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GARD L’Olivette du Pays de Nîmes retenue à l’inventaire du patrimoine culturel immatériel de France

Olivette de Nîmes (photo DR)

À l'issue d'un éductour qui nous a conduit dans un moulin et une coopérative, Jacques Gustave, vice-président de la fédération des sites remarquables du goût a annoncé que le dossier pour l'inscription de l'olivette de Nîmes au patrimoine culturel immatériel de la France avait été retenu par le ministère de la Culture. Une excellente nouvelle pour l'attractivité du territoire.  

L'Oulivo, coopérative agricole de Bezouce où nous retrouvons Gérard Polge, un passionné de la transformation des petits frais amers en délices parfumés et nous en livrent les secrets. À notre que la boutique renferme des trésors à des prix plus que raisonnable, une visite s'impose  (photo Véronique Camplan)

Depuis le 25 mai 2012, Les Olivettes du Pays de Nîmes, une association qui rassemble des producteurs, des mouliniers, des confiseurs, des restaurateurs, des hébergeurs, des lieux de visite, divers partenaires privés et associatifs, des collectivités, sont labellisées Site remarquable du goût, et rejoignent les deux autres sites gardois, les Prés et marais de la tour Carbonnière et l'AOP Taureau de Camargue, les terrasses de l’Aigoual et l'AOP Oignons doux des Cévennes. À noter que Département du Gard est le seul à compter trois Site remarquable du goût, un label qui distingue les produits de terroir ancré dans l'histoire patrimoniale des lieux.

Que se cache-t-il derrière l'Olivette du Pays de Nîmes ?

Le Moulin Canteperdrix à Saint Bonnet est l'un des rares à posséder encore une meule de pierre. (photo Véronique Camplan)

Le projet Site Remarquable du Goût Les olivettes du Pays de Nîmes rassemble une diversité d’acteurs : des producteurs, des mouliniers, des confiseurs, des restaurateurs, des hébergeurs, des lieux de visite, divers partenaires privés et associatifs, des collectivités... Si l’échelle territoriale est le Pays Garrigues et Costières de Nîmes, le cœur de site est en tant que paysages associés, le domaine d’Escattes à Courbessac, ville de Nîmes et la Combe des Bourguignons, ville de Marguerittes, en tant que lieu d’accueil du public à la maison de la Garrigue qui héberge aussi les membres de la fédération des sites remarquables du goût dans le Gard.

Cédric de Batz et son épouse, ont lâché leur petit moulin pour celui-ci, grand et moderne attaché à 2 000 arbres cultivés en bio. Ils produisent de l'huile de haute qualité vendue en boutique et à la marque "Le petit Olivier" pour sa gamme cosmétique. Par ailleurs, ils transforment les olives en huile pour les particuliers et les oléiculteurs auxquels ils achètent aussi une partie de leur production pour satisfaire la demande de la marque de cosmétiques

Inscription à l'inventaire du patrimoine immatériel de la France ?

À la Maison de la Garrigues à Maison de la Garrigue, prise de parole de Chrisian Rocca (à gauche), Philippe Pécout, président de Gard Tourisme, et Jacques Gustave porteur de la bonne nouvelle (Photo Véronique Camplan)

Avec une prudence d'usage, Jacques Gustave a détaillé la procédure qui mènera l'Olivette du Pays de Nîmes jusqu'à l'inventaire du patrimoine immatériel de la France. Le petit fruit a déjà fait un joli bout de chemin en voyant son dossier retenu cette année par le ministère de la Culture. En septembre une délégation ministérielle viendra se rendre compte sur le terrain et enquêtera sur les critères obligatoires, qui sont en gros ceux d'être à la fois un produit local de qualité et d'avoir une histoire commune avec sa région.

"A priori, nous n'avons aucun soucis à nous faire, notre territoire était recouvert d'oliviers il y a cent ans, comme se plaît à le préciser Christian Rocca, qui anime les Sites remarquable du goût dans notre département. Le gel de 1959 a mis un coup d'arrêt à la culture, qui depuis connaît à nouveau un bel essor et est remonté à la seconde place de la production française avec des produits de grande qualité. Nous devrions, si tout va bien, avoir confirmation de l'inscription en octobre prochain.

Là, nous pourrons commencer à nous plaire à rêver d'une autre inscription, celle au patrimoine mondial de l'Unesco. D'autant que, cette année le dossier de l'AOP taureau de Camargue a été rejeté par le ministère de la Culture qui "ne veut pas de problème avec les vegan et les animalistes" (sic). Le taureau de Camargue sera représenté l'an prochain. Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis…

Véronique Palomar Camplan

 

 

 

 

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Véronique Palomar

Après une longue carrière au service de l'information dans l'hémisphère sud, me voilà de retour dans l'hexagone. Heureuse de mettre, plume, regard neuf et expérience au service d'un journal indépendant et de continuer à informer.

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