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LE TOUR Un passage historique sur le Pont du Gard

Le gardon est en contrebas et devant les coureurs le pont du Gard (photo Franck Chevallier / Objectif Gard)

Ce mardi 23 juillet, les coureurs du Tour de France ont vécu une 16e étape historique. Effectivement, pour la toute première fois, l’épreuve a pu emprunter le pont du Gard.

Un site habituellement interdit à tout type de circulation. Alors pour être certain que tout se passe bien, pour les coureurs, la caravane et les véhicules techniques, des services de l’État et des exports ont dû donner leur feu vert.

Aucun souci donc pour cette journée de fête, sous une température caniculaire. Trois à quatre mille spectateurs étaient attendus des deux côtés du Gardon. Le site étant immense, chacun, a pu trouver de la place pour venir et suivre l’étape.

Le peloton pour la toute première fois sur le Pont-du-Gard (photo F. Rebuffat)

Aujourd’hui, le public s’est retrouvé le long des barrières mises en place pour sécuriser le passage. Pour se protéger de la chaleur, certains se sont installés en retrait, à l’abri dans de grandes grottes, d’autres ont posé leurs chaises de jardin pliables dans la garrigue, à l’ombre… Certains sont même certainement restés dans l’eau fraîche du Gardon.

Toutefois, les spectateurs étaient là, nombreux, au passage de la caravane. Les cadeaux ont eu du succès et les célèbres 2 CV de Cochonou ont été bien applaudies. Pas de cadeaux pour les pompiers, mais eux aussi ont été vraiment portés par les applaudissements et les hourras.

Le peloton s'étire dans la montée et à l'approche du Pont du Gard (photo Franck Chevallier / Objectif Gard)

Après la pause du déjeuner, les amateurs du Tour ont retrouvé leur place le long du grand faux plat juste avant un dernier virage et le pont en lui-même. Une course sur un rythme soutenu avec un groupe d’hommes en tête suivi par un peloton bien groupé et rapide.

La course s’est engouffrée sur la route historique du monument gardois, sous le regard et les encouragements de Denis Bouad, le président du conseil départemental. Denis Bouad qui était arrivé le matin à la gare de Remoulins et qui a ensuite rejoint le pont en empruntant une partie de la course cycliste en vélo, lui aussi. Un vélo à assistance électrique toutefois.

En rive droite du Pont, main sur la barrière, Denis Bouad, le président du département, est prêt à applaudir les cyclistes (photo Franck Chevallier / Objectif Gard)

Demain les coureurs reviennent pour franchir de nouveau le pont magistral, et pour cette seconde journée en partie gardoise, les organisateurs espèrent bien recevoir 15 000 spectateurs. Des animations spécifiques de l’organisateur, Amaury Sport Organisation (ASO), seront mises en place.

Le pont est un monument hors du commun, il s'agit d'un aqueduc, destinait à conduire l'eau d'Uzès à Nîmes. A son sommet, là où passait l'eau, il mesure 48 mètres de hauteur et 275 mètres de longueur. Il a été construit au 1er siècle de notre ère et a fonctionné jusqu'au début du VIe siècle. Il s'agit bien d'un pont pour conduire de l'eau et non pas d'un pont routier. Alors, si les cyclistes du tour de France ont pu l'emprunter hier pour la première fois, c'est en passant sur le pont Pitot. Du nom d'un ingénieur qui au 18e siècle, a accolé un pont routier aux arches de l'étage inférieur du pont romain.

Franck Chevallier

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