

À l’Est, une partie sera dédiée aux loges et à la technique, et à l’ouest, côté avenue du Maréchal-Foch, ce sera le parvis et l’entrée, avec un immense hall sous la fameuse ombrière métallique. « C’est ce qui va être vu de la rue et qui va identifier le lieu », ajoute l’architecte. Le parvis pourra accueillir des spectacles en extérieur, ou encore des food-trucks. Malgré la chaleur, le chantier, démarré en septembre dernier, est dans les temps, selon le maître d’oeuvre. Il doit s’achever début 2020.

Un projet qualifié de « cohérent, ambitieux mais pas prétentieux », par Patrick Timsit, au sortir d’une visite du chantier. « Les choses sont bien pensées », notera également le comédien. Reste à voir si Patrick Timsit, qui a des attaches dans le Gard et qui est actuellement en tournage du film de Nicolas Vanier du côté de la vallée de la Cèze, reviendra jouer à l’Ombrière. En tout cas, il a déjà des idées : « ça m’inspire, on pourrait donner un thème sur le social, le côté citoyen et le mélange culturel. » Ça tombe bien : l’appel à projets 2020 est officiellement lancé, et sera ouvert jusqu’au 30 septembre.

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com

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Thierry Allard

31 ans, féru de politique, de sport et de musique. Jadis entendu en radio, je couvre depuis juin 2014 le Gard rhodanien pour Objectif Gard.

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