Faits Divers

GARD Luc Tangorre deux fois condamné aux assises pour viols, renvoyé au tribunal pour avoir abusé de trois mineures

Surnommé le violeur des quartiers Sud à Marseille dans les années 80, il est poursuivi pour des agressions sexuelles au Grau-du-Roi.

Luc Tangorre, qui a défrayé la chronique judiciaire dans les années 80 et 90 en étant à deux fois condamnés par une cour d'assises, sera à nouveau devant la justice le jeudi 12 septembre prochain...

Il est renvoyé devant la juridiction pénale gardoise pour trois "agressions sexuelles sur mineur " et "tentative d'agression sexuelle".

Surnommé le violeur du quartier Sud à Marseille, Luc Tangorre avait été condamné à 15 ans de réclusion par la cour d'assises des Bouches-du-Rhône avant d'être plus tard gracié par le président de la République, François Mitterrand. Un comité de soutien prestigieux dont la liste faisait apparaître des grands noms du "monde parisien" qui avaient signé une pétition de soutien en faveur du Marseillais, Lequel a retrouvé la liberté avant la fin de sa sanction en 1988.

Mais à peine relâché, il a été impliqué et à nouveau condamné pour le viols de deux touristes américaines durant la Feria de Pentecôte à Nîmes. Les gendarmes dirigés par le juge d'instruction de Nîmes, Christian Lernould, étaient remontés jusqu'au violeur du quartier Sud... Il a écopé 18 ans de réclusion pour cette deuxième affaire devant les assises du Gard, réfutant avec toujours autant de vigueur sa participation aux faits criminels.

Trois abus sexuels sur des mineurs au Grau-du-Roi

Pendant de longues années, Tangorre n'a plus refait parler de lui jusqu'en 2014 et des agressions sexuelles de trois gamines au Grau-du-Roi, puis dans le Rhône, où il a refait sa vie. Après une longue instruction, le magistrat a refermé le dossier et a renvoyé Luc Tangorre, aujourd'hui âgé de 60 ans, devant le tribunal correctionnel de Nîmes. Mais le mis en cause avait par l'intermédiaire de son avocat, maître Marc Roux, saisi la Chambre de l'instruction de Nîmes pour faire annuler le renvoi devant le tribunal correctionnel. La Cour d'Appel de Nîmes a rejeté l'appel il y a quelques semaines et donc Luc Tangorre est aujourd'hui officiellement renvoyé devant la justice. Son procès devant le tribunal correctionnel de Nîmes a été fixé au 12 septembre.

" Luc Tangorre considère depuis toujours qu'il est au-dessus des lois et lorsque les lois ne lui conviennent pas, il essaie de les modifier", s'est insurgé récemment maître Rémy Nougier, conseil d'une jeune victime. "Dès que l'on aborde le nom de Tangorre il y a une présomption de culpabilité et les règles élémentaires sont bafouées, avait répliqué maître Marc Roux, l'avocat du mis en cause.

 

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Boris De la Cruz

Journaliste, je suis passionné par les faits divers, la justice et la politique. Je collabore à Objectif Gard et à des médias nationaux.

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