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ALÈS Porte Sud : « J’ai tout fait dans la légalité », assure Claude Dhombre

Le complexe commercial devait ouvrir dans les jours prochains. La préfecture en a décidé autrement...

Le promoteur Claude Dhombre. Photo Élodie Boschet/Objectif Gard

Hier, en fin de journée, sur ordre de la préfecture du Gard, des scellés ont été posés aux entrées du centre commercial Porte Sud. Ce matin, sur le site, le promoteur Claude Dhombre assure avoir tout fait dans la légalité.

« Police nationale – scellé – ne pas ouvrir ». Ces petites étiquettes rouges collées sur les portes des commerces ont mis l’activité de Porte Sud à l’arrêt, depuis ce mercredi 24 juillet au soir. La pose de ces scellés fait suite aux trois arrêtés préfectoraux ordonnant la suspension temporaire des travaux et infligeant les sanctions financières suivantes : amende administrative de 15 000€ et astreinte forfaitaire de 1 500€ par jour. Pour rappel, la préfecture considère que l’étude hydraulique fournie par le promoteur ne prend pas en compte les hauteurs d'eau retenues par le PPRI (Plan de prévention contre le risque inondation, Ndlr).

Des scellés ont été posés sur les portes des magasins. Photo Élodie Boschet/Objectif Gard

Présent ce matin sur le site, Claude Dhombre l’affirme : « Il n’y aucun risque d’inondation. Les études réalisées le prouvent ! Il n’y a d’ailleurs jamais eu d’eau, ni en 1958, ni en 2002. » Le promoteur, prêt à ouvrir Porte Sud dans les prochains jours, déclare « avoir tout fait dans la légalité et répondu à toutes les demandes de l’État. » Il rappelle également que derrière ce projet, « c’est 100 emplois qui doivent être créés, 100 personnes qui veulent manger. »

Les commerces se tiennent prêts à ouvrir. Photo Élodie Boschet/Objectif Gard

Et alors qu’il ne manque plus que les dernières finitions, Claude Dhombre assure que ce centre commercial « va être quelque chose de magnifique. J’ai fait quelque chose de beau et, preuve que je me soucie de la sécurité des clients, j’ai fait installer des panneaux béton devant les enseignes pour sécuriser le site en cas d’attaque terroriste. » Pour se sortir de cette situation, la société Foncière de France a déposé un référé. « La justice parlera… Mais moi, j’ai ma conscience tranquille », conclut Claude Dhombre.

Élodie Boschet

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Elodie Boschet

Elodie Boschet, journaliste à Objectif Gard depuis septembre 2013.

7 réactions sur “ALÈS Porte Sud : « J’ai tout fait dans la légalité », assure Claude Dhombre”

  1. Pour faire de l’argent on est prêt à defier l’Etat de droit, à mettre en danger la vie d’autrui, sans que cela ne fasse réagir les élus en responsabilité sur les communes de St Hilaire et d’Ales, tout comme leurs opposants, étrangement silencieux comme ceux de St Hilaire. Pour ce qui est des emplois il ne s’agirait que de déplacements du centre ville ou la rocade vers Porte Sud. À qui fera t’en croire à des embauches réelles? Sans compter la destruction d’emplois lies à la désertification du centre ville qui en découlera.
    Quelle compagnie d’assurance devait couvrir les enseignes alors qu’elles devaient être installées dans une zone inondable classée aléa fort? Quelle serait leur réaction en cas de crue destructice?

    1. Pour Georges5 : comme il l’avoue lui même (lapsus révélateur) le maire de St Hilaire a rétabli surtout ses contre-vérités c’est à dire ses bobards. Il est assez facile de les démonter sur ce dossier et sur quelques autres. Je le ferai à l’occasion. Sur ce dossier Dhombre, il n’est pas net du tout. s’il n’avait pas laissé passer le délai de 2 mois et donc accordé un permis tacite, ce chantier construit en zone inondable ne voyait pas le jour et ce gâchis aurait été évité. Aucun tribunal de France n’oblige a donné un permis de construire en zone inondable aléa fort. Pourquoi l’a t*il fait? Qu’est ce que le promoteur a donné ou promis en échange? Pourquoi ses colistiers le laissent-ils faire n’importe quoi? Pourquoi les oppositions de droite qui pinaillent sur des détails, couvrent-elles ces manœuvres foncières ? Est-ce pour complaire à leur véritable patron Roustan et/ou par idéologie bétonneuse naturellement pro-affairiste?

  2. Vahiné c’est gonflé! Manque pas d’air ce bonhomme. Il s’est moqué des divers arrêtés et a voulu forcer la main à l’Etat avec la bénédiction et le soutien de ses amis politiques locaux. J’espère que ce chantage à l’emploi , en fait au transfert d’emplois, ne va pas faire céder le Préfet. Ce serait la voie ouverte à une dérive sicilienne. Déjà que….

  3. La modélisation hydraulique est un cahier des charges démontrant que quelque soit le niveau des inondations FUTURES, le bâtiment et les parkings sont conçus pour permettre l’écoulement des flux d’eau et ne pas mettre en danger les usagers, le personnel et le voisinage du centre commercial. La Cour d’appel avait jugé en dernier ressort en juin 2017 que la digue actuelle ne suffirait pas, compte tenu des fortes probabilités de niveaux d’inondations futures supérieurs à celles de 1958 et de 2002, et avait donc classé cette zone définitivement inconstructible. Le préfet a accordé malgré tout au constructeur une dérogation spéciale, s’il était en mesure de démontrer que son projet était sans risque pour la sécurité publique. Or la modélisation qu’il a apportée indique un niveau du bâti et des parkings non conformes aux niveaux exigés, d’où la demande du préfet d’arrêter les travaux jusqu’à une nouvelle modélisation garantissant la sécurité publique. Malgré les menaces successives du préfet, le chantier a démarré sans autorisation début 2018 et est aujourd’hui terminé, il faudrait donc le démolir pour reconstruire aux niveaux requis. La solution aurait été de tout poser sur pilotis dès le départ, avec des surcoûts importants pouvant expliquer qu’elle n’ait pas été choisie par le constructeur. Il a donc pris le risque de passer en force en transgressant toutes les obligations qui lui avaient été faites . Le préfet, garant de la sécurité publique ne pouvait pas autoriser l’ouverture d’un centre commercial non conforme aux normes de sécurité. Les enseignes ont pris le risque de déménager sans avoir la certitude de pouvoir exercer leur activité en toute légalité alors que la situation judiciaire du chantier était de notoriété publique. Ce gâchis est le résultat d’un entêtement incompréhensible.

    1. Incompréhensible sauf si on pense être au dessus des lois parce qu’on est fort du soutien en coulisses du baron local.
      Quant aux commerçants qui font maintenant la queue chez le sous-préfet , ils étaient pour la plupart au courant du problème et ils auraient dû attendre avant de s’engager. Pour les rares qui se sont fait enfumer : ils devraient logiquement régler le contentieux avec le promoteur devant les tribunaux.

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